Bien vivre suite à un cancer de la prostate

22 janvier 2021
Après le traitement du cancer de la prostate, un suivi réalisé par l’équipe médicale est indispensable. Il comprend des consultations régulières et des examens. Ces rendez-vous sont l’occasion d’échanger avec votre médecin, en particulier sur les effets secondaires aux traitements.

Le suivi médical en cas de cancer de la prostate

Lors d'un cancer de la prostate, un suivi médical vous est proposé pour :

  • détecter et traiter d'éventuels effets indésirables tardifs du traitement ;
  • détecter le plus tôt possible des signes d'une éventuelle récidive ;
  • vous accompagner pour améliorer votre qualité de vie ;
  • faciliter la réinsertion sociale et professionnelle.

Votre médecin traitant assure votre suivi en coordination avec une (urologue, cancérologue, kinésithérapeute...) Il est l'interlocuteur proche de vous.

Voici quelques conseils :

  • N'oubliez pas les consultations de contrôle régulières chez votre médecin traitant et auprès de l' qui vous suit. Leur but est de surveiller l'évolution de la maladie...
  • Faites bien les examens demandés (échographie abdomino-pelvienne, IRM, scintigraphie osseuse, prises de sang...)
  • Accepter la maladie et adhérer au traitement proposé permettent également de renforcer l'efficacité des traitements. N’hésitez pas à demander des informations aux médecins qui vous soignent et à leur poser toutes les questions qui vous préoccupent.
  • Signalez tout symptôme nouveau qui vous inquiète.
  • Signalez à votre médecin les effets indésirables ; des solutions existent pour les atténuer.
  • Évitez l'automédication. Certains médicaments peuvent provoquer un blocage urinaire (par exemple, les médicaments contre le rhume, les somnifères, les anti-allergiques).

Votre vie au quotidien après un cancer de la prostate

Après un cancer de la prostate, il est conseillé de mettre en place de nouvelles habitudes de vie.

Agissez contre les effets secondaires des traitements du cancer de la prostate

Si vous avez subi une radiothérapie externe, des douleurs de la zone irradiée peuvent persister. Une rectite, c’est-à-dire une inflammation de la du rectum, est fréquente et se manifeste notamment par du sang dans les selles (rectorragies). 

Parlez à votre médecin de vos troubles sexuels : les troubles de l'érection, parfois temporaires, sont fréquents chez les personnes ayant subi une prostatectomie, une radiothérapie ou sous hormonothérapie.
Par ailleurs, l'ablation des et la ligature des pratiquées lors d'une prostatectomie totale, suppriment l'éjaculation. L'absence d'éjaculation est cause d'infertilité.
N'hésitez pas à aborder vos problèmes sexuels avec le cancérologue et/ou le chirurgien urologue. Des traitements des troubles de l'érection sont disponibles (comprimés, injections intracaverneuses).

Parlez de vos troubles urinaires : une incontinence urinaire passagère est possible après l'intervention chirurgicale ou la radiothérapie. Si vous êtes confronté à des fuites urinaires, n'hésitez pas à utiliser des protège-slips. Parlez-en à votre médecin traitant et votre urologue. Des traitements sont possibles (médicaments, rééducation, pose de urinaire artificiel...)

Adoptez une bonne hygiène de vie

  • Adoptez une alimentation diversifiée aux propriétés anti-inflammatoires (poissons, huiles de colza et de noix...) et riche en antioxydants. Si vous êtes traité par hormonothérapie, une supplémentation en vit D et calcium peut être utile pour prévenir l'ostéoporose.
  • Pratiquez une activité physique régulière (vélo, natation...) et pensez à occuper vos journées (marche, jardinage, activités domestiques...) Il est prouvé qu’une activité physique adaptée, régulière et modérée permet de lutter contre la fatigue après les traitements.

Faites-vous aider

Un soutien psychologique

Vous pouvez ressentir de l’angoisse à différents moments, suite à l’annonce de la maladie, au cours du traitement ou lorsque celui-ci est terminé. Dans tous les cas, il est important d’exprimer ses doutes et ses craintes et d’en parler avec vos proches et à l’équipe soignante. Vous pourrez ainsi être écouté et bénéficier, si nécessaire, d’un soutien psychologique. Selon vos besoins et vos souhaits, vous pouvez être orienté vers un professionnel (psychologue ou psychiatre), vers des groupes de parole ou vers des associations de patients. Le soutien psychologique peut également être proposé à vos proches.

Une aide à la vie

En cas de difficultés dans la vie quotidienne, vous pouvez solliciter une aide à domicile. Qu’il s’agisse d’une auxiliaire de vie ou d’une technicienne de l’intervention sociale et familiale, ces professionnels peuvent vous aider dans les gestes du quotidien comme le lever, la toilette ou l’alimentation, les activités domestiques, les démarches administratives, l’organisation de la vie familiale…

Vous pouvez vous informer et vous faire conseiller pour toutes les démarches administratives auprès :

  • des assistants sociaux ;
  • de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Elle a pour mission d’informer et d’accompagner les malades avant 60 ans. La caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) publie la liste des MDPH ;
  • de centre communal d’action sociale (CCAS) ou au Conseil général de votre lieu d’habitation.
Le Portail national d'information pour les personnes âgées et leurs proches

Les personnes âgées et leurs proches peuvent trouver au point d'information local dédié aux personnes âgées tous les renseignements nécessaires pour faire face à leur perte d'autonomie. Pour trouver les coordonnées de ces points d'information, consultez sur l'annuaire des points d'information locaux sur le site pour-les-personnes-agees.gouv.fr

Si vous avez une activité professionnelle

Avant de reprendre votre travail, certains éléments sont à savoir :

  • Si vous exercez une activité professionnelle, un arrêt de travail vous est prescrit. Sa durée dépend du type de traitement que vous avez reçu et des éventuelles complications post-opératoires.
  • Une adaptation de reprise du travail peut être envisagée : mi-temps thérapeutique sur une courte période, adaptation du poste de travail....
  • Après un arrêt de plus de 30 jours, une visite de pré-reprise auprès du médecin du travail est obligatoire.

  • Haute Autorité de santé (HAS). Guide médecin sur le cancer de la prostate. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2012 [consulté le 4 janvier 2020]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Cancer de la prostate : identification des facteurs de risque et pertinence d'un dépistage par dosage de l'antigène spécifique prostatique (PSA) de populations d'hommes à haut risque. Rapport d'orientation. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2012 [consulté le 4 janvier 2020]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Actes et prestations sur le cancer de la prostate. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2012 [consulté le 4 janvier 2020]
  • Institut national du cancer (INCa). Le cancer de la prostate. Site internet : INCa. Boulogne Billancourt (France) ; 2017 [consulté le 4 janvier 2020]
  • Association française d'urologie. Recommandations françaises du Comité de Cancérologie de l’AFU – Actualisation 2018–2020 : cancer de la prostate. Site internet : urofrance. Paris ; 2020 [consulté le 4 janvier 2021]