Prévenir la BPCO

16 mars 2020
Pour prévenir la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), il est important de ne pas fumer ou d'arrêter sa consommation de tabac. Le tabagisme passif est également un facteur favorisant. Les expositions professionnelles aux agents nocifs sont à éviter.

Ne pas s'exposer au tabac

Dans plus de 80 % des cas, la cause de la BPCO est le tabagisme. La seule façon de prévenir l'apparition ou l'aggravation de la BPCO est de ne pas fumer ou d’arrêter la consommation de tabac. Il faut également veiller à éviter les atmosphères enfumées (tabagisme passif).

Le risque augmente avec l'ancienneté et l'intensité de l'intoxication tabagique. L'arrêt du tabac, à tous les stades de la maladie, permet de stabiliser la fonction respiratoire.

En arrêtant de fumer, vous agissez pour améliorer votre respiration et, en même temps, pour limiter le risque de maladies cardiovasculaires.

Votre médecin traitant peut vous aider et vous conseiller sur l'arrêt du tabac.

Si en plus du tabac, vous consommez du cannabis, il est important d'arrêter pour prévenir la survenue d'une BPCO.

Arrêter de fumer : quels effets bénéfiques ?

Les premiers effets de l’arrêt du tabac se manifestent dès les premiers jours :

  • 20 minutes après l'arrêt du tabac, votre pression sanguine et vos pulsations cardiaques redeviennent normales ;
  • 24 heures après avoir fumé votre dernière cigarette, le monoxyde de carbone est complètement éliminé de votre corps, vos poumons commencent à chasser le et les résidus de fumée, le corps ne contient plus de nicotine (un syndrome de manque du tabac peut apparaître) ;
  • après 48 heures, votre goût et votre odorat s'améliorent ;
  • après 72 heures, votre respiration est plus facile, votre énergie augmente.

Ensuite, au bout de trois à neuf mois :

  • les problèmes respiratoires et la toux s'apaisent, votre voix devient plus claire et vous êtes de moins en moins essoufflé ;
  • progressivement, votre teint s’éclaircit, vos rides sont moins marquées, vos dents sont plus blanches, votre haleine devient plus agréable ;
  • vous devenez plus calme et ne ressentez plus les effets physiques de la nicotine : battements du cœur accélérés... Votre stress physique diminue. Cela signifie que vous avez réussi votre à la nicotine.

Supprimer une exposition aux polluants de l'air

Certains facteurs environnementaux favorisent la survenue d'une BPCO :

  • la pollution de l'air extérieur ;
  • la pollution de l'air intérieur, par un chauffage au bois ou au charbon par exemple qui peut être prévenue par une bonne ventilation et la suppression de l'appareil en cause ;
  • l'exposition professionnelle à des toxiques ou des irritants : 
    • particules minérales dans l'industrie minière (poussières de charbon, de silice),
    • particules organiques (végétaux, moisissures) dans l'industrie du textile et le secteur agricole (élevage de porcs, silos à grain, production laitière),
    • gaz, vapeurs et fumées.
      Dans les cas où une exposition professionnelle est responsable de la BPCO, il faut éviter d'être en contact avec l’agent nocif. Si vous vous posez des questions, adressez-vous à votre médecin du travail.

Diagnostiquer précocement la BPCO

Chez les personnes de plus de 40 ans, exposées au tabac, présentant des symptômes de toux avec crachats (expectorations) ou d'essoufflement, une mesure du souffle par spirométrie permet de diagnostiquer précocement une BPCO.

Si vous êtes dans ce cas, parlez-en à votre médecin traitant.

Test BPCO

En 6 questions, ce test vous permet d'évaluer la probabilité que vous ayez une bronchopneumopathie chronique obstructive.

  • Collège des enseignants de pneumologie. Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Site internet : Société de pneumologie de langue française. Paris ; 2017 [ consulté le 10 mars 2020]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Bronchopneumopathie chronique obstructive - Guide parcours de soins. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2019 [consulté le 10 mars 2020]
  • Institut national de recherche et de sécurité (INRS). Tableaux des maladies professionnelles - Guide et commentaires. Site internet : INRS. Paris ; 2017 [consulté le 10 mars 2020]