Votre médecin traitant

12 mars 2017
Pour un bon suivi de votre diabète, il est essentiel de faire équipe avec votre médecin traitant. Il vous connaît bien et vous accompagne dans les moments difficiles de la maladie. Témoignages du Dr. Roche et du Dr. Till.

Tisser une relation bénéfique et durable

Faire équipe avec son médecin traitant en tissant une relation durable est indispensable pour assurer un bon suivi de son diabète.

Selon le docteur Marie-Claude Roche qui exerce en Auvergne, « il est important de construire une relation de confiance pour former un véritable ‘couple’ médecin-patient ». Ce lien s’établit « en dialoguant en permanence, sans jargon médical, en laissant le temps à la parole de se libérer et en prenant en compte les croyances et habitudes culturelles de chacun ».

La première consultation est capitale. « J’y consacre un bon moment car c’est du temps gagné pour la suite. »

D’autant que les moments de lassitude, de découragement ou d’inquiétude sont des phénomènes courants et fréquents parmi les patients qui ont un diabète.

Un soutien pour les petits « coups de blues » liés au diabète

Le docteur Michel Till, médecin généraliste, relève les points et les moments qui peuvent jouer sur le moral du patient :

  • Lors du passage d’un traitement du diabète par médicament oral à un traitement par piqûres d’insuline. D’où l’importance de l’accompagnement par le diabétologue, le médecin traitant et l’infirmier lors des premières injections, qui savent « déminer » certaines craintes, comme celle de l’aiguille ou certaines idées préconçues et négatives.
  • Quand on prend un traitement et qu’on a une difficulté à équilibrer la glycémie.
  • Pour des raisons insoupçonnées. Parfois, l’attention des proches et des soignants renvoie au patient une image dépréciée de lui-même. « Il n’est pas facile de se voir dans le regard des autres comme un malade, une personne qui ‘doit faire attention’ ».

Des patients acteurs de leur santé

« Quand une vraie coopération s’installe » poursuit Marie-Claude Roche, « je responsabilise mes patients pour qu’ils deviennent acteurs de leur santé : on fixe des objectifs, je les invite à surveiller certains indicateurs comme l’HbA1c. Ensemble, on essaie de savoir ce qui marche ou pas, sans jamais se décourager. »

Deux rappels de Marie-Claude Roche avant une consultation :

  • apportez votre carnet d’autosurveillance ;
  • restez attentif à d’éventuels effets secondaires du traitement.
Les vertus de l’activité physique

Pour le Dr. Till, l’activité physique pratiquée régulièrement, et si possible à plusieurs, participe d’autant mieux à l’équilibre du diabète qu’elle permet également à ses patients de canaliser les « jours sans » et de ne pas rester seuls.

« La marche, le vélo mais aussi l’aquagym ont des vertus anxiolytiques. C’est-à-dire qu’ils contribuent à apaiser les petites angoisses », conseille-t-il.

Des soins coordonnés

La coordination avec les différents professionnels de santé est « nécessaire à la qualité des soins. Nous échangeons par courrier. Pour des patients âgés que je suis à domicile, je mets en place un cahier où chaque professionnel note ses coordonnées et ce qu’il fait avec le patient ».

Marie-Claude Roche constate un grand besoin d’informations pratiques. Par exemple, « manger 5 fruits et légumes par jour. Entre la théorie et la pratique, le fossé est immense ».

C’est là notamment que sophia peut intervenir. « Mes patients en parlent. Ils lisent le journal avec intérêt et les infirmiers-conseillers en santé renforcent notre action et notre discours. sophia ouvre et relance le dialogue » conclut-elle, réaffirmant l’importance d’échanges durables et de confiance entre un patient et son médecin traitant.

Médecin de secteur 1, de secteur 2 : quelle différence ?

Un médecin de secteur 1 pratique les tarifs officiels fixés en accord avec l’Assurance Maladie. Le tarif de consultation en 2016 est de 23 euros.

Un médecin de secteur 2 fixe lui-même ses honoraires. La différence par rapport au tarif officiel n’est pas remboursée par l’Assurance Maladie.