« Avoir un suivi régulier, pour prévenir des complications »

Laurent, diabétique parisien de type 2 et âgé de 56 ans, a vécu une greffe rénale ainsi que certaines complications liées à son diabète. Il souhaite apporter son témoignage sur l’importance d’avoir un suivi régulier avec son médecin, et mettre en avant la plus-value du service sophia dans la gestion de sa santé.

Dans quel contexte avez-vous découvert votre diabète ?

Mon diabète a été découvert à l’arrivée de l’an 2000. J’étais très souvent fatigué alors j’ai fait des analyses sanguines, et c’est alors que mon diabète a été découvert. Je me souviens, mon médecin m’avait téléphoné en urgence en plein milieu de ma journée de travail. Au début, je n’y ai pas cru et je n’ai pas vraiment réagi. Je crois que j’ai eu du mal à accepter tout de suite la situation. Afin de comprendre l’origine de mon diabète, j’ai réalisé des examens plus poussés dont une échographie du et des reins. Et là, surprise ! On ne voyait pas mon second rein à l’image : en fait, j’étais né avec un seul. En juillet 2006, après des analyses de routine, nous avons constaté que mon taux de était très haut… Le diabète avait abîmé mon unique rein viable. J’ai donc été dirigé vers un diabétologue, et j’ai même intégré un service de néphrologie au sein d’un établissement hospitalier. Enfin, en 2012, je suis passé sur liste d’attente pour une greffe du rein, et j’ai été opéré en novembre de la même année.

Quelles ont été les conséquences de cette greffe sur votre diabète et votre quotidien ?

Forcément, la greffe a eu un impact sur ma vie quotidienne et sur la gestion de mon diabète. Le traitement antirejet que je prends modifiait mon taux de glycémie. J’ai dû être mis sous pendant un temps, et physiquement c’était dur. J’ai fait face à plusieurs complications, notamment une insuffisance rénale chronique, des phlébites… À ce moment-là, j’ai eu l’impression que ma vie allait définitivement changer. Je me sentais noyé par tous mes soucis de santé, et j’étais moins attentif à l’équilibre de mon diabète. Certes, je prenais mes médicaments, mais je faisais moins attention à mon alimentation et mon activité physique. En 2014, nouvelle découverte : celle d’une sur le greffon. Après qu'elle ait été retirée, j’ai retrouvé de l’espoir et ça m’a remotivé pour reprendre en main ma santé.

Qu’avez-vous mis en place pour améliorer votre qualité de vie ?

Depuis ma dernière opération, je suis bien plus sérieux : mon taux de HbA1c se maintient entre 7 et 8 %, je mange beaucoup plus sain et équilibré, je prends rigoureusement mon traitement antidiabétique, je surveille ma glycémie et surtout je réalise tous mes examens de suivi, même si cela est contraignant car ça prend du temps, je ne déroge pas à la règle ! Et si j’ai le moindre souci, je ne réfléchis pas, je prends tout de suite rendez-vous avec mon médecin traitant.
Un suivi régulier est primordial ! Pour ce qui est de pratiquer une activité physique, c’est un peu plus compliqué… J’essaie de marcher un peu tous les jours, mais cela me fatigue vite et je suis parfois même obligé de faire une pause et de m’assoir. Néanmoins, je ne considère pas le diabète comme un handicap, il ne doit pas m’empêcher de faire des choses. Mon premier médicament, c’est mon mental.

Que pensez-vous du suivi de votre pathologie ?

Je consulte un diabétologue depuis peu, sinon c’est mon médecin traitant qui réalise depuis toujours le suivi régulier de mon état de santé, et l’évolution de mon diabète. Au départ, cela m’arrivait de râler à cause des nombreux rendez-vous médicaux, et donc des déplacements que je devais effectuer. Toutefois, c’est très important pour l’équilibre de mon diabète, et cela me permet de me sentir beaucoup mieux dans ma peau. Il m’est arrivé parfois d’assister à une consultation à distance depuis chez moi, notamment en période de confinement. Mais je préfère avoir une interaction en présentiel, et aussi pour être ausculté.

Le service sophia vous apporte-il de l’aide dans la gestion de votre diabète ?

Cela fait longtemps que j’ai adhéré au service. Je suis accompagné par téléphone pour faire le point sur ma situation, et les journaux m’apportent pas mal d’information aussi. Il nous aide, nous fait des « rappels » car on peut parfois oublier des choses. Cela nous remet dans la réalité, mais toujours de façon positive ! J’aime beaucoup trouver des idées de recettes et consulter les autres témoignages ; je trouve que ce sont des beaux exemples de réussites qui montrent que « quand on veut on peut ». Ça donne de la motivation ! La communication sur le diabète est très importante, car il y a souvent des nouveautés, des évolutions et on peut vite se perdre dans ce flot d'informations.

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