Retour sur la 28ème édition du Congrès de Pneumologie de Langue Française

Du 26 au 28 janvier 2024 s’est tenue la 28ème édition du Congrès de Pneumologie de Langue Française. Le thème principal de cette année concernait « Le poumon à chaque étape de la vie ». Les participants pouvaient assister à des prises de parole abordant différentes thématiques et notamment la désensibilisation allergénique dans l'asthme.

Le professeur Laurent Guilleminault a fait le point en ce début d’année 2024 à l’occasion d’une session. Il énonce :

« L'immunothérapie allergénique, également connue sous le nom de désensibilisation, est une approche thérapeutique qui consiste à administrer régulièrement des doses progressives puis constantes d'allergènes spécifiques à un patient allergique dans le but de réduire sa sensibilité et sa réactivité à ces allergènes.

Dans l'asthme allergique, l'immunothérapie allergénique vise à réduire l'inflammation des voies respiratoires et à atténuer les symptômes associés, tels que la toux, l'essoufflement et les sifflements respiratoires. Cette approche peut être particulièrement bénéfique pour les patients dont l'asthme est déclenché ou exacerbé par des allergènes spécifiques. Les données scientifiques les plus robustes ont été obtenues avec les comprimés d’acariens démontrant la diminution des exacerbations (ou crises) d’asthme et la dose de inhalée.

Les recommandations nationales et internationales soulignent l’intérêt de réaliser une immunothérapie allergénique aux acariens chez des asthmatiques légers à modérés ayant un prick test (un test cutané qui consiste à identifier le ou les allergènes responsables d’une réaction allergique) positif pour les acariens ou des anticorps de l’allergie positifs aux acariens. Bien que d’autres immunothérapies allergéniques tels que les pollens ou les animaux soient utilisés dans l’asthme, les preuves scientifiques sont faibles.

Dans les recommandations de la société française d’allergologie, des recommandations pratiques ont été établies. Il est par exemple recommandé d’évaluer les patients au bout d’un an ou d’une saison d’immunothérapie allergénique pour savoir s’il y a un intérêt de poursuivre. La durée minimale de l’immunothérapie allergénique en cas d’efficacité est de
3 ans et peut aller jusqu’à 5 ans. Il n’existe pas de tests pour évaluer l’efficacité de l’immunothérapie allergénique. Seul le bénéfice sur les symptômes détermine la poursuite ou l’arrêt. 
»

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