Les facteurs favorisants de l'asthme

06 avril 2017
En cas d’asthme, il est important de connaître les facteurs qui favorisent la survenue de crises. Toutes les personnes asthmatiques ne sont pas sensibles aux mêmes facteurs. Il est important de bien les identifier, afin de les éviter autant que possible et de parvenir au bon contrôle de l’asthme.

Tout savoir sur les allergènes

Des substances allergènes peuvent être présentes, que vous soyez en extérieur ou à l’intérieur d’une pièce.

L’asthme peut être déclenché par une réaction de défense excessive de l’organisme à une substance étrangère ( ) qui est normalement bien tolérée. On parle alors d’asthme allergique.

Quand une personne asthmatique rencontre l’allergène auquel elle est sensibilisée, ses anticorps ( ) le reconnaissent et déclenchent une réaction allergique au niveau des bronches. C’est la crise d’asthme.

Les allergènes les plus courants sont :

  • les acariens (animaux microscopiques présents dans la poussière, la literie, la moquette, etc.) ;
  • les poils d’animaux ;
  • les cafards (ou blattes ou cancrelats) ;
  • les moisissures, dans les endroits humides et mal ventilés.

Les crises d’asthme peuvent aussi être provoquées par d’autres allergènes présents par exemple dans certaines plantes d’intérieur, dans le latex (gants de ménage, semelles, préservatifs) ou dans la farine (asthme professionnel du boulanger). Plus rarement, elles sont déclenchées par la consommation d’un alimentaire.

Partout dans la maison

Une règle : aérez tous les jours toutes les pièces de votre maison, même s’il fait froid. Laissez l’air circuler librement : ne bouchez pas les ouvertures d’aération et nettoyez-les régulièrement. Ne surchauffez pas les pièces de vie : une température inférieure à 20 °C est préférable.

Cuisine et salle de bains

Ce sont des pièces « humides ». Il s’agit donc de surveiller l’apparition de moisissures. Aérez après la douche, le bain, la cuisson des aliments… Si des tâches d’humidité apparaissent, nettoyez-les à l’eau de javel, et cherchez les causes. Faites la chasse aux fuites et aux infiltrations, en sollicitant des professionnels si nécessaires, pour vérifier les installations et l’isolation.

La cuisine peut également être le refuge idéal pour des petites bêtes indésirables, et parfois allergènes, telles que les cafards ! Pour s’en débarrasser et éviter qu’ils ne reviennent, jetez vos sacs poubelles et les cartons d’emballages alimentaires (souvent contamines par des œufs de cafards) dès que possible. Privilégiez les boîtes hermétiques pour stocker vos aliments.

Séjour et chambre à coucher

Ce sont des pièces « sèches », qui ne demandent pas les mêmes attentions. Si vous avez des animaux domestiques, c’est souvent dans ces pièces que l’on retrouvera le plus de poils, qui peuvent parfois rendre allergique. Interdisez-leur l’accès à la chambre à coucher, pour un sommeil serein. Lavez vos animaux régulièrement ou à défaut, passez un gant humide sur leur pelage, et brossez-les à l’extérieur.

D’autres animaux peuvent devenir gênants lorsqu’on y est allergique : les acariens. Ils sont présents dans la poussière mais aussi dans les draps, les rideaux ou le canapé. Pour limiter les sources de risque :

  • utilisez un chiffon humide pour dépoussiérer les meubles ;
  • évitez autant que possible la moquette et les tapis, ainsi que les tentures et autres doubles rideaux ;
  • préférez des couettes et oreillers synthétiques ;
  • lavez les draps et les couvertures (et les peluches) régulièrement à plus de 55  °C ;
  • évitez de faire sécher votre linge dans la chambre ou le séjour.

Enfin, les plantes d’intérieur ne sont pas toutes complètement inoffensives pour vos bronches. Certaines, comme le Ficus Benjamina, peuvent déclencher des allergies. Et les pots, ainsi que la terre, sont sujets aux moisissures. Vous pouvez ainsi supprimer les bacs à réserve d’eau. Les fleurs séchées et les pots-pourris peuvent aussi être irritants.

