Comprendre le cancer du col de l’utérus

19 novembre 2018
Le cancer du col de l'utérus est une tumeur maligne développée à partir de la muqueuse du col utérin (85 % des cancers sont des carcinomes épidermoïdes et 15 % des adénocarcinomes). Le facteur de risque principal est la présence prolongée du papillomavirus (HPV) au niveau du col utérin.

Le développement du cancer du col de l’utérus

Le cancer du col de l’utérus se développe à partir des cellules du col de l’utérus.

Le col de l’utérus est la partie étroite et inférieure de l’utérus reliant le corps de l’utérus au vagin. Il est constitué de deux parties : l’endocol du côté du corps de l’utérus et l’exocol du côté du vagin.

Presque tous les cancers du col de l’utérus sont des carcinomes, c’est-à-dire des cancers qui naissent au niveau de la couche superficielle (ou épithélium) de la tapissant le col.

Ces carcinomes se divisent en deux types :

  • les carcinomes épidermoïdes (85 % des cas) : ils se développent au niveau de l’exocol ;
  • les adénocarcinomes (15 % des cas) : ils apparaissent au niveau de l’endocol.

L'appareil génital féminin

Schéma : appareil génital féminin (1)

Fréquence du cancer du col de l’utérus

Le cancer du col de l’utérus est le 12e cancer le plus fréquent chez la femme en France.

Près de 3 000 cas de cancers du col utérin sont diagnostiqués chaque année.

Plus de 1 100 femmes meurent chaque année de ce cancer, l’un des seuls cancers pour lequel le pronostic se dégrade en France. En effet, le taux de survie à 5 ans après le diagnostic est passé de 68 % dans la période 1989-1993 à 62 % dans la période 2005-2010.

© Pulsations Multimedia « Allô Docteurs »

Le principal facteur de risque : le papillomavirus humain ou HPV

Le humain, en cause dans la survenue du cancer du col de l'utérus

Le cancer du col de l’utérus est principalement dû à une infection persistante (d’une durée de 10 à 15 ans) par des virus appelés humains (virus du papillome humain ou HPV, abréviation de human ) et transmis par voie sexuelle.

L’infection par un virus HPV est très courante (80% des femmes sont infectées au moins une fois dans leur vie) et guérit le plus souvent spontanément. Mais dans 10 % des cas, le virus persiste au niveau de la du col utérin et peut alors provoquer des modifications de l’épithélium appelées lésions précancéreuses, susceptibles d’évoluer vers un cancer.

Les appartiennent à une famille comprenant de nombreux types de virus. Seuls certains types de virus HPV sont impliqués dans la survenue du cancer du col de l’utérus. Les virus les plus fréquemment rencontrés sont les HPV de type 16 et 18, qui sont présents dans plus de 70 % des cas de cancer du col de l’utérus.

La transmission du virus se fait par contact avec la peau et les muqueuses, le plus souvent lors de rapports sexuels, avec ou sans pénétration. C’est pourquoi le préservatif, s’il permet de limiter le contact avec le virus, ne peut toutefois pas assurer une protection complète.

Prévenir l'infection à humain par la vaccination

Deux vaccins sont utilisables pour prévenir l'infection à : un vaccin bivalent (qui protège contre les virus de types 16,18) et un vaccin quadrivalent (qui protège contre les virus de types 6,11,16,18). Les vaccins ne sont pas interchangeables et toute vaccination initiée avec l'un d'eux doit être achevée avec le même vaccin.

La vaccination ne protège pas contre toutes les infections à . C’est pourquoi il est nécessaire, chez les femmes de 25 à 65 ans, même si elles sont vaccinées, de faire des frottis de dépistage tous les 3 ans (après 2 premiers frottis normaux pratiqués à un an d’intervalle).

L’infection par un (HPV) est responsable de plusieurs cancers

Les (HPV) sont en cause chaque année dans environ :

  • 3 000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus,
  • 500 cancers de la vulve,
  • 300 cancers du vagin,
  • 1 100 cancers de l’anus.

Les autres facteurs de risque du cancer du col de l’utérus

Il existe plusieurs autres facteurs qui augmentent le risque de développer un jour un cancer du col de l’utérus :

  • la précocité des rapports sexuels ;
  • la multiplicité des partenaires sexuels ;
  • le tabagisme ;
  • être porteur du virus VIH ou être sous traitement immunosuppresseur ;
  • le fait d’avoir eu plusieurs enfants (multiparité) ;
  • l’utilisation prolongée de contraceptifs hormonaux;
  • certaines infections sexuellement transmissibles (Chlamydiose ou herpès génital).
Il est possible de réduire ses risques de cancers

De multiples facteurs sont susceptibles d’intervenir dans l’apparition et le développement d’un cancer.

Quelques pistes pour réduire les expositions aux principaux facteurs de risque et préserver sa santé :

Sources
  • Ministère des solidarités et de la santé. Dépistage du cancer du col de l'utérus. Site internet : Ministère des solidarités et de la santé. Paris ; 2018 [consulté le 19 novembre 2018]
  • Institut national du cancer (INCa). Le cancer du col de l'utérus. Site internet : INCa. Boulogne Billancourt (France) ; 2015 [consulté le 19 novembre 2018]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Cancer du col de l’utérus : une meilleure couverture vaccinale et un dépistage renforcé restent la priorité. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2017 [consulté le 19 novembre 2018]