Comprendre les coups de soleil

26 juin 2017
Le coup de soleil est une brûlure plus ou moins grave de la peau survenant après une exposition aux rayons UVB du soleil. Il provoque des rougeurs, une douleur avec prurit (démangeaisons) et quelques fois des cloques (phlyctènes). Il guérit en une à deux semaines.

Qu’est-ce qu’un coup de soleil ?

Le coup de soleil est une brûlure de la peau induite par les rayons UVB du soleil.

Au soleil, nous sommes exposés à deux types de rayons UV :

  • les UVB, responsables des coups de soleil ;
  • les UVA, qui n'ont pas d'effet visible immédiat mais qui pénètrent la peau en profondeur.

Les mécanismes d'action du rayonnement solaire

Le bronzage est une réaction de défense à une agression solaire qui n’a pas dépassé un certain seuil. Au-delà survient le coup de soleil qui détruit des milliers de cellules de l’épiderme.

Le rayonnement solaire ultraviolet attaque la peau.

  • Les rayons UVB brûlent la peau. Seuls 10 % d’entre eux atteignent les couches profondes de la peau. Ils produisent le « bronzage retardé » de 48 à 72 heures après l’exposition en provoquant la synthèse du pigment noir de la peau, la mélanine.
  • Les rayons UVA pénètrent les couches profondes de la peau, endommageant les fibres d’élastine et de collagène du . Ils provoquent l’activation de radicaux libres dans les cellules profondes de la peau. Ces radicaux sont toxiques et favorisent l’apparition de cancers de la peau. Les UVA produisent une pigmentation dans les minutes suivant l’exposition au soleil qui est due à l’oxydation de la mélanine déjà présente dans la peau. Il s’agit d’un bronzage de courte durée.
Le rayonnement solaire

Le rayonnement solaire qui atteint la terre est composé de 39 % de rayonnement visible, 56 % d' et 5 % d'ultraviolet.

Le rayonnement ultraviolet (UV) est de courte longueur d'onde donc très pénétrant. Une partie de ce rayonnement est arrêté par l'atmosphère et en particulier par la couche d'ozone. Mais une partie arrive sur la terre.

Les UVA représentent 95 % des rayons UV. Ils brûlent 1 000 fois moins que les rayons UVB mais sont plus difficiles à stopper : ils ne sont arrêtés ni par une vitre, ni par les nuages et pénètrent en profondeur dans le derme ! Ils peuvent provoquer des cancers de la peau et entraîner des lésions oculaires comme la cataracte ou des atteintes graves de la rétine.

Les UVB représentent 5 % des UV. Ils sont arrêtés par le verre et les nuages et brûlent l' .

Les UVC sont les plus nocifs mais sont, en principe, totalement filtrés par la couche d'ozone.

Les symptômes du coup de soleil

Un coup de soleil peut provoquer des brûlures plus ou moins graves.

Le coup de soleil provoque une rougeur de la peau, sans cloques, qui apparaît entre la 6ème et la 24ème heure après l'exposition. Elle est due à une vasodilatation des vaisseaux cutanés superficiels. En appuyant dessus, la rougeur disparaît. Des démangeaisons d'origine nerveuse peuvent être ressenties pendant quelques jours.

Un coup de soleil sans cloques guérit en une semaine. Il disparaît sans laisser de pigmentation (ou une légère pigmentation transitoire), ni de cicatrice. Si la brûlure est plus intense, elle évolue vers une (la peau pèle).

Le coup de soleil entraîne l'apparition de cloques (ou phlyctènes), immédiatement ou dans les heures suivant l'exposition. Les cloques sont remplies d'un liquide transparent et entourées d'une zone de peau rouge. La rougeur est douloureuse et blanchit lorsque vous posez le doigt dessus en appuyant.

La brûlure du deuxième degré superficiel avec cloques cicatrise spontanément en deux semaines sans séquelle. Elle peut laisser des taches sombres, lentes à disparaître.

La brûlure est plus grave et engendre des cloques. Le plancher des cloques est pâle car les vaisseaux sanguins cutanés ont été détruits. La douleur est faible car les terminaisons nerveuses ont été brûlées.

La guérison est plus lente à obtenir (un mois). Des cicatrices peuvent subsister.

