Les bons réflexes en cas de bronchiolite

13 décembre 2017
En cas de bronchiolite chez un nourrisson, il est important de savoir comment réagir (dans quels délais consulter ?) et quels bons gestes adopter pour soulager son enfant.

Comment réagir en cas de bronchiolite ?

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La bronchiolite ne relève pas de l'automédication. Je prends rendez-vous pour mon nourrisson chez mon médecin ou mon pédiatre. Un examen médical est nécessaire.

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En cas de bronchiolite, je n'attends pas pour contacter mon médecin. La consultation médicale doit avoir lieu dans la journée ; elle est indispensable pour évaluer l'état de santé du nourrisson.

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  • Mon nourrisson de plus de 3 mois a des symptômes de bronchiolite, son état général est conservé et il continue à s’alimenter.
  • J’ai déjà consulté mais les symptômes s’aggravent progressivement.
  • J’ai déjà consulté mais après quelques jours, la fièvre augmente et les sécrétions bronchiques sont épaisses, jaunes ou verdâtres : une surinfection bactérienne est possible.

Je consulte mon médecin traitant dans la journée.

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  • Mon nourrisson est âgé de moins de six semaines.
  • Il est né prématurément et/ou a présenté des problèmes respiratoires à la naissance et il a moins de trois mois.
  • Il est atteint d'une maladie cardiaque ou d'une pathologie chronique.
  • Il refuse de s'alimenter et/ou de boire.
  • Il présente des troubles digestifs (vomissements, diarrhée...) qui peuvent entraîner une déshydratation.
  • Son comportement se modifie (fatigue, malaise, agitation...).
  • Il est pâle et/ou ses lèvres et ses doigts bleuissent.
  • Il a de plus en plus de mal à respirer : sa respiration est rapide et plus courte ou irrégulière, il fait des pauses respiratoires, il présente des signes de lutte respiratoire (battements des narines, espaces entre ses côtes et au-dessus de ses clavicules se creusant appelé tirage intercostal).

Je conduis mon enfant au service des urgences ou je contacte sans tarder le service d'aide médicale d'urgence (Samu) : 15 ou 112.

Les gestes qui soulagent en cas de bronchiolite

Si votre enfant présente les symptômes d'une bronchiolite, voici quelques conseils utiles :

  • désencombrez son nez avant les repas et régulièrement (autant de fois que nécessaire) avec du sérum physiologique et des mouchoirs jetables ;
  • retirez-lui quelques couches de vêtements s'il a un peu de fièvre, pour qu'il évacue sa chaleur ;
  • proposez-lui régulièrement et fréquemment de boire de l'eau, pour éviter la déshydratation ;
  • continuez à l’alimenter normalement en fractionnant ses repas s’il est fatigué ;
  • aérez sa chambre fréquemment et maintenez la température à 19 °C au maximum ;
  • continuez à coucher votre enfant sur le dos comme habituellement ;
  • évitez d'exposer votre enfant au tabagisme passif : cela aggrave la maladie et favorise les rechutes ;
  • ne lui donnez pas d'antitussifs ou de fluidifiants bronchiques : ils sont contre-indiqués chez le petit enfant. De plus, la toux est indispensable pour évacuer les sécrétions bronchiques ;
  • s’il a de la fièvre (plus de 38°), donnez-lui un pour qu'il se sente mieux ;
  • gardez votre nourrisson à la maison pendant toute la phase aiguë de la bronchiolite.
La fièvre et la douleur chez l'enfant : quels médicaments ?

La prise d’antalgiques ou antipyrétiques nécessitent quelques précautions d’emploi.

Si votre enfant a plus de trois mois, donnez-lui du paracétamol et en cas de contre-indication au paracétamol donnez-lui de l'ibuprofène. La dose doit être adaptée à son poids :

  • pour le paracétamol, un maximum de 60 mg par kilo et par jour, à répartir en quatre ou six prises, soit environ 15 mg/kg toutes les six heures ou 10 mg/kg toutes les quatre heures ;
  • pour l'ibuprofène, un maximum de 20 à 30 mg par kilo et par jour, à répartir en trois ou quatre prises, soit un maximum de 10 mg/kg toutes les huit heures ou 7,5 mg/kg toutes les six heures. Soyez vigilant ! Si votre enfant a la varicelle ou s'il est déshydraté (diarrhées et vomissements importants), ne lui donnez pas d'ibuprofène.
    À noter : un autre anti-inflammatoire peut être utilisé à la place de l'ibuprofène et à partir de l'âge de 6 mois : le kétoprofène à la dose maximale de 2 mg par kilo et par jour.

Si votre enfant a moins de trois mois, donnez-lui uniquement du paracétamol : un maximum de 60 mg par kilo et par jour, à répartir en quatre ou six prises, soit environ 15 mg/kg toutes les six heures ou 10 mg/kg toutes les quatre heures. Consultez rapidement votre médecin.

L'aspirine ne doit jamais être administrée chez l'enfant sans avis médical, en raison du risque de survenue d'une , mais grave, le .

La présentation des médicaments pour enfants

Les présentations pédiatriques (sachets, cuillères mesures, pipettes graduées...) simplifient l'adaptation de la dose du médicament au poids de votre enfant.

La prise de comprimés ou de gélules est strictement contre-indiquée chez l'enfant de moins de 6 ans, car elle expose à un risque de fausse route.

Consultez la notice du médicament et respectez les contre-indications. Au moindre doute, demandez conseil à votre pharmacien ou à votre médecin.

Sources
  • Santé publique France-InVS. La bronchiolite : Aide-mémoire. Site internet : Santé publique France. Saint Maurice (France) ; 2017 [consulté le 12 décembre 2017]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Pertinence du recours à l'hospitalisation pour bronchiolite. Site internet : HAS. Saint Denis La Plaine (France) ; 2012 [consulté le 12 décembre 2017]
  • Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Nouvelles modalités de prise en charge de la toux chez le nourrisson (enfant de moins de 2 ans). Site internet : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2011 [consulté le 12 décembre 2017]
  • Haute Autorité de santé. Prise en charge de la fièvre chez l'enfant. Fiche mémo. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) : 2016 [consulté le 12 décembre 2017]
  • National Institut for Health and Care Excellence. Bronchiolitis in children. Site internet : Nice. Londres : 2016 [consulté le 12 décembre 2017]
  • Haut Conseil de santé publique. Survenue de maladies infectieuses en collectivité. Conduites à tenir. Site internet : HCSP. Paris ; 2012 [consulté le 13 décembre 2017]