Mieux marcher pour prévenir les chutes

Améliorer sa santé, adopter une bonne hygiène de vie, se rééduquer pour mieux marcher, aménager son domicile : des mesures qui diminuent le risque de chute.

Soigner les maladies qui augmentent le risque de chute

Votre médecin traitant coordonne votre prise en charge et fait appel à d'autres professionnels de santé : médecin de rééducation, gériatre, rhumatologue, pédicure-podologue, kinésithérapeute, ergothérapeute, oto-rhino-laryngologiste (ORL), ophtalmologue…

Revoir les traitements en cours

Le médecin analyse votre traitement en cours et le modifie si possible pour éliminer les médicaments pouvant être en cause dans la survenue d’une chute. 

Si vous suivez un traitement psychotrope (anxiolytiques, antidépresseurs, , antipsychotiques), antihypertenseur ou antidiabétique, votre médecin peut être amené à le modifier.

Si vous êtes âgé, une prescription de vitamine D est souvent nécessaire. La prise régulière de vitamine D diminue le risque de fracture en cas de chute.

Si vous êtes traité pour une maladie cardiovasculaire ou neurologique, suivez bien votre traitement et les conseils de votre médecin. Un bon équilibre prévient du risque de chute.

Compenser les troubles sensoriels

Améliorer sa vue par des soins et le port de lunettes et mieux entendre grâce à des prothèses auditives est indispensable pour :

  • marcher en toute sécurité ;
  • maintenir ses activités intellectuelles et ses relations sociales.

N'hésitez pas à parler de vos difficultés de communication à votre médecin et avec lui, vous trouverez des solutions.
 

Adopter une alimentation équilibrée

Des repas réguliers et équilibrés (3 repas avec si nécessaire des collations) vous assurent un bon équilibre alimentaire.

L’intervention d’un diététicien peut être nécessaire pour évaluer votre état nutritionnel et votre façon de vous alimenter. Le diététicien peut vous proposer des ajustements et vous donner des conseils alimentaires :

  • apports renforcés en protéines pour la production de la masse musculaire ;
  • consommation d'aliments riches en calcium pour éviter l'ostéoporose ;
  • meilleur hydratation.

En cas d'amaigrissement ou de dénutrition, des compléments alimentaires sont utiles.

Avoir une activité physique adaptée et éventuellement se faire aider par un masseur-kinésithérapeute

Au quotidien, garder une activité physique régulière, comme la marche, le jardinage, est indispensable. Les activités de groupe sont souvent plus motivantes. La sédentarité doit être limitée car elle favorise la fonte musculaire. L’activité physique permet souvent d’avoir un sommeil de bonne qualité, source de bien-être.

Une activité physique adaptée à votre situation médicale peut vous être prescrite par votre médecin.

L'intervention d'un masseur-kinésithérapeute peut être nécessaire. Il vous propose :

  • un travail de l’équilibre postural au repos et lors de la marche ;
  • des exercices dynamiques et statiques restaurant la force musculaire surtout au niveau des jambes et augmentant l’endurance ;
  • la restauration du caractère automatique de la marche par la répétition des exercices ;
  • des exercices améliorant la mobilité des pieds et chevilles.

Il vous apprend aussi à vous relever en cas de chute. En effet, la station prolongée au sol aggrave votre état de santé et augmente le risque de syndrome post-chute.

Télécharger la brochure de Santé publique France « bouger en toute sérénité ».

Vous avez également la possibilité de participer à des ateliers collectifs de prévention des chutes. Pour trouver un atelier près de chez vous, consulter le site « Pour bien vieillir ».

Soigner ses pieds et mettre de bonnes chaussures

Tous les problèmes concernant les pieds doivent être traités pour permettre une marche plus facile :

Si besoin, des soins par un podologue, la mise en place d’appareillage des orteils :

  • en tissu élastique au niveau des orteils et ongles ;
  • écarteurs entre les orteils ;
  • semelles orthopédiques.

