Les soins prescrits en cas de dyspraxie de l’enfant

25 avril 2017
Le traitement de la dyspraxie nécessite une rééducation et parfois une aide psychologique, assurées lors d'une prise en charge prolongée et multidisciplinaire. Deux types de traitements peuvent être proposés.

La rééducation de la dyspraxie

Les résultats du bilan médical chez l'enfant dyspraxique permettent d’élaborer un traitement individualisé. Sa mise en place nécessite une coordination entre les parents et différents intervenants (école, médecin, rééducateurs, psychologue, etc.) Les soins prescrits prennent du temps et peuvent fatiguer l’enfant.

Le plus souvent, la prise en charge est assurée par une équipe expérimentée:

  • soit dans un service hospitalier de rééducation en neurologie infantile;
  • soit par le biais d’un service d’éducation et de soins spécialisés à domicile (SESSAD).

La nature et la fréquence de la rééducation dépendent des troubles observés et de leur importance. Les séances prescrites portent souvent sur plusieurs aspects.

Les exercices se concentrent sur l’articulation entre le corps et les commandes cérébrales, le schéma corporel, la latéralisation, les repères dans l’espace, la motricité globale (mouvements amples, comme ceux mobilisés dans la marche) et fine (gestes minutieux).

Elle traite les troubles de la vision et du regard (travail sur les déplacements des yeux).

Cette rééducation du geste concerne la coordination œil-main et la précision des mouvements. Elle permet aussi l’apprentissage de techniques facilitant l’autonomie, grâce à un matériel adapté.

Il s’agit d’une rééducation de la voix, de la parole et des troubles du langage (écrit ou oral). Les troubles logico-mathématiques sont également abordés.

La prise en charge psychologique liée à la maladie

Certains enfants dyspraxiques peuvent réagir à leur affection en développant une anxiété, un sentiment d’échec et/ou des troubles dépressifs.

Des soins spécifiques sont proposés pour ces pathologies, en complément d’éventuelles rééducations psychologiques ou psychiatriques. Ils visent notamment à remettre l’enfant en confiance par rapport à ses propres capacités, et à le déculpabiliser par rapport à sa maladie.

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Sources
  • Société française de pédiatrie (SFP). Difficultés et troubles des apprentissages chez l'enfant à partir de 5ans. Site internet: Ministère des affaires sociales et de la santé. Paris; 2009 [consulté le 26août2016]
  • Médecine thérapeutique pédiatrie (MTP). Troubles neurovisuels et praxiques: un élément déterminant du pronostic à long terme. Site internet: John Libbey Eurotext. Montrouge (France); 2000 [consulté le 26août2016]
  • MazeauM. Les dyspraxies: points de repère. Archives de pédiatrie. 2016;17(3):314-318
  • Vaivre-DouretL. Le point sur la dyspraxie développementale: symptomatologie et prise en charge. Contraste. 2008;(28-29):321-341.
  • NHS Choices. Dyspraxia in children. Site internet: NHS Choices. Londres; 2016 [consulté le 26août2016]