Vivre avec une BPCO

12 décembre 2017
Si vous souffrez de BPCO, un suivi médical est mis en place pour vérifier l’efficacité du traitement. Pour mieux vivre avec une BPCO, il est vivement recommandé d’arrêter de fumer et de conserver, si possible, une activité physique adaptée.

Le suivi médical en cas de bronchopneumopathie chronique obstructive

Votre médecin traitant assure votre suivi en coordination avec une équipe pluridisciplinaire : pneumologue, cardiologue, kinésithérapeute, diététicien, psychologue....

Voici quelques recommandations pour contribuer au mieux à la surveillance de votre état.

  • Mettez en pratique les conseils de votre médecin traitant pour avoir un meilleur confort de vie.
  • N’oubliez pas les visites et les examens de contrôle (EFR ou épreuves fonctionnelles respiratoires, mesure des gaz du sang, radiographie de thorax, examen cyto bactériologique des crachats...)
  • N’hésitez pas à échanger avec les professionnels de santé (médecin, kinésithérapeute…) : interrogez-les sur votre maladie et notez les questions que vous vous posez entre deux consultations.
  • Faites-vous expliquer le traitement par votre médecin ou votre pharmacien.
  • Si vous souhaitez avoir une information plus détaillée, n’hésitez pas à demander à votre médecin comment bénéficier d’une éducation thérapeutique.
  • Pour une meilleure efficacité de votre traitement, respectez-le et ne l’interrompez jamais sans en parler à votre médecin traitant.
  • Lors d'une consultation auprès de tout professionnel de santé, mentionnez-lui votre pathologie et le traitement que vous suivez.
  • Faites-vous vacciner contre la grippe et le pneumocoque.
  • Avertissez sans délai votre médecin devant tout symptôme inhabituel ou nouveau qui vous inquiète (ex. : fièvre, aggravation de votre état respiratoire…)
  • Signalez aussi tout effet indésirable dû au traitement, pour chercher comment l’atténuer ou le prévenir. Ces effets sont rares avec les traitements inhalés (accélération du rythme cardiaque, tremblements, sècheresse de la bouche, constipation...)

BPCO : conseils au quotidien

Mettre en place de nouvelles habitudes de vie est nécessaire pour bien vivre avec une BPCO.

Pour éviter l'aggravation de la BPCO, il est fortement recommandé d’arrêter de fumer. L'objectif n'est pas de fumer moins mais de ne plus fumer du tout. En cas de rechute, il ne faut pas vous décourager. La plupart des personnes font plusieurs essais avant de parvenir à un arrêt définitif.

Si votre travail vous expose régulièrement à des fumées, gaz, poussières, odeurs fortes, et que vous souffrez de BPCO, il faut envisager un changement de poste. Pour cela, parlez-en à votre médecin traitant et au médecin du travail.

À un stade précoce de la BPCO, il est recommandé de faire une activité physique régulière et du sport.

Lorsque la BPCO rend difficile un effort, un programme de réhabilitation respiratoire centré sur l'activité physique et le réentraînement des muscles est conseillé.

Au stade de l'insuffisance respiratoire, la pratique d'un sport est impossible. Cependant, l'entretien musculaire est nécessaire, si besoin est, avec l'aide d'un kinésithérapeute et, dans tous les cas, par le maintien d'un minimum d'activité physique quotidienne.

Veillez à garder un bon équilibre nutritionnel grâce à une alimentation équilibrée.

Toute prise de poids est néfaste car elle aggrave l'essoufflement. Demandez conseil à votre médecin pour éviter le surpoids.

La maladie peut être, à un stade peu évolué, compatible avec une activité professionnelle moyennant, le cas échéant, un aménagement de poste. Parlez-en à votre médecin du travail.

Au stade de l’insuffisance respiratoire, cela peut ne plus être possible : informez-vous auprès des assistants sociaux ou adressez-vous à la MDPH, Maison départementale des personnes handicapées, qui a pour mission d’informer et d’aider les malades.

La CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie) publie la liste des Maisons départementales des personnes handicapées.

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Sources
  • Collège des enseignants de pneumologie. Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Site internet : Société de pneumologie de langue française. Paris ; 2017 [consulté le 12 décembre 2017]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Bronchopneumopathie chronique obstructive : trois outils pour améliorer le parcours de soins des patients. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2016 [consulté le 12 décembre 2017]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Bronchopneumopathie chronique obstructive - Guide parcours de soins. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2014 [consulté le 12 décembre 2017]
  • Institut national de recherche et de sécurité (INRS). Tableaux des maladies professionnelles - Guide et commentaires. Site internet : INRS. Paris ; 2012 [consulté le 12 décembre 2017]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Comment mettre en œuvre la réhabilitation respiratoire pour les patients ayant une bronchopneumopathie chronique obstructive ? Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2014 [consulté le 12 décembre 2017]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Insuffisance respiratoire chronique grave secondaire à une bronchopneumopathie chronique obstructive. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2014 [consulté le 12 décembre 2017]