Le traitement du diabète de type 1 de l’enfant et l’adolescent

09 mars 2020
Le traitement du diabète de type 1 a pour objectif de contrôler la glycémie et repose sur des injections d'insuline. Il est mis en place par un diabétologue, en coordination avec le médecin traitant ou le pédiatre, qui en assurent également le suivi.

Un traitement par insuline pour l'enfant diabétique

Le traitement du diabète de type 1 a pour objectif de contrôler la glycémie. Il repose sur l’apport d’, qui n’est plus fabriquée par le en quantité suffisante. L’enfant ou l’adolescent doit le suivre quotidiennement et toute sa vie, sans interruption.

Le choix du type d’insuline (insulinothérapie) dépend de l’objectif défini avec le médecin de l'enfant pour le contrôle de la glycémie. Cet objectif est individuel et il est fonction de chaque situation personnelle. Il peut être modifié au cours de l'évolution du diabète.

Différentes insulines existent en fonction de leur durée et de leur rapidité d’action :

  • les insulines rapides ;
  • les analogues lents ;
  • les insulines retard ;
  • les mélanges d’insulines.

Il existe 2 types de traitement par insuline :

  • L'insulinothérapie conventionnelle. Elle consiste en 2 à 3 injections sous-cutanées d’insuline rapide, et 1 à 2 injections d’insuline lente ou intermédiaire par jour.
  • L'insulinothérapie fonctionnelle, où l'on tente d'imiter la sécrétion pancréatique normale de l'. Elle s’effectue en 4 ou 5 injections sous-cutanées par jour, ou en la pose d'une pompe à .

La dose d' à injecter est ajustée et adaptée :

  • au poids de l’enfant, pour le calcul de la dose initiale ;
  • aux résultats de la glycémie, variables dans la journée ;
  • aux repas ;
  • à l’activité physique réalisée ou prévisible.

Diabète de type 1 : les différents types d’injection par insuline

Pour traiter le diabète de type 1 de l'enfant, les injections d' sont faites sous la peau et nécessitent l’utilisation d’aiguilles stériles à usage unique. L’épaisseur de la peau des enfants étant plus fine, la taille des aiguilles est adaptée.

L’insuline doit être conservée au réfrigérateur (dans le bac à légumes ou le haut de la porte). Lorsqu’elle est en cours d’utilisation, elle est placée en dehors du réfrigérateur, à l’abri de la chaleur (pas plus de 25 °C) et du soleil.

Il existe différents dispositifs pour procéder à l’administration sous-cutanée de l’insuline. Tous sont conçus pour une utilisation personnelle.

Le stylo injecteur d' offre une utilisation pratique et facile. Deux types de stylos injecteurs sont disponibles :

  • les stylos rechargeables, destinés à recevoir de l’insuline sous forme de cartouches ;
  • les stylos jetables, préremplis et prêts à l’emploi.

Pour chacun, il est nécessaire de se reporter au mode d’emploi. Un dysfonctionnement du dispositif rechargeable (au niveau du piston ou du porte-cartouche, par exemple) peut être à l’origine d’une administration de doses incorrectes d’insuline. Il est nécessaire d’en parler avec le médecin de l'enfant diabétique ou le pharmacien.

Si l'enfant utilise des seringues, l’ à injecter se trouve dans un flacon.

Les seringues à sont graduées en unités d’insuline. Elles contiennent des doses variables, adaptées aux besoins de l'enfant diabétique. La seringue permet l’injection d’une seule ou d’un mélange d’insulines d’action rapide et d’action prolongée.

Une pompe à est un appareil d’une taille plus petite qu’un téléphone portable. Elle est composée :

  • d’un boîtier. L’enfant diabétique le porte sur lui. Il contient un réservoir dans lequel l’insuline est conservée ;
  • d’un petit moteur silencieux (composantes électroniques) extrêmement précis et programmable, qui administre l’insuline ;
  • d’une tubulure en plastique souple dont la longueur est adaptée à l’âge de l’enfant. Elle conduit l’insuline jusqu’à un cathéter souple placé sous la peau. Certaines pompes n’ont plus de tubulure.

Le réservoir et le cathéter sont à changer tous les 2 à 3 jours.

Dans son fonctionnement, une pompe reproduit ce que l’organisme fait naturellement. Elle délivre :

  • de petites doses d’insuline tout au long de la journée, selon un débit de base ;
  • des doses supplémentaires au moment des repas, pour prendre en charge les glucides ().

La pompe à contient de l' rapide (à action immédiate) ; l’enfant diabétique ou ses parents déterminent les doses à délivrer, selon divers paramètres.

Un apprentissage de l'utilisation de la pompe est indispensable. Les enfants, à partir de 7 ou 8 ans, sont généralement capables d’en maîtriser les aspects techniques. Cependant, ils ont souvent besoin d'être aidés par des adultes pour calculer leurs besoins en .

Que faire des aiguilles usagées lors du traitement par ?

