Agir sur votre consommation de tabac

19 janvier 2018
Pour éviter un AVC, il est recommandé d’arrêter de fumer. Votre médecin traitant peut vous accompagner dans cette démarche.

Pourquoi arrêter de fumer ?

Fumer diminue vos capacités respiratoires et cardiaques à l’effort. Votre corps est en effet moins bien oxygéné et vos muscles moins performants.

La cigarette annule aussi la protection naturelle contre le risque de maladies cardiovasculaires dont bénéficient les femmes jusqu’à la ménopause, grâce à leurs hormones.

L'association pilule-tabac multiplie par plus de quatre le risque de faire un accident vasculaire cérébral.

En arrêtant de fumer, vous agissez pour limiter le risque de maladies cardiovasculaires :

  • 20 minutes après l’arrêt du tabac, votre pression sanguine et vos pulsations cardiaques redeviennent normales.
  • 24 heures après avoir fumé votre dernière cigarette, le monoxyde de carbone est complètement éliminé de votre corps, vos poumons commencent à éliminer le et les résidus de fumée.
  • Après 48 heures, le goût et l’odorat s’améliorent.
  • Après 72 heures, votre respiration est plus facile, votre énergie augmente.
  • Au bout de 3 à 9 mois, les problèmes respiratoires et la toux s’apaisent, votre voix devient plus claire.
  • Après 5 ans sans tabac, le risque d’être victime d’un infarctus du est deux fois moins élevé que celui d’un fumeur.
  • 10 ans après l’arrêt du tabac, le risque d’avoir une crise cardiaque redevient équivalent à celui d’une personne qui n’a jamais fumé.

Des aides au sevrage tabagique

Si vous avez décidé d'arrêter de fumer, vous pouvez bénéficier d'un coaching 100 % personnalisé en téléchargeant la nouvelle application Tabac info service.

Votre médecin traitant peut  également vous aider et vous conseiller sur l’arrêt du tabac. Si vous êtes dépendant au tabac, il peut vous prescrire un traitement de substitution à la nicotine, sous forme de timbre, de gommes à mâcher ou de comprimés à faire fondre sous la langue. Si les dosages sont bien adaptés, ces substituts comblent le manque de nicotine. Les effets désagréables liés à l’arrêt du tabac (comme l’irritabilité, les difficultés de concentration, l’humeur dépressive, les troubles du sommeil ou de l’appétit, etc.) disparaissent ou diminuent.

L'Assurance Maladie vous accompagne dans l'arrêt du tabac

Elle prend en charge, sur prescription médicale établie par un médecin ou une sage-femme, les traitements par substituts nicotiniques (patch, gomme, pastille, inhalateur...)

© Pulsations Multimedia « Allô Docteurs »

Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Arrêt de la consommation de tabac : du dépistage individuel au maintien de l’abstinence en premier recours. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2014 [consulté le 19 janvier 2018]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Arrêter de fumer et ne pas rechuter : la recommandation 2014 de la HAS. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2014 [consulté le 19 janvier 2018]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Sevrage tabagique. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2015 [consulté le 19 janvier 2018]
  • Institut national du cancer (INCa). Arrêter de fumer pour réduire son risque. Site internet : INCa. Boulogne-Billancourt (France) ; 2017 [consulté le 19 janvier 2018]