L’apprentissage de sa pathologie

05 juillet 2021

Mouna a découvert son asthme à l’âge de 6 ans. Durant son enfance, elle développe des allergies importantes provoquées par les pollens de , qui l’empêchent de s’épanouir comme elle le souhaite. Aujourd’hui, cette aide-soignante en ULSD (Unité de soins de longue durée) et pompier volontaire de l’Aveyron n’a pas eu une seule crise d’asthme depuis plus d’un an et demi…

« Très jeune, j’ai rencontré des difficultés à vivre de façon totalement « normale », j’étais sans cesse enrhumée, encombrée, j’avais du mal à respirer. Je ne me sentais pas libre. J’ai été scolarisée pendant une année au sein d’un établissement climatique spécialisé pour les enfants souffrant d'asthme. Là-bas, j’ai tenté de réguler ma pathologie en apprenant à mieux gérer mon souffle.

Par la suite, j’ai suivi un traitement de désensibilisation qui a duré 4 ans. A l’époque, celui-ci s’administrait par injection dans le bras, à un rythme fréquent (une fois par semaine). Malheureusement, ce traitement a permis de diminuer les symptômes de l'allergie mais pas assez efficacement sur le long terme. De plus, en raison des composants présents dans mes différents médicaments, j’ai pris du poids et j’ai commencé à déprimer. C’est alors que j’ai eu un déclic : je me suis rendue compte que mon hygiène de vie n’était pas adaptée à ma pathologie, et qu’il fallait que j’apprenne à vivre avec.

Désormais, je n’ai plus aucun problème pour vivre comme je l’entends et je me considère actrice de ma santé. Je suis pompier volontaire depuis 3 ans et je ne rechigne pas à produire des efforts physiques lors des entrainements à la caserne ou au cours d’une intervention. J’adore le sport ! Le fait de savoir contrôler mon asthme et de ménager mon souffle me permet d’être active physiquement, au même niveau que les autres et sans avoir à faire face à des problèmes respiratoires. Ma volonté et ma motivation m’ont permis d’avancer dans l’apprentissage de ma maladie. J’ai compris que le mental était primordial pour s’en sortir. Bien évidemment, on ne peut accomplir cela sans prendre assidument son . Actuellement, j’ai trouvé celui qui me convient : la combinaison d’un antihistaminique et d’un antiasthmatique que je prends quotidiennement. Il fonctionne très bien sur moi puisque je n’ai pour ainsi dire plus du tout besoin de ventoline, et mon pneumologue était même agréablement surpris des résultats de mes derniers examens respiratoires !

Aujourd’hui, je suis heureuse d’apporter mon témoignage à des personnes qui pourraient être dans des cas similaires au mien et pouvoir leur délivrer un message optimiste : il ne faut jamais baisser les bras ! J’aime souvent comparer l’asthme à un sac à dos rempli de cailloux que l’on porte. A chaque effort fourni pour apprendre à mieux vivre, un caillou est enlevé. En ce qui me concerne, je me sens légère !

A travers mon expérience, je souhaite aussi prouver que l’asthme n’est pas incompatible avec le sport, lorsqu’il est pratiqué de façon adaptée et qu’on l’on peut vivre avec. »