Les traitements du cancer colorectal

16 mai 2017
Le traitement du cancer colorectal repose essentiellement sur la chirurgie et la chimiothérapie. Il peut être associé à la radiothérapie en cas de cancer du rectum. Le choix du traitement se fait en concertation entre les médecins et avec l'accord du malade.

Comment choisir le traitement du cancer colorectal ?

Le traitement est adapté à chaque cas

De même qu’il n’y a pas un cancer, mais de multiples cancers aux caractéristiques différentes, il existe, pour chaque patient, de nombreux critères à prendre en compte afin d’orienter le choix du traitement. Ces critères sont médicaux : type de cancer, organe atteint, stade d’évolution, éléments biologiques… Ils sont également individuels : âge de la personne malade, état général, psychologique, statut socioprofessionnel, etc.

Le traitement est établi en concertation entre les médecins et avec l'accord du malade

Les modalités du traitement d’un cancer colorectal sont adaptées à chaque cas et décidées dans le cadre d’une concertation entre chirurgien, , et médecin traitant.

L’équipe soignante informe et discute avec le patient :

  • des traitements envisagés ;
  • des effets indésirables éventuels de la chirurgie, de la radiothérapie et de la chimiothérapie ;
  • de la maîtrise du traitement à domicile ;
  • de la planification du suivi après traitement.

Le traitement est expliqué au malade, lors d’une consultation spécifique. Si le malade donne son accord pour le traitement proposé, celui-ci lui est remis sous la forme d’un document appelé « programme personnalisé de soins » (PPS).

Les types de traitement du cancer colorectal

En fonction de chaque situation, différents types de traitement peuvent être envisagés.

La chirurgie est le traitement principal du cancer colorectal. Le traitement chirurgical varie selon la taille de la tumeur :

  • la résection d'un montrant une lésion cancéreuse très limitée, lors de la coloscopie est parfois suffisante.
  • dans la plupart des cas, la chirurgie est indispensable. Elle est réalisée par laparotomie (ouverture de la paroi abdominale) ou par .

Elle consiste à enlever la totalité de la tumeur et certains tissus sains environnants (en particulier les ganglions correspondants). Il est souvent nécessaire d’enlever la partie du côlon où se trouve la tumeur.

Le chirurgien peut ensuite recoudre bout à bout les parties saines de l’intestin. Si cette dernière opération n’est pas possible, le côlon est alors rattaché à une ouverture dans la paroi de l’abdomen. Par cette ouverture, le contenu du côlon est évacué dans une poche qu’il faut changer régulièrement. Cette intervention, appelée , peut être permanente ou temporaire. La plupart des personnes réussissent à vivre le plus normalement possible avec leur .

 

La

Schéma : la colostomie

 

La radiothérapie n’est pas systématique. Dans certains cas de cancer du rectum, elle peut permettre de détruire les cellules cancéreuses grâce à des rayons X de haute énergie.

Il existe des effets secondaires à la radiothérapie : rougeur de la peau, un peu comme après un coup de soleil, voire boursouflure, diarrhée et fatigue. Ces effets secondaires s’estompent habituellement une fois que le traitement est terminé et que les cellules se sont régénérées.

Dans certains cas, la chimiothérapie est nécessaire pour traiter efficacement un cancer du côlon ou du rectum. Selon les situations, une chimiothérapie peut être pratiquée avant la chirurgie, afin de diminuer la taille de la tumeur ou après la chirurgie pour éviter le risque de métastases. Elle peut également être nécessaire au traitement de métastases. La chimiothérapie est administrée, le plus souvent, par injection dans une veine, mais aussi sous forme de comprimés.

En cas d'administration par voie veineuse, la mise en place d’une chambre implantable est nécessaire. Il s’agit d’un petit boîtier placé sous la peau (généralement au niveau du thorax), relié à un cathéter (tuyau souple et fin glissé dans une veine). Ce dispositif reste en place en permanence, pendant toute la durée de la chimiothérapie, puis de la surveillance après traitement. Il est placé sous anesthésie locale et enlevé de la même manière à la fin du traitement. Il permet d’injecter les médicaments à travers la peau tout en préservant les veines du patient.
Des patchs d'anesthésiants cutanés limitent la douleur lors du passage de l'aiguille à travers la peau. La chambre implantable offre aussi un meilleur confort de vie, car elle permet de poursuivre les activités quotidiennes.

Les effets secondaires de la chimiothérapie (nausées, inflammation buccale, diarrhée ou constipation, perte des cheveux, fatigue, anomalies sanguines) sont temporaires et non systématiques. D’importants progrès ont été réalisés pour les minimiser.

La recherche médicale a mis au point de nouveaux médicaments appelés thérapies ciblées. Ces traitements sont appelés ainsi parce qu’ils ciblent précisément certaines molécules qui ont un rôle important dans le développement du cancer. Non dirigés vers les cellules saines, ces médicaments entraînent souvent moins d’effets secondaires que les chimiothérapies classiques.

Dans certains cas de cancer colorectal, un traitement par ces thérapies ciblées peut être proposé. Ces médicaments sont utilisés en complément de la chimiothérapie.

Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Tumeur maligne, affection maligne du tissu lymphatique ou hématopoïétique - Cancer colorectal. Adénocarcinome. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2012 [consulté le 21 mars 2016]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Cancer colorectal. Actes et prestations. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2012 [consulté le 21 mars 2016]
  • Institut national du cancer (INCa). Le cancer colorectal. Site internet : INCa. Boulogne Billancourt (France) ; 2015 [consulté le 21 mars 2016]