Des conseils pour mieux se chausser sont souvent nécessaires.

Vous portez des semelles orthopédiques ou des orthèses d’orteil : quelques conseils

Apprenez à mettre en place correctement vos orthèses.

Surveillez la peau de vos pieds et vos ongles.

Renouvelez vos orthèses quand il le faut.

Pour ne pas vous blesser les pieds si vous avez des troubles de la sensibilité, ne marchez pas pieds nus, n’utilisez pas d’instruments tranchants (coupe-cors, lames de rasoir, etc.), n’employez pas de produits irritants ou de corricides.

Le port de chaussures thérapeutiques de série à usage thérapeutique temporaire ou prolongé peut être utile et la prise en charge par l’Assurance Maladie des chaussures nécessite une prescription médicale.

Consulter la fiche « Comment prendre soin de ses pieds ? ».

Le pédicure-podologue exerce une profession réglementée

Contrairement aux manucures et aux esthéticiennes, le pédicure-podologue dispense des soins paramédicaux. Il travaille souvent en collaboration avec des médecins généralistes et d’autres professionnels de santé (kinésithérapeutes, chirurgiens-orthopédistes, dermatologues, diabétologues, etc.).

Le pédicure-podologue effectue des soins de pédicurie (concernant la peau et les ongles) et de podologie (agissant sur la structure du pied).

Son action consiste à :

  • soigner sans prescription les lésions bénignes des pieds (exemple : cors, ongles incarnés, verrues plantaires) ;
  • concevoir et fabriquer des orthèses plantaires (semelles orthopédiques), des orthoplasties externes, des chaussures thérapeutiques de série ;
  • prescrire et appliquer lui-même certains pansements et médicaments à usage externe local.

Dans certains cas (exemple : personnes diabétiques), l’Assurance Maladie rembourse les soins de pédicurie-podologie réalisés sur prescription.

Accepter une aide à la marche

Pour sécuriser votre marche, ne soyez pas réticent à l'utilisation d'une canne, si le médecin vous la conseille.

Utiliser une canne

La canne s’utilise du côté sain. Elle doit avoir une taille bien adaptée. Elle doit être tenue bras tendu et la personne s’appuie dessus. Ce n’est pas simplement un élément de réassurance car si elle n’est pas utilisée pour prendre appui, vous pouvez vous prendre les pieds dedans et tomber.

Utiliser une canne tripode

Cette canne tient toute seule au sol grâce à 3 points d’appui. Elle est préférable à la précédente si vous êtes paralysé d’un membre.

En dernier recours, le déambulateur

C’est un cadre à 4 pieds qui vous permet de marcher en bon équilibre en le tenant devant elle.

Aménager son environnement grâce à l’intervention d’un ergothérapeute

Un ergothérapeute peut être amené à analyser l’adaptation de votre logement à vos possibilités de déplacements, en fonction de vos habitudes de vie et besoins.

Des aménagements et aides techniques peuvent être proposés.

Consulter la fiche « Comment prévenir les chute des personnes âgées ? ».

  • Institut national de la santé et de la recherche médicale. Activité physique et prévention des chutes chez les personnes âgées. Expertise collective 2015. Site internet : Inserm. Paris ; 2015 [consulté le 8 mars 2022]
  • Ministère des Solidarités et de la santé. Mission Plan antichute des personnes âgées. Site internet : Ministère des Solidarités et de la santé. Paris ; 2021 [consulté le 8 mars 2022]
  • Haute Autorité de santé. Le pied de la personne âgée : approche médicales et prise en charge en pédicurie-podologie. Recommandation de bonne pratique 2020. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2020 [consulté le 8 mars 2022]
  • Collège des enseignants de neurologie. Troubles de marche et de l’équilibre. Site internet : Cen. Paris ; 2019 [consulté le 8 mars 2022]
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