Comprendre le cancer du col de l’utérus

25 avril 2017
Le cancer du col de l'utérus est une tumeur maligne développée à partir de la muqueuse du col utérin (85 % des cancers sont des carcinomes épidermoïdes et 15 % des adénocarcinomes). Le facteur de risque principal est la présence prolongée du papillomavirus (HPV) au niveau du col utérin.

Le développement du cancer du col de l’utérus

Le cancer du col de l’utérus se développe à partir des cellules du col de l’utérus.

Le col de l’utérus est la partie étroite et inférieure de l’utérus reliant le corps de l’utérus au vagin. Il est constitué de deux parties : l’endocol du côté du corps de l’utérus et l’exocol du côté du vagin.

Presque tous les cancers du col de l’utérus sont des carcinomes, c’est-à-dire des cancers qui naissent au niveau de la couche superficielle (ou épithélium) de la tapissant le col.

Ces carcinomes se divisent en deux types :

  • les carcinomes épidermoïdes (85 % des cas) : ils se développent au niveau de l’exocol ;
  • les adénocarcinomes (15 % des cas) : ils apparaissent au niveau de l’endocol.

Fréquence du cancer du col de l’utérus

Le cancer du col de l’utérus est le 12e cancer le plus fréquent chez la femme en France. Le nombre de nouveaux cas et la mortalité due au cancer du col de l'utérus n'ont cessé de régresser depuis vingt ans grâce, notamment, au dépistage par frottis et à l'amélioration des traitements. Cependant, il représente encore presque trois mille nouveaux cas en 2015 et a été à l’origine de près de mille décès en 2012.

La prévention par la vaccination contre le et le dépistage précoce par frottis devrait faire encore diminuer ces chiffres.

L'appareil génital féminin

Schéma : appareil génital féminin (1)

© Pulsations Multimedia « Allô Docteurs »

Le principal facteur de risque : le papillomavirus humain ou HPV

Les cancers du col de l’utérus sont principalement dus à une infection persistante (d’une durée de 10 à 15 ans) par des virus appelés humains (virus du papillome humain ou HPV, abréviation de human ) et transmis par voie sexuelle.

L’infection par un virus HPV est très courante et guérit le plus souvent spontanément. Mais dans 10 % des cas, le virus persiste au niveau de la du col utérin et peut alors provoquer des modifications de l’épithélium appelées lésions précancéreuses, susceptibles d’évoluer vers un cancer.

Les appartiennent à une famille comprenant de nombreux types de virus. Seuls certains types de virus HPV sont impliqués dans la survenue du cancer du col de l’utérus. Les virus les plus fréquemment rencontrés sont les HPV de type 16 et 18, qui sont présents dans plus de 70 % des cas de cancer du col de l’utérus.

La transmission du virus se fait par contact avec la peau et les muqueuses, le plus souvent lors de rapports sexuels, avec ou sans pénétration. C’est pourquoi le préservatif, s’il permet de limiter le contact avec le virus, ne peut toutefois pas assurer une protection complète.

Il existe maintenant un vaccin qui permet de prévenir les infections par les de type 16 et 18. Il est recommandé de vacciner toutes les jeunes filles de 11 à 14 ans. Si la vaccination n’a pas été pratiquée à cet âge, une vaccination de rattrapage peut être pratiquée chez les jeunes filles de 15 à 19 ans révolus.

La vaccination ne protège pas contre toutes les infections à . C’est pourquoi il est nécessaire, chez les femmes de 25 à 65 ans, même si elles sont vaccinées, de faire des frottis de dépistage tous les 3 ans (après 2 premiers frottis normaux pratiqués à un an d’intervalle). L’analyse du frottis et la consultation chez votre médecin ou votre sage-femme sont prises en charge dans les conditions habituelles de remboursement.

Le frottis de dépistage détecte les cellules anormales au niveau du col de l’utérus à un stade où il est facile de les soigner, souvent avant qu’elles ne deviennent cancéreuses. Plus une anomalie est repérée tôt, mieux elle se soigne.

Les autres facteurs de risque du cancer du col de l’utérus

Il existe plusieurs autres facteurs qui augmentent le risque de développer un jour un cancer du col de l’utérus :

  • la précocité des rapports sexuels ;
  • la multiplicité des partenaires sexuels ;
  • le tabagisme ;
  • être porteur du virus VIH ou être sous traitement immunosuppresseur ;
  • le fait d’avoir eu plusieurs enfants (multiparité) ;
  • l’utilisation prolongée de contraceptifs hormonaux;
  • certaines infections sexuellement transmissibles (Chlamydiose ou herpès génital).
Il est possible de réduire ses risques de cancers

De multiples facteurs sont susceptibles d’intervenir dans l’apparition et le développement d’un cancer.

Quelques pistes pour réduire les expositions aux principaux facteurs de risque et préserver sa santé :

Sources
  • Institut national du cancer (INCa). Incidence et mortalité nationales du cancer du col de l'utérus. Site internet : INCa. Boulogne Billancourt (France) ; 2015 [consulté le 28 janvier 2016]
  • Institut national du cancer (INCa). Le cancer du col de l'utérus. Site internet : INCa. Boulogne Billancourt (France) ; 2015 [consulté le 28 janvier 2016
  • Haute Autorité de santé (HAS). Cancer invasif du col utérin. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2010 [consulté le 28 janvier 2016]