Des médicaments et un vaccin pour éviter la transmission de la coqueluche

28 septembre 2017
Les personnes, en contact direct avec le malade atteint de coqueluche, peuvent être protégées par la prise d'antibiotiques. Toutefois, la meilleure prévention reste la vaccination, qui peut être réalisée à tout âge. Elle est particulièrement recommandée avant une grossesse, et pour les personnes fragiles ou exposées à la coqueluche.

Des antibiotiques qui protègent contre la maladie

Dès qu'un cas de coqueluche est diagnostiqué, une enquête est diligentée autour du malade afin de rechercher la personne l'ayant contaminé et les personnes en contact direct avec lui.
Pour limiter la transmission de la bactérie, le malade est traité par antibiotiques et il est isolé pendant trois à cinq jours le temps que le traitement antibiotique fasse effet. Parallèlement, des antibiotiques sont prescrits à certains membres de son entourage en contact direct avec lui :

  • membres de la famille non à jour de leur vaccination ;
  • nourrissons non vaccinés et leurs parents ;
  • femmes enceintes.

Le traitement doit être administré le plus tôt possible, au maximum trois semaines après le contact avec un malade contagieux. La prescription du médecin est identique à celle préconisée pour le traitement curatif.

© Inpes

La vaccination, clé de la prévention

Actuellement, la coqueluche est redevenue une maladie de l'adulte jeune (faute de rappel du vaccin, notamment). Les adultes malades peuvent transmettre la coqueluche aux nourrissons non vaccinés. C'est pourquoi le calendrier vaccinal a été adapté.

La vaccination est recommandée chez le nourrisson avec :

  • une injection à deux mois et une à quatre mois ;
  • un rappel à 11 mois ;
  • un rappel à l'âge de 6 ans, puis un rappel entre 11 et 13 ans.

La vaccination contre la coqueluche est associée à celle contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (vaccin dit "quadrivalent").

La vaccination est également proposée chez l'adulte n'ayant pas reçu de vaccination contre la coqueluche au cours des cinq dernières années, à l'occasion du rappel diphtérie-tétanos- fixé à l'âge de 25 ans. Pour les personnes âgées de plus de 25 ans et n'ayant pas reçu ce rappel, un rattrapage pourra être proposé jusqu'à l'âge de 39 ans révolus.

Pour protéger au maximum les nourrissons de moins de six mois chez lesquels la coqueluche peut être responsable de complications très graves, une stratégie dite du "cocooning" a été mise en place. Elle vise à s'assurer que les membres de l'entourage des bébés sont bien immunisés et, dans le cas contraire, à leur proposer la vaccination. Ainsi, la vaccination contre la coqueluche est recommandée :

  • pour les adultes ayant un projet parental avant tout début de grossesse ;
  • au cours de la grossesse, pour les enfants de la fratrie, le conjoint et les autres personnes susceptibles d'être en contact étroit avec le futur nourrisson au cours de ses 6 premiers mois de vie, s'ils ne sont pas à jour de leur vaccination (grands-parents, baby-sitters...) ;
  • juste après l'accouchement pour la mère et les personnes susceptibles d'être en contact étroit avec le futur nourrisson au cours de ses 6 premiers mois de vie, s'ils ne sont pas à jour de leur vaccination.

Par ailleurs, la vaccination est recommandée :

  • aux professionnels soignants dans leur ensemble (en priorité ceux travaillant auprès de nourrissons de moins de six mois),
  • aux professionnels de la petite enfance,
  • aux étudiants des filières médicales et paramédicales,
  • aux assistants maternels et personnes effectuant régulièrement du baby-sitting.

Pour ces personnes, les rappels administrés à l'âge de 25, 45 et 65 ans comportent désormais le vaccin contre la coqueluche.

Sources
  • Ministère des Solidarités et de la Santé. Calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales 2017. Site internet : Ministère des Solidarités et de la Santé. Paris (France) ; 2017 [consulté le 28 septembre 2017]
  • Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Stratégie vaccinale contre la coqueluche chez l'adulte. Site internet : HCSP. Paris ; 2014 [consulté le 28 septembre 2017]
  • Institut national de la santé et de la recherche médicale. Coqueluche. Site internet : Inserm. Paris ; 2016 [consulté le 27 septembre 2017]
  • Santé publique France - InVS. Coqueluche. Site internet : Santé publique France. Saint Maurice (France) ; 2016 [consulté le 27 septembre 2017]
  • Collège national des pédiatres universitaires. Coqueluche. Site internet : Université médicale virtuelle francophone. Nantes (France) ; 2014 [consulté le 27 septembre 2017]