Céline : « Grâce à mon traitement de fond, je vis avec mon asthme sans problème. »

18 novembre 2019

« J’ai eu mes premières crises d’asthme vers 7 ans lorsqu’avec mes parents nous  avons emménagé en Seine-et-Marne. En arrivant là-bas, j’ai développé beaucoup d’allergies à cause de l’humidité. Mes parents n’étaient pas très informés des risques de l’asthme. J’avais un , mais je ne le prenais pas assidûment », raconte Céline.

Il est pourtant essentiel de prendre son régulièrement afin de maintenir le contrôle de l’asthme. Céline l’a bien compris après une grave exacerbation.

Un asthme persistant avec des exacerbations sévères

 « En 1997, l’année de mes 13 ans, j’ai fait une crise d’asthme en pleine nuit. J’ai dû être hospitalisée en urgence. J’ai été placée dans un coma artificiel pendant plusieurs semaines parce qu’après l’exacerbation, plusieurs complications qui normalement n’arrivent pas toutes en même temps se sont déclarées : pneumonie, pleurésie, pneumothorax… » Céline souffre d’un asthme difficile à contrôler.

L’asthme, même sévère, peut-être contrôlé en prenant un adapté.

« Depuis cette expérience traumatisante, je prends mon traitement tous les jours et je suis suivi tous les 6 mois par le pneumologue, explique Céline. Aujourd’hui, j’ai un traitement inhalé, des comprimés (contre les allergies), un collyre pour mes allergies oculaires ainsi qu’une solution de lavement nasal. Grâce à cela, je vis avec mon asthme, sans problème. »

Un rituel pour ne pas oublier son traitement

Pour Céline, la prise de tous ses médicaments est devenue un automatisme. « Je prends toujours mon traitement le soir, en même temps que ma pilule contraceptive et avant de me laver les dents puisqu’il faut se rincer la bouche à chaque fois. Ce rituel est une vraie aide pour ne pas oublier mon traitement lorsque je suis en vacances, quand je voyage (décalage horaire par exemple). J’ai même instauré un ordre : je commence par tout ce qu’il faut inhaler, puis je prends le traitement nasal et pour les yeux en cas de besoin et je termine par les comprimés. »

Le soutien de ses proches

En plus du traitement, Céline bénéficie du soutien de ses proches pour limiter son exposition aux facteurs déclenchants de l’asthme.

« Mon hospitalisation a fait prendre conscience à mes parents des dangers du tabagisme passif. Ils ont tout de suite arrêté de fumer dans la maison et en ma présence, se souvient-elle.

Aujourd’hui, je peux compter sur mon mari pour faire les poussières à la maison. Mes deux enfants sont aussi asthmatiques, alors nous sommes tous très vigilants.

Mon parcours me permet de les sensibiliser et les responsabiliser sur l’importance de prendre son traitement. J’essaie de leur montrer que l’asthme est une maladie, mais pas une fatalité à partir du moment où il est bien pris en charge. »