L’infirmier libéral, un partenaire qui vous connaît bien

12 mars 2017
Si vous avez besoin de soins particuliers, l’infirmier libéral peut venir à domicile. En concertation avec votre médecin traitant, il vous aide dans le suivi de votre diabète. Rencontre avec Ève-Marie Cabaret, infirmière libérale dans le Loiret.

Une aide et un soutien précieux

L’infirmière libérale réalise des soins prescrits par le médecin, notamment les prises de sang, le contrôle de la tension artérielle ou les pansements.

En visite, Ève-Marie Cabaret pose souvent cette question :

« Où en êtes-vous avec votre diabète ? Si je viens pour faire la prise de sang du contrôle de l’hémoglobine glyquée (HbA1c), je demande toujours au patient s’il sait combien de fois par an cet examen se réalise. Il est important d’expliquer à quoi il sert et sa périodicité, qui est de 2 fois par an au moins. »

Aux patients atteints d’un diabète et traités par médicament hypoglycémiant (médicaments diminuant le taux de sucre dans le sang), elle peut expliquer comment mesurer eux-mêmes leur glycémie.

À ceux qui prennent de l’insuline, elle peut rappeler comment pratiquer une injection, en relais des recommandations de leur médecin traitant ou de leur diabétologue.

« Quand un patient commence un traitement par insuline », poursuit Ève-Marie Cabaret « je lui apprends à détecter les signes qui peuvent indiquer une ou une hypoglycémie. Je l’aide aussi à utiliser son afin qu’il soit rapidement autonome. »

Coordination et concertation avec le médecin traitant

La coordination entre le médecin traitant et l’infirmier est essentielle.

« Mon rôle est de faire remonter les informations. Lors de l’évolution d’un diabète, les doses d’insuline peuvent ne plus être adaptées. Je peux aussi constater des hypoglycémies liées à un manque de suivi des conseils diététiques. Face à ce genre de problème, j’appelle le médecin traitant. Je me suis aperçue que les effets d’une nourriture trop sucrée sont en général bien compris, et qu’ils sont par conséquent bien contrôlés. En revanche, l’impact d’une alimentation trop riche en graisses ne l’est quasiment jamais » souligne Ève-Marie Cabaret.

Dans la vie quotidienne, une infirmière libérale peut, en lien avec le médecin, rappeler aux patients la nécessité de consulter un diététicien, un ophtalmologue ou d’autres spécialistes.

« Quand mes patients ont été informés du lancement du service sophia, ils m’ont tous demandé ce que j’en pensais », relate Ève-Marie Cabaret. « Je leur ai dit que c’était un relais important pour les aider à suivre les recommandations de leur médecin. Quand la journée mondiale du diabète a lieu, je les invite aussi à s’informer et à rester curieux ! »