Le traitement du diabète de type 1 de l’enfant et l’adolescent

Le traitement du diabète de type 1 a pour objectif de contrôler la glycémie et repose sur l'administration d'insuline. Il est mis en place par un diabétologue, en coordination avec le médecin traitant ou le pédiatre, qui en assurent également le suivi.

Un traitement par insuline pour l'enfant diabétique

Le traitement du diabète de type 1 a pour objectif de contrôler la glycémie. Il repose sur l’apport d’, qui n’est plus fabriquée par le en quantité suffisante.

L’enfant ou l’adolescent devra suivre, toute sa vie, un traitement quotidien par insuline.

Le choix du type d’insuline (insulinothérapie) dépend de l’objectif défini avec le médecin de l'enfant pour le contrôle de la glycémie. Cet objectif est individuel et il est fonction de chaque situation personnelle. Il peut être modifié au cours de l'évolution du diabète.

Les insulines sont des biomédicaments et sont classées en fonction de leur durée et de leur rapidité d’action :

  • les analogues d'insuline d'action rapide ;
  • les analogues d'insuline d'action prolongée.

L'insulinothérapie est faite selon le schéma basal-. Elle consiste en l'injection sous-cutanée d’insuline rapide au moment de chaque repas, associée à l'injection d'un analogue de l'insuline d'action prolongée une fois par jour.

La dose d'insuline à injecter est ajustée et adaptée :

  • au poids de l’enfant, pour le calcul de la dose initiale ;
  • aux résultats de la glycémie, variables dans la journée ;
  • aux repas prévus ;
  • à l’activité physique réalisée ou prévisible.

L'insulinothérapie peut être personnalisée : c'est l'insulinothérapie fonctionnelle qui a pour but de reproduire au plus près la sécrétion pancréatique normale de l'insuline et de s'adapter au mode de vie de l'enfant et l'adolescent. Elle s’effectue en 4 ou 5 injections sous-cutanées par jour ou grâce à la pose d'une pompe à insuline. Sa mise en place nécessite un apprentissage et une éducation nutritionnelle.

    Diabète de type 1 : les différents modes d’administration de l'insuline

    Pour traiter le diabète de type 1 de l'enfant et de l'adolescent, les injections d' sont faites sous la peau. L’épaisseur de la peau des enfants étant plus fine, la taille des aiguilles est adaptée.

    L’insuline doit être conservée au réfrigérateur (dans le bac à légumes ou le haut de la porte). Lorsqu’elle est en cours d’utilisation, elle est placée en dehors du réfrigérateur, à l’abri de la chaleur (pas plus de 25 °C) et du soleil.

    Il existe deux dispositifs pour procéder à l’administration sous-cutanée de l’insuline.

    À l'aide d'un stylo injecteur d'insuline

    Le stylo injecteur d'insuline offre une utilisation pratique et facile. Deux types de stylos injecteurs sont disponibles :

    • les stylos rechargeables, munis de cartouches ;
    • les stylos jetables, préremplis et prêts à l’emploi.

    Pour chacun, il est nécessaire de se reporter au mode d’emploi. Un dysfonctionnement du dispositif rechargeable (au niveau du piston ou du porte-cartouche, par exemple) peut être à l’origine d’une administration de doses incorrectes d’insuline. Il est nécessaire d’en parler avec le médecin de l'enfant diabétique ou le pharmacien.

    À l’aide d’une pompe externe à insuline

    Une pompe à insuline est un appareil d’une taille plus petite qu’un téléphone portable. Elle est composée :

    • d’un boîtier. L’enfant ou l'adolescent diabétique le porte sur lui. Il contient un réservoir dans lequel l’insuline est conservée ;
    • d’un petit moteur silencieux (composantes électroniques) extrêmement précis et programmable, qui administre l’insuline ;
    • d’une tubulure en plastique souple dont la longueur est adaptée à l’âge de l’enfant. Elle conduit l’insuline jusqu’à un cathéter souple placé sous la peau. Les pompes patch n’ont plus de tubulure.

    Le réservoir et le cathéter sont à changer tous les 2 à 3 jours.

    Dans son fonctionnement, une pompe reproduit ce que l’organisme fait naturellement. Elle délivre :

    • de petites doses d’insuline tout au long de la journée, selon un débit de base ;
    • des doses supplémentaires au moment des repas, pour prendre en charge les glucides ().

    La pompe à insuline contient de l'insuline rapide (à action immédiate). L’enfant diabétique ou ses parents déterminent les doses à délivrer, selon divers paramètres.

    Un apprentissage de l'utilisation de la pompe est indispensable. Les enfants, à partir de 7 ou 8 ans, sont généralement capables d’en maîtriser les aspects techniques. Cependant, ils ont souvent besoin d'être aidés par des adultes pour calculer leurs besoins en insuline.

     
    Que faire des aiguilles usagées ?

    Les aiguilles sont des « déchets d'activités de soins à risques infectieux » (Dasri) et ne doivent pas être mélangées aux déchets ménagers. Une « boîte jaune » (collecteur) délivrée gratuitement avec une prescription en pharmacie permet de les stocker. Il est recommandé de ne pas la conserver trop longtemps et de l’échanger avant qu’elle ne soit pleine. Pour savoir où la rapporter, vous pouvez vous adresser à votre pharmacien ou à votre laboratoire d’analyses médicales.

    Plus d’informations sur la page Comment gérer mes déchets d’activités de soins à risques infectieux (Dasri) ? du site federationdesdiabetiques.org.

