Les cancers du côlon et du rectum et leurs facteurs de risque

21 février 2019
Le cancer du côlon et le cancer du rectum sont regroupés sous le nom de cancer colorectal. Ils se développent à partir de cellules qui tapissent la paroi interne du colon ou du rectum, principalement, par transformation progressive d'un polype bénin.

Qu'est-ce que le cancer du côlon ou du rectum ?

Le cancer colorectal est une de la du côlon ou du rectum. Le côlon et le rectum constituent ce qu’on appelle le gros intestin, c’est-à-dire la dernière partie du tube digestif. Environ 40 % des cancers touchent le rectum et 60 % le côlon.

Le cancer colorectal fait suite dans 60 à 80 % des cas à une tumeur bénigne, appelée communément polype de type adénomateux ou festonné. Le processus de transformation d'un en cancer est de 5 à 10 ans.

Le cancer colorectal est généralement un adénocarcinome.

Le cancer colorectal se développe d’abord localement, puis les cellules cancéreuses peuvent migrer dans l’organisme par la circulation sanguine et le système lymphatique pour constituer des métastases. Les plus fréquentes se localisent au niveau du foie et des poumons.

Gros intestin : côlon et du rectum

Schéma : gros intestin

Le cancer colorectal est le troisième cancer le plus fréquent

Le cancer colorectal est le troisième cancer le plus fréquent chez l'homme et le deuxième chez la femme.

En 2015,  43 068 nouveaux cas ont été diagnostiqués (55 % des diagnostics concernaient des hommes et 45 % des femmes). Pour 2017, le nombre de cas est estimé à 45 000.

L'âge moyen au diagnostic est de 71 ans chez l’homme et de 75 ans chez la femme.

Grâce au dépistage et à l’amélioration des traitements, la mortalité décroît. En effet, plus un cancer est diagnostiqué tôt, mieux il se soigne, et plus les chances de survie sont importantes

Vous avez entre 50 et 74 ans ? L’Assurance Maladie propose un dépistage gratuit du cancer colorectal. Un simple prélèvement de selles suffit.

© Blausen Medical

Quels sont les facteurs de risque du cancer colorectal ?

Plusieurs facteurs augmentent le risque d’avoir un cancer colorectal. Ce risque s'accroît lorsqu'on cumule plusieurs des facteurs de risque suivants :

  • L'âge : le risque de cancer colorectal augmente après 50 ans.
  • Le fait d'avoir déjà eu un cancer colorectal ou une tumeur bénigne colorectale ().
  • Le mode de vie :
  • Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, notamment la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, surtout dans les cas où la maladie est étendue à tout le côlon et évolue depuis plus de 10 ans.
  • L’hérédité :
    • le risque est accru si un parent du premier degré (père, mère, frère, sœur ou enfant) a eu un cancer colorectal ou un gros avant 65 ans,
    • le risque est accru si un ou deux parents du premier degré ont eu un cancer colorectal, quel que soit l'âge de survenue du cancer,
    • de plus, il existe des formes familiales génétiques de cancers colorectaux avec ou sans polypose liées à des mutations génétiques (moins de 5 % des cas).
      Le cancer colorectal dans sa forme familiale ou héréditaire est une .
      Vous souhaitez vous informer sur cette maladie, vous exprimer librement et être écouté, appelez Maladie Rares Info service, au 01 56 53 81 36. Une équipe de professionnels répond à toutes vos questions.
Des conseils pour réduire les risques de cancers

De multiples facteurs sont susceptibles d’intervenir dans l’apparition et le développement d’un cancer.

Voici quelques pistes à suivre pour réduire les expositions aux principaux facteurs de risque de cancer et préserver sa santé :

(Source : INCa)

Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Tumeur maligne, affection maligne du tissu lymphatique ou hématopoïétique - Cancer colorectal. Adénocarcinome. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2012 [consulté le 17 décembre 2018]
  • Institut national du cancer (INCa). Le cancer colorectal. Site internet : INCa. Boulogne Billancourt (France) ; 2017 [consulté le 17 décembre 2018]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Cancer colorectal : modalités de dépistage et de prévention chez les sujets à risque élevé et très élevé. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2017 [consulté le 17 décembre 2018]