Du fait du grand nombre d’allergènes possibles, en intérieur, il est souvent nécessaire de rechercher avec précision dans quelles circonstances surviennent les crises : le lieu, l’horaire, l’activité en cours… Si nécessaire, votre médecin peut vous proposer de réaliser un bilan allergologique.

À la saison des pollens, ceux-ci sont transportés par le vent et présents en grande quantité dans l’air extérieur. Les crises d’asthme peuvent être déclenchées par des pollens de plusieurs origines :

  • arbres (noisetiers, bouleaux, frênes, cyprès, platanes…) ;
  • (foin, avoine, seigle…) ;
  • herbes (ambroisie, oseille, plantain…)

Pour vous prémunir des pollens :

  • renseignez-vous sur la quantité de pollens dans l’air et les conditions météorologiques (vent, orage, etc.) ;
  • gardez les fenêtres fermées si l’air est riche en pollens (ouvrez-les de préférence tôt le matin et tard le soir) ;
  • pensez aux lunettes de soleil pour limiter le contact des pollens avec vos yeux, ainsi qu’au chapeau pour éviter qu’ils ne se déposent sur vos cheveux ;
  • évitez si possible les pique-niques lors des pics polliniques annoncés ;
  • pratiquez vos activités favorites de plein air de préférence tôt le matin ou en fin de journée ;
  • lavez vos cheveux longs au retour d’une promenade si l’air est riche en pollens et secouez vos vêtements à l’extérieur ;
  • évitez de dormir la fenêtre ouverte ;
  • ne faites pas sécher votre linge à l’extérieur en période de pic pollinique ;
  • apprenez à reconnaître les plantes auxquelles vous êtes sensible.

Vous disposez d'un jardin ? Confiez la tonte de votre pelouse à un proche. Pensez alors à fermer les portes et les fenêtres de votre logement !

En voiture :

  • essayez de garder vos vitres fermées autant que possible ;
  • si votre véhicule dispose de filtres anti-pollens, pensez à les changer régulièrement (tous les 20 000 km environ).

Suivre le calendrier

Globalement, la saison des pollens débute avec le printemps et s’étend jusqu’à la fin de l’été. Mais chaque espèce végétale a son propre calendrier. Connaître les périodes auxquelles sont dispersés les pollens qui déclenchent chez vous une réaction allergique permet d’agir efficacement, au bon moment.

Par exemple :

  • de février à mai, les pollens d’arbres entrent en action ;
  • de mai à juillet, les prennent le relais ;
  • les herbes terminent la saison, de juillet à octobre.

Connaître les zones d’action des pollens

Toutes les zones géographiques ne sont pas logées à la même enseigne. Le pourtour méditerranéen est particulièrement exposé aux pollens des cyprès, tandis que la région Rhône-Alpes est concernée par les pollens d’ambroisie. À noter que certains pollens (comme ceux des ) ne font pas de différence et touchent toutes les régions françaises.

Pour être informé en temps réel sur les pics de pollinisation dans votre région et connaître les végétaux « à risque », rendez-vous sur la carte de vigilance aux pollens (source : RNSA).

L’asthme professionnel est défini comme un asthme déclenché ou aggravé par une substance inhalée sur les lieux du travail : farine pour un boulanger, peinture notamment pour un peintre carrossier, colorant pour un coiffeur, poussière de bois pour un menuisier… Cet asthme est reconnu comme une maladie professionnelle par l’Assurance Maladie.

Il est important de prévenir le médecin du travail. Il peut envisager des solutions, avec vous et votre employeur. En effet, il est parfois possible de remplacer la substance en cause par une autre substance que vous tolérez. Par exemple, il est possible de remplacer les gants en latex par des gants en nitrile.

Votre poste de travail peut aussi être aménagé pour réduire votre exposition au facteur déclenchant :

  • installer un système d’aspiration des vapeurs et des poussières ;
  • adapter les méthodes de travail (par exemple en boulangerie, fariner la pâte et le matériel en utilisant le minimum de farine possible et en évitant les courants d’air) ;
  • utiliser une protection personnelle (gants, masque).

Dans le cas où de tels aménagements sont impossibles ou inefficaces, une reconversion professionnelle est à envisager.

Le point sur les facteurs irritants de l’asthme

Certains facteurs contribuent à aggraver les symptômes des crises d’asthme. Ils peuvent aussi provoquer une crise d’asthme, qui se poursuit malgré la prise répétée du traitement de crise. D’une manière générale, les facteurs irritants rendent le contrôle de l’asthme plus difficile lorsqu’on y est sensible.

