Le suivi médical du diabète de type 1 chez l’enfant et l’adolescent

16 août 2017
Le suivi médical se traduit par une visite au moins 4 fois par an chez le médecin traitant ou le pédiatre, en lien avec le diabétologue. En fonction des examens prévus et d’éventuelles complications, l’enfant peut être orienté vers des spécialistes : cardiologue, ophtalmologue, néphrologue, etc.

Les objectifs du suivi médical en cas de diabète de type 1

Un suivi médical régulier de l’enfant ou l’adolescent ayant un diabète de type 1 est essentiel. Il comprend :

  • des visites trimestrielles chez le médecin traitant ou le pédiatre, en coordination avec le diabétologue ;
  • des analyses médicales ;
  • d’autres examens si nécessaire.

Cette surveillance vise à :

  • suivre l’évolution de la maladie ;
  • évaluer l’efficacité et la bonne tolérance du traitement ;
  • s’assurer que l’enfant bénéficie d’une prise en charge optimale ;
  • lui apprendre à « gérer » sa maladie au quotidien ;
  • contrôler son développement.
L'exonération du ticket modérateur

Le diabète de type 1 est reconnu comme une affection de longue durée (ALD). Les examens et les soins de votre enfant en rapport avec cette pathologie sont pris en charge à 100 % (dans la limite des tarifs de l’Assurance Maladie). Parlez-en à votre médecin traitant.

Quelques recommandations pour une bonne surveillance

Afin de contribuer au mieux à la surveillance médicale de l’enfant ou de l’adolescent diabétique, les parents peuvent lui apprendre :

  • à mettre en pratique les conseils des professionnels de santé. Et ce, afin de lui assurer un meilleur confort de vie ;
  • à connaître les techniques de surveillance quotidienne et à adapter le traitement selon le résultat des tests glycémiques ;
  • à repérer les premiers signes d’ ou d’acidocétose.

Il est nécessaire d’avertir sans délai le pédiatre ou le médecin traitant devant tout symptôme inhabituel ou nouveau qui vous inquiète.

Par ailleurs, il est important de :

  • ne pas oublier les consultations de suivi et les examens à effectuer périodiquement, même si votre enfant va bien ;
  • demander un soutien psychologique si votre enfant en ressent le besoin ;
  • prendre note des questions que vous vous posez entre 2 consultations ;
  • ne pas hésiter à échanger avec les professionnels de santé, à les interroger sur la maladie de votre enfant ;
  • signaler aussi tout effet indésirable dû au traitement, pour chercher comment l’atténuer ou le prévenir.
Vaccinations et diabète

Afin d'éviter le risque d'infection susceptible de déséquilibrer le diabète de votre enfant, faites-le vacciner contre la grippe saisonnière.

Parlez également du vaccin contre le pneumocoque à son médecin. L'Assurance Maladie prend en charge ces vaccins à 100 %.

La surveillance de la glycémie et de l’hémoglobine glyquée

L'autosurveillance glycémique et le dosage de l’hémoglobine glyquée mesurent l'efficacité du traitement du diabète.

L'autosurveillance glycémique par prélèvement de sang capillaire est pluriquotidienne. Elle consiste à prélever du sang au niveau de la pulpe d'un doigt, puis y à mesurer le taux de sucre (glycémie), à l'aide d'un .

Le médecin, ou le pédiatre, explique aux parents et à l’enfant comment réaliser cette surveillance et à quel moment. Elle est préconisée tous les jours et avant chaque injection ; elle permet d’adapter la dose d' à injecter selon les résultats obtenus.

Les résultats sont consignés sur carnet de surveillance, qui permettra ensuite au médecin de suivre le quotidien glycémique de votre enfant.

Le est-il remboursé ?

Chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans, 2 lecteurs de glycémie sont pris en charge tous les 4 ans. Cela lui permet d’en disposer d’un à la maison et d’un autre à l'école.

