« Merci sophia »

Benjamin, adhérent au service, nous raconte ses débuts avec l’asthme et l’impact sur sa vie quotidienne. Il nous explique les initiatives qu’il a mises en place pour contrôler sa maladie et améliorer sa qualité de vie. Découvrons aussi sa vision de l’accompagnement sophia et son suivi à venir en pharmacie d’officine.

Depuis combien de temps date votre asthme et quels en étaient les premiers signes ?

Mon asthme a été découvert lorsque j’avais une dizaine d’années, à la suite d’une grosse crise qui a duré longtemps, même jusque dans la nuit. J’ai donc consulté un médecin qui a décelé la maladie et qui m’a prescrit un traitement de crise. L’origine de mon asthme provenait d’allergies aux acariens. Ainsi, je me suis fait désensibiliser vers l’âge de mes
15 ans, avec des piqûres en sous-cutanée dans le bras, au début toutes les semaines puis de manière plus espacée par la suite, et cela durant trois ans.

Votre asthme a-t-il eu un impact sur votre vie quotidienne ?

À l’époque, je trouvais cela gênant pour pratiquer du sport : je faisais du tennis et aussi un peu d’équitation, et à chaque fois, il fallait se mettre en condition comme par exemple prendre deux bouffées de mon inhalateur avant de débuter et le garder toujours sur moi, ne pas oublier de prendre un antihistaminique… auquel cas je pouvais être dérangé durant l’activité. Mon asthme n’était pas encore bien contrôlé. Désormais, grâce à mon en inhalé qui me convient très bien et qui est simple d’utilisation, je vis confortablement. Heureusement, à part la première grosse crise d’asthme que j’ai eue, je n’ai pas vécu d’autres aggravations. Je pratique le « karaté contact » depuis maintenant une douzaine d’années et je n’ai plus de problèmes. J’ai toujours sur moi mon traitement de crise, au cas où, mais je ne m’en sers pratiquement jamais, c’est plutôt pour me rassurer.

Que pensez-vous de sophia ?

Au début, lorsque j’ai intégré sophia, je n’étais pas persuadé de la plus-value de ce service et je dois avouer que j’étais peu impliqué. À force d’échanger par téléphone avec des infirmier(ère)s- conseiller(ère)s, j’ai fini par être convaincu d’aller consulter un pneumologue pour mon asthme.
Et c’était une bonne décision : la pneumologue que j’ai rencontrée a révolutionné mon quotidien ! J’ai effectué des tests sur place notamment un bilan respiratoire qui lui ont permis d’ajuster mon traitement et de me prescrire un médicament qui me convient mieux et plus facile à prendre. Désormais, je suis suivi et je la consulte une fois par an, notamment pour renouveler mon ordonnance et vérifier ma fonction respiratoire. Aujourd’hui, je suis à 100 % de ma capacité pulmonaire. Sans le service sophia, je n’aurais pas été motivé pour consulter cette pneumologue, et nos échanges ont toujours été constructifs et intéressants.

Qu’avez-vous mis en place pour contrôler votre asthme au quotidien ?

Ce qui a changé, c’est qu’avant je ne m’intéressais pas du tout à ça : je me suis laissé vivre pendant plusieurs années, mais au fil des discussions avec les infirmier(ère)s sophia pour faire le point et me demander si j’avais pris rendez-vous pour des examens de suivi, j’ai fini par aller consulter. Cela m’a également poussé à me renseigner et à m’informer davantage sur ma maladie, et c’est ce qui a changé la donne pour moi. Même si cela a pris du temps, j’ai fini par changer mon comportement et donc mon mode de vie, et quand je vois le résultat, je suis vraiment satisfait. Sans cet accompagnement, je n’aurais peut-être jamais fait la démarche.
Désormais, je suis autonome dans la gestion de mon asthme, je n’attends plus sophia pour appliquer les bons conseils, même si je reste à l’écoute. Toutes les brochures que j’ai reçues me servent bien, et je les garde chez moi pour pouvoir les consulter si besoin. De plus, je peux visiter le site ameli où l’un des espaces est dédié à l’asthme.

Saviez-vous que les pharmaciens d’officine peuvent désormais vous accompagner dans la prise de votre traitement et le suivi de votre asthme ?

Non, je l’ignorais. Mais je suis curieux de voir comment se déroulera cet accompagnement*. Je pense que cela est positif car notre pharmacien est un professionnel de proximité et cela permettra sans doute un suivi de près.

* Les patients asthmatiques de 18 ans et plus, présentant une prescription de corticoïdes inhalés supérieure ou égale à 6 mois, pourront bénéficier d’un accompagnement par leur pharmacien(ne) d’officine, permettant de favoriser l’adhésion au traitement et d’en améliorer l’efficacité.
Cet accompagnement consistera en une série d’entretiens sur la compréhension et les principes du traitement, les techniques d’inhalation, les effets, l’observance, les facteurs déclenchants… et établir un bilan.

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