Les voies respiratoires des personnes asthmatiques sont particulièrement sensibles aux substances nocives présentes dans la fumée du tabac. Arrêter de fumer vous permet de mieux respirer, quel que soit votre type d’asthme.

  • L’arrêt du tabac diminue la fréquence et l’intensité des crises. En effet, l’irritation de vos bronches diminue, ce qui réduit le risque de déclenchement d’une crise. Le risque d’avoir des crises qui se poursuivent malgré la prise répétée du traitement de secours (exacerbation) diminue également.
  • Arrêter de fumer augmente l’efficacité des médicaments inhalés. Les corticoïdes sont des médicaments utilisés pour lutter contre l’inflammation. Dans le traitement de l’asthme, ils sont souvent inhalés, et la fumée du tabac diminue leur efficacité.

Après avoir arrêté de fumer, vous constaterez que votre souffle s’améliore. Ces effets positifs sont visibles grâce au suivi de votre fonction respiratoire (par une mesure du souffle).

Comment arrêter de fumer ?

L’arrêt du tabac n’est pas une démarche facile et plusieurs tentatives sont parfois nécessaires. Il est conseillé au fumeur qui souhaite arrêter de chercher sa motivation personnelle.

Il est également important de choisir le « bon moment » pour arrêter (en dehors d’une période de stress, par exemple), d’en informer votre entourage et de réfléchir aux éventuelles tentatives précédentes afin de comprendre pourquoi elles ont échoué.

En fonction de vos besoins et de votre dépendance, il existe des substituts nicotiniques, voire des médicaments, pour vous aider à arrêter. Les patchs ou les gommes à mâcher peuvent être d’un grand secours en cas de forte dépendance à la nicotine. Pour les traitements médicamenteux, c’est votre médecin qui pourra vous les prescrire s’il les juge nécessaires.

Si fumer vous aide surtout à contrôler votre stress, vous pouvez essayer différentes techniques de relaxation pour réduire votre anxiété et compenser l’arrêt du tabac. Parfois, le « geste » de fumer constitue une forte dépendance : avoir la cigarette à la main, la porter à sa bouche... Dans ces cas-là, vous pouvez suivre des séances de thérapie comportementale cognitive pour vous libérer du geste, de votre comportement de fumeur. Parlez-en avec votre médecin, qui pourra vous guider si vous envisagez cette solution.

Même si l’idéal est un arrêt total et définitif, personne n’est à l’abri d’une rechute. Restez motivé si vous avez craqué : parfois, plusieurs tentatives sont nécessaires pour réussir. Reprenez vos habitudes de non-fumeur aussi vite que possible, et poursuivez vos efforts : ils finiront par porter leurs fruits !

Se protéger du tabagisme passif

Le tabagisme passif, qui correspondant à l’inhalation de la fumée de tabac provenant d’autres fumeurs, peut provoquer une crise d’asthme.

Pour vous en protéger :

  • informez votre entourage que vous souhaitez vous protéger de la fumée du tabac ;
  • demandez à vos proches de fumer à l’extérieur de votre domicile ;
  • évitez les lieux enfumés.

La qualité de l’air extérieur est un autre facteur irritant pour les bronches, en particulier dans les villes (pollution automobile et industrielle). Il est conseillé de vous renseigner sur sa qualité si vous comptez sortir pour pratiquer une activité physique, ou s’il fait très chaud. Pour cela, vous pouvez consulter chaque jour le bulletin de l’air sur le site du laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air. Il présente le niveau de la qualité de l’air dans les principales agglomérations françaises et fournit les prévisions pour le lendemain.

De nombreuses substances chimiques contenues dans les peintures, les colles, les produits d’entretien, les aérosols, les parfums, les bougies, l’encens… s’évaporent dans l’air ambiant. Limitez les produits d’entretien au strict nécessaire, et respectez les doses et fréquences d’utilisation indiquées sur les étiquettes. Aérez soigneusement après avoir nettoyé une pièce, et évitez si vous le pouvez l’utilisation de sprays, de bougies d’intérieur, d’encens, qui peuvent libérer des composés organiques volatils (COV), irritants pour vos bronches.

