Le cancer du côlon et du rectum : dépistage, symptômes et diagnostic

16 mai 2017
En cas de suspicion de cancer du côlon et du rectum après un dépistage positif ou en présence de symptômes, une coloscopie est effectuée. Elle permet de visualiser les lésions et d'effectuer des biopsies. L'analyse de ces prélèvements confirme le diagnostic.

Cancer colorectal : des symptômes pas toujours présents au début

Au début de son évolution, le cancer colorectal passe inaperçu faute de symptômes et seul le dépistage proposé entre 50 et 74 ans permet de le détecter.

Si le cancer n'est pas dépisté, des symptômes apparaissent et doivent alerter :

  • sang dans les selles qui peut être rouge (rectorragie) ou foncé. Les selles peuvent apparaître également anormalement noires, car mêlées à du sang digéré,
  • diarrhée ou constipation d'apparition récente ou s'aggravant anormalement,
  • besoin pressant d'aller à la selle, sensation d'évacuation incomplète du rectum, tension au niveau du rectum ;
  • perte de poids inexpliquée ;
  • douleurs abdominales ou rectales ;
  • grande fatigue (asthénie) ;
  • si le cancer évolue.

Comme d’autres maladies peuvent provoquer les mêmes symptômes, il est important d’en parler à son médecin traitant lors d’une consultation.

Qu’est-ce que le dépistage ?

Le dépistage est une démarche qui permet de diagnostiquer tôt certains cancers. Il vise à détecter, en l’absence de symptômes, des lésions susceptibles d’être cancéreuses ou d’évoluer vers un cancer. On parle ainsi de dépistage lorsqu’on réalise des examens de surveillance alors qu’on se sent a priori en bonne santé.

(Source : INCa).

Confirmer le diagnostic de cancer du côlon ou du rectum par une coloscopie

La coloscopie est l'examen indispensable pour poser le diagnostic de cancer du côlon ou du rectum. Elle est préconisée dans plusieurs circonstances.

  • Si le test de dépistage du cancer colorectal est positif, cela signifie que du sang a été retrouvé dans les selles. Cela ne veut pas dire pour autant qu'il s'agit d'un cancer. C’est pourquoi le médecin traitant prescrit une coloscopie afin de vérifier si des anomalies sont présentes ou non dans le côlon ou le rectum.
  • Si le patient présente des facteurs de risque (par exemple une maladie inflammatoire chronique de l'intestin) ou des symptômes évocateurs, son médecin traitant l'examine et lui prescrit une coloscopie.
  • En cas d’antécédent familial : une surveillance par coloscopie, à partir de 45 ans, est recommandée à toutes les personnes dont un parent au premier degré (parent, frère ou sœur, enfant) a été atteint et avait moins de 65 ans lors du diagnostic, ou dont deux parents au premier degré ont été atteints, quel que soit leur âge au moment du diagnostic.

La coloscopie est un examen réalisé par un gastro-entérologue sous une brève anesthésie générale. Elle consiste à introduire dans le rectum puis le côlon un tube souple muni d’une caméra vidéo afin de visualiser les parois internes du gros intestin. Si des lésions sont détectées, une pince permet d’effectuer des prélèvements (biopsies) ou de les retirer pour pouvoir, ensuite, les analyser.

L'examen anatomopathologique des prélèvements permet de confirmer ou non le diagnostic de cancer du côlon ou du rectum et de préciser de quel type de lésion il s'agit.

Reconnaissance du cancer colorectal comme affection de longue durée (ALD)

Si vous souffrez d’un cancer du côlon ou du rectum, votre médecin traitant peut demander sa reconnaissance au titre d'affection de longue durée (ALD). Les examens et les soins en rapport avec votre cancer sont alors pris en charge à 100 %, sur la base des tarifs de remboursement de l’Assurance Maladie.

Le bilan avant mise en route du traitement pour cancer colorectal

Si un cancer du côlon ou du rectum est diagnostiqué, un bilan complémentaire est réalisé pour évaluer l'étendue du cancer et son éventuelle extension à d'autres organes :

  • dosage sanguin d’un appelé « antigène carcinoembryonnaire »,
  • échographie de l' et de la région pelvienne,
  • examens radiologiques (scanner, IRM…)

Ce bilan permet de définir le projet thérapeutique.

Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Tumeur maligne, affection maligne du tissu lymphatique ou hématopoïétique - Cancer colorectal. Adénocarcinome. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2012 [consulté le 21 mars 2016]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Cancer colorectal. Actes et prestations. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2012 [consulté le 21 mars 2016]
  • Institut national du cancer (INCa). Le cancer colorectal. Site internet : INCa. Boulogne Billancourt (France) ; 2015 [consulté le 21 mars 2016]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Dépistage et prévention du cancer colorectal. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2013 [consulté le 21 mars 2016]