« Bouger c’est la santé »

Après plusieurs événements cardio-vasculaires, Thomas, 60 ans, a découvert qu’il était atteint de diabète. Suite à un séjour en maison de convalescence, il a dû adopter un mode de vie actif afin de conserver sa bonne santé. Il nous raconte les différentes étapes par lesquelles il est passé.

Dans quel contexte avez-vous découvert votre diabète ?

Mon diabète a été découvert dans des circonstances particulières ; en mars 2022, j’ai été victime d’un arrêt cardiaque et par la suite, de plusieurs accidents vasculaires cérébraux (AVC) qui m’ont valu de passer sept jours dans le coma.
À mon réveil, après une période d’aphasie où je ne parvenais plus à communiquer, j’ai subi une série d’examens révélant ainsi un diabète. Après un mois d’hospitalisation, je suis allé dans une maison de convalescence afin de me reposer et surtout me remettre d’aplomb et retrouver de la mobilité : après ces évènements cardiovasculaires, ma jambe et mon bras gauche ne fonctionnaient plus aussi bien et j’avais beaucoup de difficultés à me déplacer. Enfin, suite à une opération du cœur pour retirer une tumeur bénigne, je suis retourné dans une maison de repos pour reprendre du rythme, du souffle. En rentrant chez moi pour de bon, il a fallu que je me mette à une activité physique régulière pour entretenir ma santé.

Quelle(s) activité(s) pratiquez-vous ?

Je fais de la marche et des randonnées toutes les semaines avec un groupe d’une vingtaine de personnes, du vélo, et je suis aussi inscrit au club de pétanque ! Je fais partie d’une association de retraite sportive qui me permet de réaliser des activités variées. J’ai tout le temps à l’esprit de bouger, donc même dans la vie quotidienne, j’ai des astuces pour continuer à être actif : je vais faire mes courses à pied, je promène mon chien, j’ai la chance d’avoir un grand espace extérieur alors je jardine, je tonds la pelouse, je cultive mes légumes… j’entretiens aussi la maison et je fais un peu de bricolage comme repeindre mes volets. À cela, bien sûr, j’allie une alimentation saine en consommant principalement les produits de mon jardin. Je m’autorise de temps en temps un petit plaisir comme un biscuit ou un carré de chocolat, en accord avec mon médecin traitant, que je consulte d’ailleurs une fois par mois pour vérifier l’équilibre de mon diabète. C’est le cas grâce à la prise de mon traitement et la pratique d’activités physiques.

Trouvez-vous des bénéfices à pratiquer vos activités physiques en groupe ?

De nature, je suis plutôt quelqu’un d’introverti et de peu bavard. Après les mésaventures médicales que j’avais vécues, j’avais tendance à me renfermer sur moi-même, j’avais peur qu’on se moque de moi à cause de mes problèmes d’élocution, survenus suite aux AVC. Heureusement, ma compagne m’a poussé à adhérer au club de pétanque afin que je puisse discuter et m’ouvrir aux autres. Finalement, j’ai créé des liens, des affinités et je me suis détendu. Grâce à l’association de retraite sportive et aux randonnées que j’effectue tous les mercredis en groupe, j’ai retrouvé un véritable lien social et je sens que je suis avec des personnes qui me comprennent, car elles aussi, parfois, ont un bagage pesant. Il m’arrive également de participer à des parties de bowling ; ce n’est pas l’activité la plus sportive mais tout comme sur le terrain de pétanque, il s’agit ici de faire des rencontres, se mêler aux autres, passer un moment de convivialité, de légèreté. L’activité physique en groupe représente un véritable intérêt humain.

Avez-vous fait face à des difficultés lors de votre reprise sportive ?

J’ai toujours fait du sport depuis que je suis petit, alors ce n’est pas inconnu pour moi. Bien sûr, après mon hospitalisation, je n’avais plus les mêmes capacités physiques, de plus, j’ai pris du poids alors il est vrai qu’au départ je manquais de motivation. Heureusement, ma compagne qui travaillait en tant que comptable au sein de l’association sportive m’a convaincu de m’y inscrire. Elle m’aide à garder une vie active en étant organisée : chaque semaine nous avons un planning établi qui nous permet d’être assidus et de ne pas nous éparpiller. Encore une fois, le soutien d’un proche et/ou d’un groupe de personnes aide à conserver sa motivation sur le long terme et donne l’envie de continuer.

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