Slow Diabète : une communauté aidante autour du diabète

18 novembre 2021
Au printemps 2020, lors du premier confinement, la Fédération Française des Diabétiques lançait le Slow Diabète, un programme d’activités en ligne pour accompagner les patients diabétiques. Un an et demi plus tard, il se poursuit. Cynthia, adhérente de la première heure, nous en parle.

Comment avez-vous connu le Slow Diabète ?

J’ai appris que j’étais diabétique fin 2019. Ce n’était pas vraiment une surprise car c’était un des effets secondaires possibles des médicaments que je prenais pour une autre pathologie. Je savais à quoi m’attendre en termes de conséquences et de risques à long terme, mais je connaissais peu de choses sur les nouveaux traitements et sur l’impact de la maladie sur le quotidien. Je cherchais régulièrement des idées de recettes sur Internet et j’en trouvais souvent sur le site de la Fédération Française des Diabétiques. C’est comme cela que j’ai découvert le Slow Diabète.

Qu’est-ce qui vous a attiré ?

Le côté entraide, la possibilité de discuter avec des personnes atteintes de diabète depuis plus longtemps que moi m’ont intéressée avant tout. En discutant sur le groupe Facebook du Slow Diabète, certains adhérents m’ont rassurée sur les craintes que j’avais concernant l’alimentation.

Vous participez donc au groupe Facebook ? À d’autres activités aussi ?

Je vais sur le groupe Facebook presque tous les jours. Au début, c’était pour poser des questions ou voir les questions que se posaient les autres. Maintenant, c’est aussi pour y répondre car je connais mieux le diabète et j’ai envie d’aider à mon tour.

En complément du groupe Facebook, des « programmes Slow Diabète » sont régulièrement proposés avec, à chaque fois, une thématique différente : « spécial fêtes », « les 5 sens »,... Pendant ces moments, des diabétologues, des spécialistes de la nutrition, du sport adapté, des psychologues, des membres de la vie associative animent des visioconférences où chacun peut poser ses questions ou participer à des activités. J’ai ainsi pu profiter de cours de yoga, de sessions de cuisine en ligne, d’informations pour comprendre comment gérer les fêtes de fin d’année, comment fractionner ses doses d’insuline quand un repas va durer très longtemps, ou encore comment distinguer en été une déshydratation d’une . Ce n’est pas réellement une prise en charge mais cette approche globale permet d’aider à mieux gérer la maladie.

Conseilleriez-vous ce programme à d'autres personnes diabétiques ?

Oui, car ce n’est pas évident de rester motivée. Même des diabétiques anciens, très informés, peuvent trouver du réconfort sur le groupe Facebook. Il y a aussi des parents d’enfants diabétiques, et des personnes francophones du monde entier : Suisses, Canadiennes, Africaines,… De plus, chaque programme du Slow Diabète permet de se recentrer sur soi, il crée une sorte de bulle où on oublie le stress du quotidien, on se fait du bien pour que notre pathologie soit moins pesante.

Un des avantages est que les activités proposées sont diverses et peuvent convenir à un grand nombre. Il ne faut pas hésiter, tout le monde peut adhérer et c’est gratuit. Il suffit de s’inscrire sur le site de la Fédération (cf. ci-dessous) et on reçoit un mail à chaque nouvelle session avec le programme, les liens vers les vidéos en direct (toutes les vidéos et ressources restent disponibles ensuite). On peut même recevoir des petits cadeaux comme une carte de graines à planter ou un livret de recettes !