La boulimie et l'hyperphagie boulimique au quotidien

La boulimie et l'hyperphagie boulimique nécessitent un suivi à long terme. Ce dernier s’appuie sur l’intervention de plusieurs professionnels de santé : médecin traitant, psychiatre ou psychologue, etc. Au quotidien, le soutien des proches constitue également un appui précieux.

Le suivi médical en cas de boulimie et d'hyperphagie boulimique

Le suivi des personnes boulimiques est pluridisciplinaire (psychiatre, pédiatre, médecin traitant, psychologue, diététicien).

Le suivi psychologique doit être long (au moins une année, voire plusieurs années) pour s'assurer de la guérison. Les interruptions dans la prise en charge thérapeutique sont à éviter car elles aggravent la boulimie et l'hyperphagie boulimique ou favorisent les rechutes.

Souvent, les familles ont de multiples compétences pour aider la personne en souffrance ; c'est pourquoi elles sont toujours associées à l'action du personnel de soins.

Vivre au quotidien avec une boulimie ou une hyperphagie boulimique

Dans la vie de tous les jours, essayez de suivre les conseils suivants.

Boulimie et hyperphagie boulimique : se faire aider est essentiel

Si vous souffrez de boulimie ou d'hyperphagie boulimique, respectez les soins entrepris, et acceptez le soutien proposé par vos proches. Ceux-ci peuvent notamment vous encourager dans vos efforts.

Voici quelques conseils à suivre au quotidien si vous souffrez de troubles du comportement alimentaire :

Acceptez l’aide que l’on vous propose. Les médecins, ainsi que votre entourage, peuvent vous soutenir dans votre combat. Aussi, ne cachez pas votre maladie à vos proches.

Respectez la fréquence des consultations. Si vous suivez une , assistez à tous vos rendez-vous chez le médecin ou le psychothérapeute. Continuez le suivi et la surveillance aussi longtemps que le préconise l’équipe soignante.

Réapprenez à partager les repas avec d'autres et le plaisir de manger.

Évitez de vous isoler, afin de retrouver une vie sociale plus animée.

Rapprochez-vous des associations de malades pour échanger et trouver un soutien.

Comment aider une personne boulimique ?

Voici ce que vous pouvez faire si une personne de votre entourage présente une boulimie ou une hyperphagie boulimique :

Ne soyez pas surpris si la personne nie son problème.

Incitez-la à consulter, si des troubles alimentaires apparaissent ou s’ils s'aggravent. Vous pouvez aussi solliciter des conseils auprès des médecins. Le cas échéant, faites-le en présence du malade, et avec son accord.

Évitez les discussions par rapport à la nourriture.

Encouragez-la dans l'observance du traitement et les efforts qu’elle fournit et incitez-la à participer à des activités non liées à la nourriture.

Attention aux comparaisons : l'estime personnelle des personnes souffrant de troubles de l'alimentation est parfois fragile.

Faites preuve d'empathie : évitez les commentaires sur l'apparence et sur les comportements.

Soyez patient : cette maladie peut être longue et il est inutile d'espérer une guérison instantanée.

Obtenez de l'aide pour vous : recherchez le soutien de votre famille, de vos amis ou d'un professionnel, une association de patients.

Boulimie et vie scolaire

La boulimie a rarement des conséquences sur la vie scolaire. Le mal-être dans lequel se trouve le jeune boulimique peut néanmoins se traduire par une baisse de ses performances scolaires, voire par un absentéisme pour satisfaire les crises.

Après une hospitalisation pour boulimie, le retour à la maison et à l’école peut générer de nombreuses angoisses. Une bonne collaboration entre la famille, l'équipe soignante et la communauté scolaire permet d’anticiper et d’aménager le retour à l'école. Il s’agit d’accompagner l’adolescent dans un processus de réintégration scolaire et sociale et d’envisager avec lui, si nécessaire, les modalités de son retour à la cantine.

Boulimie, hyperphagie boulimique et désir d'enfant

Un suivi gynécologique chez les jeunes femmes permet de s'assurer de la prise d'une contraception efficace même en cas de vomissements, car la dysménorrhée et l' ne protègent pas d'une grossesse.

Les troubles du comportement alimentaire diminue la fertilité. En cas de désir de grossesse, la jeune femme est invitée à aborder ses difficultés au cours d'une consultation préconceptionnelle.

  • Ministère des Solidarités et de la santé. Prévention des troubles du comportement alimentaire chez les jeunes. Site internet : Ministère des Solidarités et de la santé. Paris ; 2017 [consulté le 28 mars 2019]
  • Ministère de l'éducation nationale et de la jeunesse. Des troubles alimentaires ? Site internet : Jeunes.gouv.fr. Paris ; 2015 [consulté le 28 mars 2019]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Boulimie et hyperphagie boulimique : Repérage et éléments généraux de prise en charge. Recommandation de bonne pratique. HAS. Saint-Denis La Plaine ; 2019 [consulté le 19 septembre 2019]
  • Collège national universitaire des enseignants d'addictologie. Troubles des conduites alimentaires chez l'adolescent et l'adulte. Site internet : Cunea. CHU Nancy. Vandoeuvre lès Nancy (France) ; 2019 [consulté le 28 mars 2019]
  • Tous à l'école. Anorexie mentale et boulimie. Site internet : Tous à l'école. paris ; 2017 [consulté le 28 mars 2019]
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