    Des séances d’éducation thérapeutique pour l'enfant diabétique et ses parents

    Le traitement du diabète de l’enfant est exigeant. Une éducation thérapeutique est proposée à l'enfant et à ses parents dès l'annonce du diagnostic, puis pendant le suivi, notamment en cas de changement de matériel. Elle est réalisée dans des structures adaptées à l’âge de l’enfant et parfois avec l’aide des associations de patients diabétiques.

    Le contenu des séances d’éducation thérapeutique porte sur :

    • la compréhension du diabète, tant pour l’enfant (ou ses parents) que pour l'adolescent ;
    • le rôle de l’alimentation et de l’activité physique sur la glycémie ;
    • l'apprentissage du traitement, et la réalisation des soins : mesurer la glycémie, adapter les doses d', faire une injection d’insuline, changer le cathéter d’une pompe à insuline, etc. ;
    • la reconnaissance des complications (, acidocétose) et les mesures adaptées à prendre ;
    • l'adaptation du traitement au mode de vie...

    L’éducation thérapeutique offre surtout des conseils à appliquer chaque jour, en les adaptant à la vie de famille, aux loisirs de l’enfant ou de l'adolescent, à sa vie scolaire.

    L'exonération du ticket modérateur

    Le diabète de type 1 est reconnu comme une affection de longue durée (ALD). Les examens et les soins de votre enfant en rapport avec cette pathologie sont pris en charge à 100 % (dans la limite des tarifs de l’Assurance Maladie). Parlez-en à votre médecin traitant.

    Enfant diabétique : quels autres traitements ?

    Le traitement de l’enfant ou de l’adolescent diabétique s’accompagne de conseils sur son alimentation et son activité physique.

    Son médecin traitant ou son pédiatre :

    Enfant ou adolescent diabétique : éviter l' hypoglycémie et l'acidocétose

    Chaque enfant ou adolescent diabétique suit son propre traitement, qu’il adapte quotidiennement pour éviter des doses d’ inappropriées. En effet, une dose excessive ou insuffisante d'insuline par rapport à ses besoins a des effets néfastes qu'il apprend à repérer rapidement.

    L'hypoglycémie au cours du traitement du diabète de type 1

    L' est liée à une dose excessive d'insuline par rapport aux besoins de l'enfant ou de l'adolescent diabétique.

    Le taux de sucre dans le sang est inférieur à 0,60 g/l.

    Les signes d'hypoglycémie sont divers et variables d'un enfant à l'autre :

    • des sueurs, une pâleur au niveau des extrémités et du visage, une sensation de froid ;
    • une nervosité, des tremblements ou des fourmillements ;
    • une accélération de la fréquence cardiaque (tachycardie) ;
    • des nausées et/ou des vomissements, un mal de ventre ;
    • une sensation de malaise, accompagnée d'une grande fatigue ;
    • des troubles de la concentration, des difficultés à parler ;
    • une sensation de dérobement des jambes ou de perte d'équilibre ;
    • des maux de tête, des vertiges ;
    • des troubles de l'humeur, une agitation, un comportement bizarre ;
    • pendant la nuit, un sommeil agité, des cauchemars, un réveil avec des maux de tête.

    Dans ce cas, l’enfant ou l’adolescent doit consommer sans attendre du sucre d’action rapide qui peut se présenter sous différentes formes. En cas de répétition de ces épisodes, il est important de consulter son médecin pour éventuellement adapter le traitement.

    Il est essentiel que chaque enfant diabétique et son entourage apprennent, avec l'aide des professionnels de santé, à détecter rapidement les réactions de son organisme en cas d'hypoglycémie.

    L'acidocétose au cours du traitement du diabète de type 1

    L’acidocétose survient lorsque l'insuline est administrée à une dose insuffisante par rapport aux besoins de l’enfant ou de l’adolescent diabétique.

    L'organisme a recours à l'utilisation des graisses stockées dans l'organisme pour produire des produits énergétiques appelés corps cétoniques. Cependant, l'accumulation de corps cétonique dans le sang s’avère toxique pour l’organisme : c’est l’acidocétose, qui en l’absence de prise en charge, peut aboutir au coma acidocétosique et mettre la vie en danger.

     Différents symptômes apparaissent progressivement :

    Il est nécessaire de consulter au plus vite le médecin traitant ou le pédiatre avant l’apparition de troubles de la conscience plus graves, pour adapter rapidement le traitement insulinique.

    • Collège des enseignants d'endocrinologie, diabète et maladies métaboliques. Diabète sucré de types 1 et 2 de l'enfant et de l'adulte. ECN 2019. 4è édition Elsevier Masson
    • Collège national des pédiatres universitaires. Diabète de type 1 et de type 2. ECN 2021. 8è édition Elsevier Masson
    • Haute Autorité de santé (HAS). Actes et prestations - Affection de longue durée - Diabète de type 1 et diabète de type 2. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2014 [consulté le 29 mars 2022]
    • Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Diabète de type 1. Site internet : Inserm. Paris ; 2019 [consulté le 29 mars 2022]
    • Arrêté du 4 mai 2017 portant inscription du système flash d'autosurveillance du glucose FREESTYLE LIBRE de la société ABBOTT France au titre Ier de la liste des produits et prestations remboursables prévue à l'article L. 165-1 du code de la sécurité sociale. JORF n° 0106 du 5 mai 2017. Texte n° 74.
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