Pratiquer une activité physique en étant atteint d’asthme

L’asthme et le sport sont-ils compatibles ?

La pratique d’une activité physique est tout à fait compatible, et même recommandée lorsqu’un asthme est bien contrôlé. L’asthme n’est pas une contre-indication à la pratique sportive ni au sport de haut niveau en dehors du cas particulier de la plongée sous-marine.

Pour cela, assurez-vous que votre asthme est équilibré :

  • vous n’avez pas été gêné dans la journée plus de deux fois par semaine (comme des difficultés à respirer, une respiration sifflante,…) ;
  • vous n’avez pas été réveillé la nuit à cause de votre asthme ;
  • vous avez  pu pratiquer vos activités quotidiennes sans difficulté ;
  • vous n’avez pas eu besoin de votre traitement de crise plus de deux fois par semaine.

Les bienfaits de l’activité physique

Qu’il s’agisse d’un loisir ou d’un sport de compétition, l’activité physique pratiquée dans de bonnes conditions a de nombreux effets positifs : elle renforce votre cœur, votre tolérance à l’effort et votre souffle. Elle aide à améliorer le contrôle de votre asthme et apporte du bien-être, diminue le stress contribuant ainsi à une meilleure qualité de vie. L’activité physique diminue aussi le risque d’exacerbation.

L’activité physique se pratique aussi dans la vie de tous les jours : monter les escaliers, effectuer ses déplacements quotidiens à pied ou à vélo, jardiner, promener son chien, faire le ménage,…
Toutes les occasions sont bonnes pour bouger et améliorer votre condition physique !

 

Qu’est-ce que l’asthme d’effort ?

Il arrive qu’une crise d’asthme soit déclenchée au cours d’un exercice physique, ou peu après : la respiration s’accélère et la des bronches se déshydrate pouvant conduire à une crise. C’est ce que l’on appelle un asthme d’effort. Il survient plus facilement en cas d’asthme sévère ou non contrôlé et peut être favorisé par :

  • un air froid et sec,
  • la pollution atmosphérique,
  • les pollens.

Les symptômes peuvent varier d’une personne à l’autre : une gêne respiratoire, une respiration sifflante, une sensation d’oppression sur la poitrine, une toux…Ils peuvent être soulagés en prenant le traitement de crise. Si vous pensez être sujet à l’asthme d’effort cela peut être confirmé par des tests. Parlez-en avec votre médecin traitant, qui pourra répondre à vos questions et établir un diagnostic.

Si vous souffrez d’asthme d’effort, Certaines précautions sont à prendre pour limiter le risque de crise en cas d’effort :

  • s’échauffer progressivement,
  • respirer par le nez, ce qui réchauffe et filtre l’air avant qu’il n’arrive jusqu’aux bronches,
  • porter un foulard devant la bouche en cas de grand froid,
  • arrêter progressivement l’effort.

Votre médecin vous conseillera si nécessaire de prendre une ou deux bouffées de votre traitement de crise 10 à 15 minutes avant l’effort.

Bien choisir son activité physique

La pratique d’une activité physique, d’autant plus avec un asthme, demande quelques dispositions simples à mettre en œuvre.

Avant de débuter toute activité, il est essentiel d’en parler avec votre médecin, qui vérifiera que votre asthme est bien contrôlé et pourra vous conseiller en cas de besoin. Il tiendra compte  de votre environnement, de vos facteurs de risque (tabac, surpoids,...) et de vos maladies associées  (cardiaques notamment)
Ensuite, il est important de s’orienter vers une activité qui vous plaise. Les possibilités sont nombreuses, pour tous les budgets et tous les emplois du temps : la marche, la course à pied, le vélo, la natation, ou bien le volley-ball, le handball, le rugby si vous préférez les sports collectifs.

Les contre-indications et limitations à l’activité physique pour les patients asthmatiques  recommandation HAS juillet 2022)

Les contre-indications temporaires Les limitations La plongée sous-marine
en scaphandre autonome (en bouteille)
  • Asthme non contrôlé
  • Comorbidités, notamment cardio-vasculaires, non stabilisées
  • Allergie, selon l’activité choisie (équitation, course en pleine nature en saison pollinique, etc.)
  • Natation dans les piscines chlorées qui peut déclencher une bronchoconstriction induite par l’exercice (BIE)

Toute notion d’asthme nécessite une évaluation par un pneumologue, et des EFR avec test de réversibilité aux bêta-2-mimétiques.

La plongée en scaphandre autonome est contre-indiquée dans les cas suivants :

  • Plus de 6 crises par an
  • Antécédent de crise grave

Enfin, quelle que soit l’activité que vous pratiquez, gardez toujours votre traitement de crise sur vous. 

Le sport en compétition

L’asthme est compatible avec la pratique du sport en compétition, s’il est bien contrôlé et que vous êtes bien encadré.
Attention, car certains médicaments utilisés dans le traitement contre l’asthme figurent sur la liste des substances interdites et doivent faire l’objet d’une procédure d’autorisation d’usage à des fins thérapeutiques (AUT).
D’autres traitements sont autorisés, selon un dosage thérapeutique respecté. Ils doivent être justifiés en cas de contrôle antidopage.

 

> Pour en savoir plus, renseignez-vous auprès de votre médecin traitant.

Cet article vous a-t-il été utile ?
Pourquoi cet article ne vous a pas été utile ?
* champ obligatoire