DMLA humide : traiter les néo-vaisseaux

25 avril 2017
Il n’existe pas de traitement pour la forme sèche ou atrophique de la DMLA. Il n’est possible d’intervenir que sur la forme humide ou exhudative de la DMLA. Il existe, dans ce cas, plusieurs traitements dirigés contre les vaisseaux sanguins qui se développent au centre de la rétine.

Le traitement anti-angiogénique de la DMLA humide (ou exhudative)

Les médicaments anti-angiogéniques, ou "anti-VEGF" (pegaptanib, verteporfine, ranibizumab, anecortave), sont des traitements récents. Leur but est d’empêcher le développement des néo-vaisseaux. Ils stabilisent la maladie, parfois, la font un peu régresser, mais ils ne la guérissent pas définitivement.

L’intervention se fait sous anesthésie locale, obtenue par l'administration d'un collyre. Ces produits sont injectés à l'intérieur même de l'œil grâce à une aiguille très fine (injection dite intra-vitréenne). Pour être efficaces, ils doivent être utilisés à un stade le plus précoce possible. Plusieurs injections sont nécessaires selon un rythme défini par l'ophtalmologiste. La vision du patient doit être ensuite contrôlée chaque mois. Ces injections nécessitent des précautions particulières en raison du risque d’infection de l’œil.

Les alternatives thérapeutiques au traitement anti-angiogénique de la DMLA humide

En cas de contre-indication ou d'intolérance aux médicaments "anti-VEGF", d'autres traitements existent ; ils sont étudiés et proposés au cas par cas.

L’ophtalmologiste réalise une injection intraveineuse d’un colorant : la vertéporfine. Ce produit se fixe essentiellement dans les vaisseaux anormaux de la rétine. Une dizaine de minutes après l'injection, l'œil est soumis à une lumière, dite " froid". En réagissant avec le colorant, elle provoque la formation de caillots sanguins : les néo-vaisseaux sont ainsi obstrués, ils ne peuvent plus proliférer et finissent par régresser. Plusieurs séances sont souvent nécessaires.

C’est le traitement le plus ancien. Il a pour but de détruire les nouveaux vaisseaux sanguins qui se développent au pourtour immédiat de la macula.

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Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Dégénérescence maculaire liée à l’âge : prise en charge thérapeutique par l'ophtalmologiste. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2012 [consulté le 2 avril 2016]
  • Collège des ophtalmologistes universitaires de France. Dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA). Site internet : Campus d'ophtalmologie de l'Université médicale virtuelle francophone. Nantes (France) ; 2013 [consulté le 2 avril 2016]
  • Institut national de la santé et de la recherche médicale. Dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA). Site internet : INSERM. Paris ; 2014 [consulté le 2 avril 2016]