Coqueluche : consultation, traitement et évolution

28 septembre 2017
Le diagnostic de coqueluche est confirmé par des examens complémentaires. Le traitement repose sur la prise d’antibiotiques, qui diminuent les symptômes et la contagiosité. Des complications sont possibles et peuvent se révéler plus graves chez les nourrissons.

La consultation et les examens complémentaires

Pour établir le diagnostic de coqueluche, le médecin :

  • interroge le patient sur la nature de sa toux (ou celle de l'enfant) ;
  • se renseigne sur l’existence de cas de coqueluche dans son entourage.

En présence de symptômes évoquant une coqueluche, le médecin confirme le diagnostic grâce à des examens biologiques.

Les prélèvements de sécrétions du nez et du

Ils permettent de détecter et d’identifier la bactérie responsable de la coqueluche :

  • soit par recherche de matériel génétique de la bactérie (PCR ou Polymérase Chain Reaction),
  • soit, plus rarement, par recherche de la bactérie elle-même après mise en culture en laboratoire.

Les examens sanguins

La sérologie (recherche d’anticorps produits par l’organisme face à la coqueluche) peu fiable n'est plus effectuée.

La numération formule sanguine (NFS) permet d’observer la hausse éventuelle du nombre de dans l’organisme.

Le traitement de la coqueluche

Le médecin prescrit des macrolides (famille d’antibiotiques actifs contre la bactérie responsable de la coqueluche). Ces médicaments :

  • réduisent rapidement la contagiosité et la transmission de la maladie (autorisant un retour en collectivité du patient après cinq jours de traitement) ;
  • permettent parfois d'écourter la coqueluche, voire d'éviter les quintes de toux s’ils sont pris au début.

L’antibiothérapie est également prescrite à toutes les personnes de l’entourage proche du malade :

  • quel que soit leur âge ;
  • si elles n’ont pas reçu de rappel vaccinal dans les cinq dernières années.
Les enfants de moins de trois mois sont hospitalisés en cas de coqueluche

Dans leur premier trimestre de vie, les nourrissons atteints d’une coqueluche sont systématiquement hospitalisés pour :

  • recevoir un traitement adapté ;
  • bénéficier d’une surveillance de leur état respiratoire ;
  • prévenir les complications possibles (déshydratation, dénutrition et perte de poids, surinfection, avec convulsions, pneumonie, détresse respiratoire voire, dans les cas les plus graves, défaillance cardiaque, rénale ou neurologique).

Par ailleurs, l’hospitalisation est aussi possible :

  • pour les bébés du même âge chez lesquels la maladie est suspectée ;
  • pour les nourrissons plus âgés qui souffrent de cette affection et la tolèrent mal.

Comment la maladie évolue-t-elle ?

La coqueluche évolue lentement vers la guérison après une convalescence de plusieurs semaines, durant laquelle la toux diminue progressivement.

Chez les nourrissons de moins de 3 mois, la maladie peut prendre une forme grave qui justifie une hospitalisation.

Chez les enfants et les adultes, des complications sont possibles, mais elles restent plus rares et moins graves que chez les nourrissons. Elles peuvent prendre les formes suivantes :

Sources
  • Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Conduite à tenir devant un ou plusieurs cas de coqueluche. Site internet : HCSP. Paris ; 2014 [consulté le 27 septembre 2017]
  • Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Prise en charge de la toux chez le nourrisson (enfant de moins de 2 ans). Site internet : ANSM. Paris ; 2011 [consulté le 27 septembre 2017]
  • Collège national des pédiatres universitaires. Coqueluche. Site internet : Université Médicale Virtuelle Francophone. Nantes (France) ; 2014 [consulté le 27 septembre 2017]
  • National Health service (NHS). Whooping cough. Site internet : NHS choices. Londres ; 2016 [consulté le 27 septembre 2017]