Les lecteurs pris en charge sont garantis 4 ans au minimum ; il est important de conserver tous les documents relatifs à cette garantie afin d'obtenir le remplacement de l'appareil par le fabricant, en cas de panne. Une nouvelle prescription par le médecin est alors inutile.

Depuis le 1er juin 2017, un système d’autosurveillance du glucose interstitiel par système flash est autorisé et remboursé à 100 % sous certaines conditions.

Le système, qui se substitue à l’autosurveillance de la glycémie capillaire, se compose :

  • d’un capteur étanche fixé à l’arrière du bras pour mesurer la concentration du glucose dans le liquide interstitiel toutes les minutes pendant 14 jours ;
  • d’un lecteur qui scanne le résultat et donne la dernière mesure de glycémie, la tendance d’évolution ainsi que l’historique sur 8 heures.

La prise en charge de ce système est réservée aux patients répondant aux critères suivants :

  • être âgé de plus de 4 ans et atteint d’un diabète de type 1 ou 2 ;
  • être traité par insulinothérapie intensifiée (par pompe externe ou par au moins 3 injections quotidiennes) ;
  • réaliser une autosurveillance glycémique au moins 3 fois par jour ;
  • avoir reçu une éducation thérapeutique ainsi qu’une formation spécifique à l’utilisation du système flash d’autosurveillance de glucose interstitiel.

La prescription initiale est faite par un diabétologue ou un pédiatre expérimenté en diabétologie. À l’issue d’une période d’essai, une évaluation est effectuée par le médecin prescripteur afin d’envisager ou non la poursuite de ce type de surveillance. Après la période d’essai, le renouvellement de la prescription est assuré par tout médecin.

La surveillance du taux d'hémoglobine glyquée (HbA1c) est un examen sanguin prescrit par le médecin. Il est réalisé dans un laboratoire d’analyses médicales, en général 4 fois par an. Il reflète l'équilibre moyen des glycémies de votre enfant au cours des 3 derniers mois. Il est important que ce taux se maintienne à l’objectif fixé par le médecin pour diminuer le risque d'apparition de complications.

L’enfant ou l’adolescent fait aussi régulièrement des analyses d’urines, à l’aide des bandelettes urinaires. Elles permettent de détecter la présence de glucose (glycosurie) et/ou d’acétone (acétonurie) dans les urines.

Les examens médicaux de suivi du diabète

Le suivi médical de l’enfant ou de l’adolescent repose également sur des examens à effectuer 1 fois par an. Ils permettent la recherche d’éventuelles complications. Ces examens sont :

  • un examen ophtalmologique avec fond d'œil, pour dépister les éventuelles complications oculaires ;
  • un bilan dentaire, car le risque d'infection est plus élevé ;
  • un bilan lipidique, et si besoin cardiovasculaire ;
  • un bilan biologique rénal, pour rechercher les premiers signes d'atteinte rénale.
Les cycles d’éducation thérapeutique

Votre médecin peut proposer à votre enfant de participer à des cycles d’éducation pour compléter et enrichir ses connaissances dans des structures adaptées à son âge.

Des associations de patients diabétiques sont également très impliquées dans l'éducation thérapeutique et la prise en charge.

 

Sources
  • Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Diabète de type 1 (DID). Site internet : Inserm. Paris ; 2014 [consulté le 12 juillet 2017]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Actes et prestations - Affection de longue durée - Diabète de type 1 et de type 2. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2014 [consulté le 12 juillet 2017]
  • Collège des enseignants d'endocrinologie, diabète et maladies métaboliques. Diabète sucré de type 1. Site internet : campus d'endocrinologie de l'Université médicale virtuelle francophone. Nantes (France) ; 2011 [consulté le 12 juillet 2017]
  • Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Systèmes de surveillance de l’équilibre glycémique. Site internet : ANSM. Saint-Denis (France) ; 2017 [consulté le 12 juillet 2017]