Coup de soleil et allergie au soleil : à ne pas confondre

Les allergies au soleil ne sont pas des coups de soleil ! Voici les différentes formes d'allergie au soleil.

Elle est la plus courante des lucites. Elle est provoquée par les UVA et se manifeste par une éruption de petits boutons et de plaques rouges qui démangent.

Cette allergie est plus visible sur le décolleté, le haut du dos, les avant-bras et les jambes. Elle peut diminuer ou, au contraire, s'aggraver d'année en année.

Elles sont impressionnantes : une très faible exposition au soleil suffit à provoquer des réactions de type coup de soleil du fait de la prise d'un médicament ou d'un produit.

Certains parfums, crèmes, déodorants ou médicaments peuvent en être responsables.

L’exposition au soleil : autres conséquences sur la santé

Une forte exposition au soleil peut avoir des conséquences importantes.

Le soleil est avant tout la cause principale :

  • du vieillissement prématuré de la peau avec rides, affaissement de la peau, apparition de taches qui bronzent moins bien ou prennent une couleur plus sombre que la peau naturelle ;
  • des cancers cutanés, essentiellement le mélanome ; la plupart des cancers cutanés sont « photo-induits », c'est-à-dire favorisés par l'exposition solaire.

Les habitudes d'exposition au soleil, en vogue dans les pays occidentaux, provoquent une véritable épidémie de cancers cutanés : le nombre de cas annuels de cancers de la peau a plus que doublé depuis 1980.

Vous êtes un sujet à risque de cancer cutané si :

  • vous bronzez difficilement ;
  • vous avez des taches de rousseur ;
  • vous avez plus de 40 grains de beauté dont certains de plus de 5 mm de diamètre ;
  • vous avez des antécédents de mélanomes dans votre famille ;
  • vous avez eu des coups de soleil à répétition ;
  • vous avez vécu longtemps dans un pays de forte exposition solaire ;
  • votre mode de vie ou votre profession vous expose au soleil.

Si vous êtes un sujet à risque, surveillez votre peau, examinez-la au moins une fois par trimestre (toute la surface y compris les zones peu visibles !).

Consultez votre médecin traitant si vous remarquez une tache suspecte ou si vous repérez un grain de beauté différent des autres ou qui a changé d'aspect.

Ne recourez pas au bronzage artificiel !

Le bronzage artificiel augmente le risque de mélanome (risque accru de 75 % chez les personnes ayant commencé à s'exposer aux UV artificiels avant 30 ans).

Consultez :

Le soleil est également en cause dans :

  • des pathologies cutanées allergiques ou phototoxiques : ou réaction phototoxique ou photoallergique lors de la prise d’un médicament ou l’application d’un produit cutané ;
  • les insolations : liées à une exposition directe de la tête au soleil, elle se manifeste par des maux de tête violents, un état de somnolence, des nausées, éventuellement, une perte de connaissance et/ou une fièvre élevée, parfois accompagnées de brûlures cutanées ;
  • des épisodes de déshydratation surtout chez l’enfant ;
  • certaines pathologies des yeux : ophtalmie (coup de soleil sur la ) surtout en montagne par réverbération du soleil, (inflammation qui touche la partie superficielle du globe oculaire, donc l' et la partie blanche autour de l' ), cataracte, lésions de la rétine ;
  • la réactivation du virus de l'herpès avec apparition d'un herpès labial ou "bouton de fièvre".
Sources
  • Société française de dermatologie. Le soleil et la peau. Site internet : dermato info. Paris ; 2015 [consulté le 26 juin 2017]
  • National health service. Sunburn. Site internet : NHS Choices. Londres ; 2017 [consulté le 26 juin 2017]
  • Institut national du cancer (INCa). Mélanome de la peau. Site internet : INCa. Boulogne Billancourt (France) ; 2016 [consulté le 26 juin 2017]
  • Santé Canada. Les premiers soins à prodiguer en cas de coup de soleil. Site internet : Santé Canada. Ottawa ; 2012 [consulté le 26 juin 2017]
  • Institut national du cancer (INCa). Bronzage artificiel : combattre les idées reçues. Site internet : INCa. Boulogne Billancourt (France) ; 2017 [consulté le 26 juin 2017]