Les gaz de combustion sont une autre source d’irritation. Pour vous en prémunir :

  • entretenez régulièrement les appareils à gaz (chauffe-eau) et les poêles à bois ;
  • choisissez une cheminée avec insert plutôt qu’à foyer ouvert ;
  • préférez les plaques électriques à la cuisinière à gaz, et aérez votre cuisine ou utilisez votre hotte aspirante pendant la cuisson.

Limiter le risque d’infection respiratoire

Les infections respiratoires entraînent une inflammation des voies respiratoires qui peut toucher la du nez (on parle de rhinite ou de rhume), des sinus (sinusite) ou des bronches (bronchite). Cette inflammation favorise le déclenchement des crises d’asthme.

Les infections respiratoires sont dues à un virus, le plus souvent. Dans le cas d’une infection virale, la prévention est l’approche la plus efficace. Il est donc important notamment de vous faire vacciner contre la grippe.

Angélique, asthmatique depuis l’âge de 5 ans

« J’aère la maison et je change mes draps souvent, les animaux ne sont pas admis dans la chambre… Il m’est arrivé, il y a longtemps, de travailler avec des gens qui fumaient dans les bureaux. Depuis que c’est interdit, je respire beaucoup mieux. J’évite aussi de prendre trop de poids car cela aggrave mon asthme. Et quand je fais du sport, je prends une bouffée de mon traitement de crise juste avant, en prévention. »

Agir sur les pathologies associées à l’asthme

Si l’asthme est lié à un facteur associé, des leviers peuvent être mis en place.

En cas d’obésité ou de surpoids, le contrôle de votre asthme est plus difficile à obtenir. Il est alors important de faire le point régulièrement avec votre médecin, qui adaptera votre traitement pour contrôler votre asthme et maîtriser votre poids.

Une perte de poids, même modeste, peut vous aider à réduire vos symptômes d’asthme. Le risque d’aggravation de votre asthme est également diminué car votre fonction respiratoire s’améliore et l’inflammation de vos bronches est plus faible. Ces facteurs contribuent à améliorer votre qualité de vie.

Augmenter l’efficacité de sa respiration

Les personnes obèses ont tendance à s’essouffler plus rapidement. L’air s’écoule moins bien dans les bronches, et les mouvements respiratoires sont moins profonds. Elles inspirent et expirent de plus petits volumes d’air, et pour compenser, doivent respirer plus rapidement.

Une perte de poids peut permettre une amélioration de votre fonction respiratoire, évaluée par des explorations fonctionnelles respiratoires.

Réduire l’inflammation

L’obésité accentue l’inflammation (ou irritation) permanente des bronches. Maîtriser votre poids va permettre de réduire cette inflammation.

Améliorer l’efficacité du traitement médicamenteux

Il est possible de soulager rapidement les symptômes de l’asthme en inhalant un traitement médicamenteux, appelé traitement de crise. Il est parfois nécessaire de prendre un autre traitement si les crises se multiplient : le . Ce traitement, pris tous les jours, est le plus souvent inhalé.

Ces traitements sont parfois moins efficaces chez les personnes asthmatiques qui sont en surpoids, car leurs difficultés respiratoires compliquent l’inhalation des médicaments.

Adopter une alimentation équilibrée

Votre médecin peut vous conseiller pour retrouver une alimentation équilibrée et diversifiée : ne pas sauter de repas, contrôler les portions, ne pas se resservir, prendre le temps de manger, éviter le grignotage, diversifier les repas...

Pratiquer une activité physique régulière adaptée à ses capacités et à ses préférences

Contrairement aux idées reçues, l’exercice physique n’est pas contre-indiqué, bien au contraire ! L’important est de pratiquer une activité physique qui vous plaise et qui soit adaptée à votre condition physique. La pratique régulière d’une activité physique est bénéfique à la fois sur le surpoids ou l’obésité et sur la maladie asthmatique, à condition de prendre certaines précautions.

Votre médecin peut vous aider à choisir une activité adaptée, et vous conseiller de prendre un traitement préventif avant l’effort.

Le reflux gastro-oesophagien est une remontée d’une partie du contenu gastrique dans l’œsophage. Il peut aggraver l’asthme dans certains cas.

