Vivre avec une dépression

31 octobre 2018
Si vous souffrez de dépression, ne négligez pas votre suivi médical. Au quotidien, adoptez une bonne hygiène de vie et n’hésitez pas à vous faire aider par votre entourage ou des associations de patients.

Le suivi médical en cas de dépression

Si vous présentez des troubles dépressifs, votre suivi médical sur le long terme est important. En effet, le traitement, mis en place rapidement et de manière efficace ( associée ou non à des antidépresseurs), et le suivi régulier, préviennent les complications de la dépression comme le risque suicidaire, le passage à la chronicité et les récidives.

Voici quelques conseils pour votre suivi :

  • faites-vous expliquer votre maladie et acceptez de vous faire soigner. Le trouble dépressif est une véritable maladie ;
  • ayez une bonne relation avec le professionnel choisi pour la (psychiatre, psychologue) ;
  • acceptez d'être aidé, faites confiance et exprimez ce que vous ressentez. N’hésitez pas à parler de vos idées suicidaires avec votre médecin et votre entourage ;
  • notez vos questions pour préparer votre prochaine consultation ;
  • apprenez à reconnaître l’aggravation des symptômes ;
  • n'oubliez pas vos séances de ;
  • respectez le traitement antidépresseur prescrit et sa durée pour qu'il soit efficace ;
  • apprenez à reconnaître les effets indésirables liés aux différents traitements et signalez-les à votre médecin traitant.

Dépression : que faire au quotidien ?

Si vous êtes déprimé(e), vous pouvez, en plus de votre suivi médical, agir sur votre quotidien pour améliorer votre état psychique :

  • essayez d’avoir une bonne hygiène de vie ;
  • adoptez un rythme de sommeil qui vous assure un bon repos ;
  • pratiquez une activité physique modérée mais régulière (au moins 30 minutes, trois à cinq fois par semaine) ;
  • prenez vos repas à heures régulières ;
  • adoptez un régime alimentaire équilibré en privilégiant les fruits et les légumes frais, les poissons et les huiles végétales ;
  • la souffrance ressentie en cas de dépression peut favoriser la consommation d'alcool ou d'autres substances addictives (médicaments anxiolytiques, tabac...) Sur l'instant, ces substances peuvent vous donner l'impression d'être soulagé, mais elles peuvent en réalité aggraver la dépression. D'autre part, la consommation d'alcool peut interférer avec l'effet des antidépresseurs ;
  • conservez des liens avec votre famille, vos amis, vos collègues de travail, vos co-équipiers sportifs ;
  • poursuivez les activités qui vous plaisent ou vous intéressent...
Conduite automobile et antidépresseurs : soyez vigilant !

La prise d’antidépresseurs entraîne une augmentation significative du risque d’être responsable d’un accident de la route.

Ce risque est accru à certaines étapes clés du traitement, telles que les périodes d’initiation ou de modification du traitement (changement de posologie, de ...).

Soyez particulièrement attentifs aux pictogrammes figurant sur le conditionnement des médicaments présentant un risque potentiel.

Activité professionnelle et dépression

N’hésitez pas à prendre contact avec votre médecin du travail si votre médecin traitant vous a prescrit un arrêt de travail pour votre dépression.

Pour préparer votre retour au travail, des dispositifs existent et des interlocuteurs sont à votre disposition pour vous aider à préparer votre reprise professionnelle :

  • votre médecin traitant peut vous prescrire une reprise progressive dans le cadre d’un temps partiel dit « thérapeutique » de courte durée ;
  • vous pouvez également rencontrer votre médecin du travail avant votre reprise lorsque des difficultés à la réintégration au poste de travail sont prévisibles. Il s'agit de la visite de pré-reprise. Votre médecin traitant peut être à l’initiative de cette rencontre, avec votre accord. Le médecin du travail évalue votre aptitude à reprendre votre poste de travail. Lorsque ce n'est pas possible, il recommande des actions telles que l’aménagement du poste de travail, l’aménagement des horaires, l’affectation sur un autre poste de l'entreprise, une formation professionnelle...

En cas d’arrêt de plus de 30 jours, une visite de reprise auprès du médecin du travail est obligatoire.

Vous êtes déprimé(e) : des structures qui vous accompagnent et vous informent

La dépression dégrade l'estime de soi et pousse davantage à se replier sur soi qu'à aller vers les autres. On se considère comme "indigne" ou "incapable" d'avoir des comportements bénéfiques pour soi et des relations satisfaisantes avec les autres.

Faites-vous aider par votre médecin traitant mais aussi par des intervenants sociaux : assistants sociaux, aides à domicile….

Les associations de patients peuvent vous apporter information et soutien par l’écoute et l’échange d’expériences avec d’autres personnes atteintes de troubles dépressifs.

Sources
  • Haut Conseil de la Santé Publique. Évaluation du programme national d’actions contre le suicide 2011-2014. Site internet : HCSP. Paris ; 2016 [consulté le 23 février 2018]
  • Institut national de la santé et de la recherche médicale. Dépression. Site internet : Inserm. Paris ; 2014 [consulté le 20 février 2018]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Actes et prestations - Affection de longue durée- Affections psychiatriques de longue durée - Troubles dépressifs récurrents ou persistants de l’adulte. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2012 [consulté le 20 février 2018]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Épisode dépressif caractérisé de l'adulte : prise en charge en soins de premier recours - diagnostic. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2017 [consulté le 20 février 2018]
  • Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Consommation d’antidépresseurs et risque d’accident de la route : une vigilance particulière est requise lors de l’initiation ou de la modification du traitement. Site internet : ANSM. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2012 [consulté le 23 février 2018]