Prévenir le cancer du col de l’utérus

22 août 2019
Il y a deux moyens efficaces pour prévenir le cancer du col de l'utérus : le frottis de dépistage qui va détecter des cellules pré-cancéreuses du col et la vaccination contre les papillomavirus humains.

Le frottis de dépistage du cancer du col de l'utérus

Le but du frottis est de repérer des cellules anormales au niveau du col de l’utérus, avant même qu’elles ne deviennent cancéreuses. Les lésions précancéreuses du col de l'utérus sont alors enlevées, ce qui permet de prévenir l’apparition d’un cancer. Le frottis de dépistage est donc le meilleur moyen de lutter contre le cancer de l'utérus.

Plus une anomalie est détectée tôt, mieux elle se soigne. Le frottis est un prélèvement simple et indolore qui ne prend que quelques minutes.

À ce jour, le dépistage du cancer du col de l'utérus est proposé dans les conditions suivantes :

  • Pour toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans (ou de 20 à 65 ans dans les départements d’outre-mer), sauf indication contraire du médecin.
  • Un premier frottis à l’âge de 25 ans, puis deux frottis à un an d’intervalle sont recommandés. Si les résultats sont normaux, un frottis tous les trois ans suffit.
Qu’est-ce que le dépistage ?

Le dépistage est une démarche qui permet de diagnostiquer tôt certains cancers. Il vise à détecter, en l’absence de symptômes, des lésions susceptibles d’être cancéreuses ou d’évoluer vers un cancer. On parle ainsi de dépistage lorsqu’on réalise des examens de surveillance alors qu’on se sent a priori en bonne santé.

La vaccination contre les papillomavirus humains (HPV)

La vaccination contre les humains (HPV) permet de prévenir les infections par les virus les plus fréquents, responsables de 70 % à 90 % des cancers du col de l’utérus.

Mais attention : la vaccination ne protège ni contre tous les cancers du col de l’utérus ni contre toutes les lésions précancéreuses. Donc, même vaccinée, il est indispensable de se faire dépister en réalisant un frottis tous les trois ans.

Le vaccin contre les infections à : pour qui ?

Le vaccin est recommandé pour toutes les jeunes filles de 11 à 14 ans.

En rattrapage, le vaccin est recommandé pour les jeunes filles et jeunes femmes de 15 à 19 ans révolus non encore vaccinées. Le vaccin est d'autant plus efficace que les jeunes filles n'ont pas encore été exposées au risque d'infection par le HPV.

Déroulement de la vaccination HPV

  • La vaccination se déroule en deux injections espacées de six mois pour les jeunes filles de 11 à 14 ans révolus.
  • Pour les jeunes filles et jeunes femmes de 15 à 19 ans révolus, trois injections sont nécessaires selon le schéma suivant : la deuxième injection a lieu un ou deux mois (selon le type de vaccin) après la première et la troisième est faite 6 mois après la première.

Quels vaccins contre les humains sont-ils disponibles ?

Trois vaccins sont utilisables :

  • un vaccin bivalent (qui protège contre les virus de types 16,18) : Gardasil® ;
  • un vaccin quadrivalent (qui protège contre les virus de types 6,11,16,18) : Cervarix® ;
  • un vaccin nonavalent (qui protège en plus contre les virus de type 31, 33, 45, 52 et 58) : Gardasil 9®.

Les vaccins ne sont pas interchangeables et toute vaccination initiée avec l'un d'eux doit être achevée avec le même vaccin.

Le Haut Conseil de la santé publique recommande que les jeunes filles et jeunes femmes, non encore vaccinées contre le , reçoivent le vaccin nonavalent Gardasil 9®.

La vaccination peut être réalisée par un médecin, un infirmier (sur prescription médicale) ou une sage-femmes, en libéral, à l'hôpital ou dans un centre gratuit d'information, de dépistage et de diagnostic (Cegidd), un centre de planification familiale et certains centres de vaccination publics.

La vaccination peut protéger contre les types de virus les plus fréquents et qui sont à l’origine de 70 à 90 % des cancers du col de l’utérus. Il existe cependant d’autres types de virus qui peuvent eux aussi provoquer un cancer et qui ne sont pas couverts par cette vaccination.

Seul le frottis permet de détecter la présence d’une anomalie au niveau du col de l’utérus après une infection par les virus et de la prendre en charge rapidement.

Qui vaccine ?

La vaccination HPV peut être réalisée :

  • par un médecin ou une sage-femme,
  • par un infirmier sur prescription d'un médecin ou d'une sage-femme,
  • dans un centre gratuit d'information, de dépistage et de diagnostic (Cegidd), un centre de planification familiale et certains centres de vaccination publics.

Quelle prise en charge pour le vaccin contre les humains ?

Le vaccin contre l'infection à humain (HPV) fait partie des vaccins pris en charge par l'Assurance Maladie. Il est, à ce titre, remboursé, sur prescription médicale, à 65 %. Les organismes complémentaires interviennent habituellement pour compléter le remboursement. La vaccination peut être gratuite dans certains centres de vaccination.

Les bonnes pratiques de prévention du cancer du col de l’utérus
  • La vaccination contre les infections à humains (HPV) est recommandée pour toutes les jeunes filles de 11 à 14 ans et un rattrapage est possible jusqu'à 19 ans révolus.
  • Faites régulièrement un frottis de dépistage, même si vous êtes vaccinée contre les infections à humains (HPV).
  • Quel que soit votre âge, faites-vous suivre régulièrement sur le plan gynécologique et consultez si vous avez des douleurs ou des saignements en dehors des règles.

  • Institut national du cancer (INCa). Le cancer du col de l'utérus : facteurs de risque. Site internet : INCa. Boulogne Billancourt (Paris) [consulté le 22 août 2019]
  • Institut national du cancer (INCa). État des lieux et des connaissances - Fiches repères - Papillomavirus et cancer. Site internet : INCa. Boulogne Billancourt (France) ; 2018 [consulté le 22 août 2019]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Dépistage du cancer du col de l'utérus. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2013 [consulté le 28 janvier 2016]
  • Ministère des solidarités et de la santé. Calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales 2019. Site internet : Le site santé du Ministère des solidarités et de la santé. Paris (France) ; 2019 [consulté le 13 mars 2019]
  • Haut Conseil de la santé publique. Prévention des infections à HPV : place du vaccin Gardasil 9®. Site internet : Hcsp. Paris ; 2019 [consulté le 13 mars 2019]