DMLA humide : traiter les néo-vaisseaux

03 juillet 2017
Il n’existe pas de traitement pour la forme sèche ou atrophique de la DMLA. Il n’est possible d’intervenir que sur la forme humide ou exhudative de la DMLA. Il existe, dans ce cas, plusieurs traitements dirigés contre les vaisseaux sanguins qui se développent au centre de la rétine.

Le traitement anti-angiogénique de la DMLA humide (ou exhudative)

Les médicaments anti-angiogéniques, ou "anti-VEGF" (pegaptanib, verteporfine, ranibizumab, anecortave), sont des traitements récents. Le VEGF est un facteur de croissance qui permet la formation des néo-vaisseaux. Les anti VEGFempêchent le développement de ces néo-vaisseaux.
Pour être efficaces, ils doivent être utilisés à un stade le plus précoce possible et le traitement doit être débuté dans un délai inférieur à 10 jours après le diagnostic. Les médicaments "anti-VEGF" stabilisent la maladie, parfois, la font un peu régresser, mais ils ne la guérissent pas définitivement.

Ces produits sont injectés à l'intérieur même de l'œil grâce à une aiguille très fine (injection dite intra-vitréenne). L’intervention se fait sous anesthésie locale, obtenue par l'administration d'un collyre. Ces injections nécessitent des précautions d'asepsie particulières en raison du risque d’infection de l’œil (endophtalmie). D'autres complications très rares sont possibles : cataracte traumatique, décollement de la rétine....

Plusieurs injections sont nécessaires selon un rythme défini par l'ophtalmologiste.

Des contrôles ophtalmologiques rapprochés sont souvent nécessaires en début de traitement puis ils sont programmés en général chaque mois.

Afin de limiter le risque oculaire infectieux, voici quelques conseils :

  • ne vous maquillez pas les yeux et le visage le jour de l’injection ;
  • avant chaque de collyre, lavez-vous les mains ou désinfectez-les avec un produit hydro-alcoolique.

Après chaque injection intravitréenne, contactez en urgence l'ophtalmologiste si vous ressentez des symptômes anormaux pouvant faire craindre une endophtalmie :

  • douleur de l'œil,
  • inconfort croissant,
  • rougeur croissante,
  • vision trouble ou diminuée,
  • ,
  • augmentation des corps flottants.

Une alternative thérapeutique au traitement anti-angiogénique de la DMLA humide : la photothérapie dynamique

En cas de contre-indication ou d'intolérance aux médicaments "anti-VEGF", un traitement par photothérapie dynamique peut être proposé dans certains cas.

L’ophtalmologiste réalise une injection intraveineuse d’un colorant : la vertéporfine. Ce produit se fixe essentiellement dans les vaisseaux anormaux de la rétine. Une dizaine de minutes après l'injection, l'œil est soumis à une lumière, dite " froid". En réagissant avec le colorant, elle provoque la formation de caillots sanguins : les néo-vaisseaux sont ainsi obstrués, ils ne peuvent plus proliférer et finissent par régresser. Plusieurs séances sont souvent nécessaires.

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Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Dégénérescence maculaire liée à l’âge : prise en charge thérapeutique par l'ophtalmologiste. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2012 [consulté le 3 juillet 2017]
  • Collège des ophtalmologistes universitaires de France. Dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA). Site internet : Campus d'ophtalmologie de l'Université médicale virtuelle francophone. Nantes (France) ; 2013 [consulté le 3 juillet 2017]
  • Institut national de la santé et de la recherche médicale. Dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA). Site internet : INSERM. Paris ; 2014 [consulté le 3 juillet 2017]