La rhinite allergique peut être saisonnière, par exemple en cas d’allergie aux pollens souvent appelée rhume des foins. Elle peut aussi persister toute l’année. Cette rhinite risque d’aggraver votre asthme et il est important de la traiter.

Autres facteurs favorisant l’asthme

D’autres facteurs peuvent favoriser les crises d’asthme, comme les médicaments, le stress ou l’activité physique. Il est possible d’adapter votre traitement pour prévenir les crises : n’hésitez pas à en parler avec votre médecin.

Certains traitements utilisés en cardiologie ou en ophtalmologie peuvent aggraver votre asthme. Votre médecin vous indiquera si vous devez éviter de prendre certains traitements, ou les remplacer par une autre famille médicamenteuse.

Le stress est une réaction de l’organisme face à certains événements de la vie. Il peut s’agir d’un stress de courte durée (par exemple, passer un examen) : on parle de stress aigu. Parfois, le stress s’installe dans la durée (stress chronique). Les causes en sont multiples (situation familiale difficile, surcharge de travail, etc.)

Chez les personnes asthmatiques, le stress peut aggraver les symptômes de l’asthme et diminuer la qualité de vie.

  • Le stress aigu peut déclencher une crise d’asthme, en provoquant une contraction des muscles qui entourent les bronches.
  • Le stress chronique perturbe la régulation de l’inflammation. Il peut ainsi aggraver l’asthme, qui est causé par une inflammation des bronches.

Plusieurs solutions existent pour réduire son stress. L’important est de trouver celles qui vous correspondent et qui peuvent vous aider à améliorer votre qualité de vie :

  • la pratique régulière d’une activité physique adaptée à vos possibilités et vos préférences ;
  • l’initiation à des techniques de relaxation ;
  • la pratique d’activités de détente en famille ou avec vos amis.

Mais l’asthme, notamment au moment des crises, est aussi responsable de stress ! Pour limiter les situations de stress causées par l’asthme, il est important d’obtenir un bon contrôle pour éviter les crises.

Chez la femme une aggravation de l’asthme peut survenir juste avant les règles et peut nécessiter la mise en place d’un traitement hormonal.

20 à 40 % des femmes souffrant d’asthme seraient concernés par ces symptômes hormonaux.

Une crise d’asthme peut survenir pendant ou peu après un effort physique : c’est l’asthme d’effort. Il est favorisé par un asthme insuffisamment contrôlé. Des mesures peuvent être mises en place pour limiter le risque d’asthme d’effort.

Certains facteurs météorologiques peuvent avoir une influence sur l’asthme. Notamment, par temps très froid, basse humidité de l'air ou forte pollution de l'air, il est préférable d'éviter les activités physiques intenses en plein air et de rester en intérieur.

Comment aider votre médecin à identifier les facteurs qui aggravent votre asthme ?

Les facteurs favorisant les crises d’asthme varient d’une personne à l’autre. Vous pouvez essayer d’identifier ceux auxquels vous êtes sensible en notant les circonstances dans lesquelles vos crises se déclenchent :

  • l’activité que vous exerciez alors ;
  • le lieu où votre crise s’est déclenchée ;
  • les conditions météorologiques du moment ;
  • le mois de l’année, etc.
Sources
  • Recommandations GINA (2016) : Guide for asthma management and prevention.
  • Société de pneumologie de langue française : conférence d’experts "asthme et allergie" (2007).
  • Recommandations HAS : Éducation thérapeutique du patient asthmatique (2001).
  • Girodet PO : Quelle efficacité de corticoïdes chez l’asthmatique qui fume ? - Revue des maladies respiratoires (2008), vol 25 n°2, p185-92.
  • Rapport IRDES n° 1820 (janvier 2011) : L’asthme en France en 2006 : prévalence, contrôle et déterminants.
  • Taylor B, Mannino D, Brown C, Crocker D, Twum-Baah N, Holguin F. Body mass index and asthma severity in the National Asthma Survey. Thorax 2008 Jan;63(l): 14-20.
  • Recommandations HAS : Surpoids et obésité de l’adulte : prise en charge médicale de premier recours - Recommandations. Septembre 2011.
  • Recommandations SPLF : prise en charge des patients asthmatiques adultes et adolescents.2015