Coup de balai sur les idées reçues

07 avril 2017
Plusieurs idées préconçues sur l’asthme circulent et constituent un frein au bon suivi de la maladie par le patient. Une meilleure connaissance de l’asthme sur ces points précis permet de mieux s’y retrouver.

FAUX ! « Je n’ai pas de crise, donc je n’ai plus d’asthme »

Si vous n’avez plus de crise, c’est que votre asthme est bien contrôlé. Il est cependant nécessaire de prendre votre tous les jours pour maintenir ce contrôle, et de garder toujours sur vous votre inhalateur de secours. L’asthme persiste au cours de la vie. Toutefois, la personne asthmatique, sous l’effet du traitement ou spontanément, peut ne pas avoir de gêne pendant de longues périodes.

VRAI ! « J’ai de l’asthme ; je peux quand même faire du sport »

La pratique d’une activité physique est bénéfique lorsque qu’on a un asthme. Cela améliore votre tolérance à l’effort et le contrôle de votre asthme.

Il est toutefois indispensable de demander conseil à votre médecin, qui vérifiera si votre asthme est bien contrôlé. Si tel est le cas, il pourra vous aider à trouver un sport qui vous plaise tout en prenant en compte les facteurs favorisant votre asthme. Aucun sport n’est interdit ! Même la plongée avec bouteilles est possible sous certaines conditions.

FAUX ! « Je me sens bien, je peux diminuer mon traitement »

Si vous vous sentez bien, c’est que votre asthme est bien contrôlé. C’est grâce à la prise quotidienne de votre que vous ne ressentez aucune gêne dans vos activités. Si vous modifiez votre traitement sans avis médical, les symptômes de l’asthme peuvent réapparaître et avoir un impact sur votre qualité de vie. Demandez conseil à votre médecin traitant ; il pourra éventuellement adapter le traitement en fonction de l’évolution de votre asthme.

FAUX ! « Il faut à tout prix éviter la cortisone »

La , couramment utilisée pour désigner les médicaments de la famille des corticoïdes, est un anti-inflammatoire qui a mauvaise presse. Il ne faut cependant pas confondre la en comprimés et celle prise sous forme inhalée.

La en comprimés (corticoïdes), prise pendant plusieurs mois dans certains cas d’asthme sévère, nécessite une surveillance particulière des effets indésirables sur l’organisme par le médecin.

En revanche l’inhalation de , utilisée dans le traitement de fond permet d’éviter ou de limiter les effets secondaires sur l’organisme. En effet, la dose de corticoïdes inhalés nécessaire pour être efficace est faible et est délivrée directement au niveau des bronches, limitant ainsi le passage du médicament dans le sang et l’organisme.

Quelques effets locaux peuvent parfois apparaître, comme par exemple la mycose buccale ou la voix rauque. Une bonne technique d’inhalation et un simple rinçage de la bouche et de la gorge après chaque inhalation de corticoïdes peut atténuer ces désagréments.

Sources
  • Global intiative for asthma (GINA). Global Strategy for Asthma Management and Prevention. (2016 update). Site internet : Ginasthma. Bethesda (Etats-Unis), Genève (Suisse) ; 2016 [consulté le 12 septembre 2016]
  • Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM). Asthme. Site internet : INSERM. Paris ; 2015 [consulté le 12 septembre 2016]
  • Recommandations SPLF (2015) : Mise à jour des recommandations pour la prise en charge et le suivi des patients asthmatiques adultes et adolescents (12 ans et plus