Vivre avec la BPCO

24 avril 2017
Si vous souffrez de BPCO, un suivi médical est mis en place pour vérifier l’efficacité du traitement. Pour mieux vivre avec une BPCO, il est vivement recommandé d’arrêter de fumer et de conserver, si possible, une activité physique adaptée.

Le suivi médical en cas de bronchopneumopathie chronique obstructive

Votre médecin traitant assure votre suivi en coordination avec une équipe pluridisciplinaire : pneumologue, cardiologue, kinésithérapeute, diététicien, psychologue....

Voici quelques recommandations pour contribuer au mieux à la surveillance de votre état.

  • Mettez en pratique les conseils de votre médecin traitant pour avoir un meilleur confort de vie.
  • N’oubliez pas les visites et les examens de contrôle.
  • Faites-vous expliquer le traitement par votre médecin ou votre pharmacien. Pour une meilleure efficacité de celui-ci, respectez-le et ne l’interrompez jamais sans en parler à votre médecin traitant.
  • Si vous souhaitez avoir une information plus détaillée, n’hésitez pas à demander à votre médecin comment bénéficier d’une éducation thérapeutique.
  • Faites-vous vacciner contre la grippe et le pneumocoque.
  • Avertissez sans délai votre médecin devant tout symptôme inhabituel ou nouveau qui vous inquiète (ex. : fièvre, aggravation de votre état respiratoire…)
  • N’hésitez pas à échanger avec les professionnels de santé (médecin, kinésithérapeute…) : interrogez-les sur votre maladie et notez les questions que vous vous posez entre deux consultations.
  • Signalez aussi tout effet indésirable dû au traitement, pour chercher comment l’atténuer ou le prévenir. Ces effets sont rares avec les traitements inhalés (accélération du rythme cardiaque, tremblements, sècheresse buccale, constipation...)

Les soins en rapport avec votre maladie peuvent, dans certaines conditions, être pris en charge au titre des affections de longue durée (ALD).

BPCO : conseils au quotidien

Mettre en place de nouvelles habitudes de vie est nécessaire pour bien vivre avec une BPCO.

Pour prévenir la BPCO, il est fortement recommandé d’arrêter de fumer. L'objectif n'est pas de fumer moins mais de ne plus fumer du tout. En cas de rechute, il ne faut pas vous décourager. La plupart des personnes font plusieurs essais avant de parvenir à un arrêt définitif

Si votre travail vous expose régulièrement à des fumées, gaz, poussières, odeurs fortes, et que vous souffrez de BPCO, il faut envisager un changement de poste. Pour cela, parlez-en à votre médecin traitant et au médecin du travail.

À un stade précoce de la BPCO, il est recommandé de faire une activité physique régulière et du sport.

Lorsque la BPCO rend difficile un effort, un programme de réhabilitation respiratoire centré sur l'activité physique et le réentraînement des muscles est conseillé.

Au stade de l'insuffisance respiratoire, la pratique d'un sport est impossible. Cependant, l'entretien musculaire est nécessaire, si besoin est, avec l'aide d'un kinésithérapeute et, dans tous les cas, par le maintien d'un minimum d'activité physique quotidienne.

Veillez à garder un bon équilibre nutritionnel grâce à une alimentation équilibrée et à éviter le surpoids.

La maladie peut être, à un stade peu évolué, compatible avec une activité professionnelle moyennant, le cas échéant, un aménagement de poste. Parlez-en à votre médecin du travail.

Au stade de l’insuffisance respiratoire, cela peut ne plus être possible : informez-vous auprès des assistants sociaux ou adressez-vous à la MDPH, Maison départementale des personnes handicapées, qui a pour mission d’informer et d’aider les malades.

La CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie) publie la liste des Maisons départementales des personnes handicapées.

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Sources
  • Comité national contre les maladies respiratoires. Maladies respiratoires : BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive). Site internet : La fonction du souffle. Paris ; 2012 [consulté le 29 août 2013]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Insuffisance respiratoire chronique grave secondaire à une bronchopneumopathie chronique obstructive. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2014 [consulté le 23 janvier 2015]