Les aiguilles sont des « déchets d'activités de soins à risques infectieux » (Dasri) et ne doivent pas être mélangées aux déchets ménagers. Une « boîte jaune » (collecteur) délivrée gratuitement avec une prescription en pharmacie permet de les stocker. Il est recommandé de ne pas la conserver trop longtemps et de l’échanger avant qu’elle ne soit pleine. Pour savoir où la rapporter, vous pouvez vous adresser à votre pharmacien ou à votre laboratoire d’analyses médicales.

Plus d’informations sur la page Comment gérer mes déchets d’activités de soins à risques infectieux (Dasri) ? du site federationdesdiabetiques.org.

Des séances d’éducation thérapeutique pour l'enfant diabétique et ses parents

Le traitement du diabète de l’enfant est exigeant. Une éducation thérapeutique est proposée à l'enfant et à ses parents dès l'annonce du diagnostic, puis pendant le suivi, notamment en cas de changement de matériel. Elle est réalisée dans des structures adaptées à l’âge de l’enfant et parfois avec l’aide des associations de patients diabétiques.

Le contenu des séances d’éducation thérapeutique porte sur :

  • la compréhension du diabète, tant pour l’enfant que pour ses parents ;
  • le rôle de l’alimentation et de l’activité physique sur la glycémie ;
  • l'apprentissage du traitement, et la réalisation des soins : mesurer la glycémie, faire une injection d’insuline, changer le cathéter d’une pompe à , etc. ;
  • la reconnaissance des complications liées au traitement ;
  • l'adaptation de ce dernier au mode de vie...

L’éducation thérapeutique offre surtout des conseils à appliquer chaque jour, en les adaptant à la vie de famille, aux loisirs de l’enfant, à sa vie scolaire.

L'exonération du ticket modérateur

Le diabète de type 1 est reconnu comme une affection de longue durée (ALD). Les examens et les soins de votre enfant en rapport avec cette pathologie sont pris en charge à 100 % (dans la limite des tarifs de l’Assurance Maladie). Parlez-en à votre médecin traitant.

Enfant diabétique : quels autres traitements ?

Le traitement de l’enfant ou de l’adolescent diabétique s’accompagne de conseils sur son alimentation et son activité physique.

Son médecin traitant ou son pédiatre :

Enfant ou adolescent diabétique : éviter l' hypoglycémie et l'acidocétose

Chaque enfant diabétique suit son propre traitement, qu’il adapte quotidiennement pour éviter des doses d’insuline inappropriées. En effet, une dose excessive ou insuffisante d' par rapport à ses besoins a des effets néfastes que l’enfant ou l’adolescent diabétique apprend à repérer rapidement.

L' est liée à une dose excessive d' par rapport aux besoins de l'enfant ou de l'adolescent diabétique. Le taux de sucre dans le sang est inférieur à 0,60 g/l. Les symptômes sont variables d'un enfant à l’autre.

Les signes d' sont divers :

  • des sueurs, une pâleur au niveau des extrémités et du visage, une sensation de froid ;
  • une nervosité, des tremblements ou des fourmillements ;
  • une accélération de la fréquence cardiaque (tachycardie) ;
  • des nausées et/ou des vomissements, un mal de ventre ;
  • une sensation de malaise, accompagnée d'une grande fatigue ;
  • des troubles de la concentration, des difficultés à parler ;
  • une sensation de dérobement des jambes ou de perte d'équilibre ;
  • des maux de tête, des vertiges ;
  • des troubles de l'humeur, une agitation, un comportement bizarre ;
  • pendant la nuit, un sommeil agité, des cauchemars, un réveil avec des maux de tête.

Dans ce cas, l’enfant ou l’adolescent doit consommer sans attendre du sucre d’action rapide qui peut se présenter sous différentes formes. En cas de répétition de ces épisodes, il est important de consulter son médecin pour éventuellement adapter le traitement.

Il est essentiel que chaque enfant diabétique et son entourage apprennent, avec l'aide des professionnels de santé, à détecter rapidement les réactions de son organisme en cas d'.

L’acidocétose est liée à une dose insuffisante d' par rapport aux besoins de l’enfant ou de l’adolescent diabétique. L’organisme utilise alors les graisses pour fabriquer l'énergie dont il a besoin. Il produit de l'acétone, néfaste pour le corps. Différents symptômes apparaissent progressivement :

Il est nécessaire de consulter au plus vite le médecin traitant ou le pédiatre avant l’apparition de troubles de la conscience plus graves, pour adapter rapidement le traitement insulinique.

  • Collège des enseignants d'endocrinologie, diabète et maladies métaboliques. Diabète sucré de type 1. Site internet : Société française d'endocrinologie. Paris ; 2016 [consulté le 18 juin 2019]
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  • Arrêté du 4 mai 2017 portant inscription du système flash d'autosurveillance du glucose FREESTYLE LIBRE de la société ABBOTT France au titre Ier de la liste des produits et prestations remboursables prévue à l'article L. 165-1 du code de la sécurité sociale. JORF n° 0106 du 5 mai 2017. Texte n° 74.