Prévenir l’artérite des membres inférieurs

09 août 2019
Pour prévenir l’artérite ou éviter les complications de la maladie déjà présente, adoptez une alimentation équilibrée, faites de l’exercice et arrêtez de fumer. Dans certains cas (en présence d'un diabète, d'une hypertension artérielle par exemple), un traitement médicamenteux est nécessaire.

Réduire les facteurs de risque cardiovasculaire

Pour réduire les facteurs de risque cardiovasculaire et en particulier prévenir la survenue d'une des membres inférieurs ou ralentir son aggravation si elle est déjà installée, une adaptation du mode de vie est nécessaire.

Vous n'avez pas besoin de suivre un régime strict pour diminuer le risque cardiovasculaire. Il suffit de suivre quelques conseils diététiques de base.

  • Évitez de consommer des aliments trop gras. Préférez, par exemple, les viandes blanches et les légumes aux charcuteries ou aux viandes rouges en excès. Mangez souvent du poisson en remplacement de la viande. N'oubliez pas de consommer des légumes et des fruits, et privilégiez l'huile d'olive.
  • Optez pour une cuisson à la vapeur plutôt qu'au beurre ou en friture. Limitez les plats mijotés en sauce, contenant beaucoup de graisses.
  • Méfiez–vous des plats préparés (industriels). Ils sont souvent trop riches en sucres, graisses et sel. Cuisinez vos plats vous-même, dans la mesure du possible.
  • Attention au grignotage en dehors des principaux repas. Veillez à manger de tout et de façon équilibrée pendant les repas, pour ne pas ressentir la sensation de faim.
  • Modérez votre consommation d'alcool. Ne dépassez pas 3 verres de boissons alcoolisées par jour pour un homme, et 2 verres pour une femme.

En appliquant ces conseils, vous éviterez le surpoids, qui oblige votre cœur à travailler plus et aggrave le risque de maladies du cœur et des vaisseaux sanguins.

Fumer diminue vos capacités respiratoires et cardiaques à l'effort. Votre corps est moins bien oxygéné et vos muscles, moins performants.

La cigarette annule aussi la protection naturelle contre le risque cardiovasculaire dont bénéficient les femmes jusqu'à la ménopause, grâce à leurs hormones.

Après l’arrêt du tabac, les effets sont quasi immédiats :

  • au bout de 20 minutes, votre pression sanguine et vos pulsations cardiaques redeviennent normales ;
  • 24 heures après votre dernière cigarette, le monoxyde de carbone est chassé de votre corps, vos poumons commencent à éliminer le et les résidus de fumée ;
  • après 48 heures, le goût et l'odorat s'améliorent ;
  • au bout de 72 heures, votre respiration est plus facile, votre énergie augmente ;
  • après 3 à 9 mois, la respiration et la toux s'apaisent, votre voix devient plus claire ;
  • après 5 ans sans tabac, le risque d'être victime d'un infarctus du myocarde est deux fois moins élevé que celui d'un fumeur ;
  • 10 ans après l'arrêt du tabac, le risque d'avoir une crise cardiaque (infarctus du ) redevient équivalent à celui d'une personne qui n'a jamais fumé.

Pour vous aider à arrêter de fumer, l'Assurance Maladie peut vous faire bénéficier d'une prise en charge des substituts nicotiniques.

Il est indispensable de faire de l’exercice régulièrement. Les avantages sont nombreux :

Inutile de vous lancer dans la pratique soutenue d'un sport : quelques bonnes habitudes quotidiennes suffisent. Voici quelques exemples :

  • préférez les escaliers à l'escalator ou à l'ascenseur ;
  • faites les petits trajets à pied, plutôt qu'en voiture ou en transports en commun ;
  • promenez–vous à pied durant vos moments libres ;
  • essayez d'avoir une activité physique chaque jour. C'est le cas lorsque vous entretenez votre maison (nettoyage, jardinage, bricolage, etc.)

Ainsi, de nombreuses occupations font dépenser de l’énergie. Choisissez une activité plus ou moins intense et adaptez sa durée pour une même dépense d'énergie.

Les médicaments : un complément préventif parfois nécessaire pour diminuer le risque cardiovasculaire

Adopter une bonne hygiène de vie est indispensable pour prévenir une des membres inférieurs (ou artériopathie des membres inférieurs). Parfois, cela ne suffit pas.

Votre médecin traitant peut alors vous prescrire des médicaments pour les maladies entraînant des complications cardiovasculaires :

  • L’hypertension artérielle est contrôlée efficacement par un traitement antihypertenseur à vie. Votre médecin choisit celui qui vous convient le mieux.
  • Un taux de cholestérol trop élevé malgré une bonne hygiène de vie (régime adapté et activité physique) peut faire l’objet d’un traitement hypolipidémiant (statines). Il agit en bloquant la fabrication du cholestérol par le foie.
  • En cas de diabète non équilibré par une alimentation saine et l’activité physique, des médicaments peuvent aussi vous aider à contrôler votre maladie.

  • Collège des enseignants de médecine vasculaire et de chirurgie vasculaire. Artériopathie oblitérante des membres inférieurs. Site internet : Université médicale virtuelle francophone. Nantes (France) ; 2015 [consulté le 4 octobre 2018]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Guide affection longue durée – Artériopathie oblitérante des membres inférieurs. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2007 [consulté le 4 octobre 2018]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Actes et prestations – Affection de longue durée – Artériopathie oblitérante des membres inférieurs. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2018 [consulté le 4 octobre 2018]
  • Caisse nationale de l'Assurance Maladie (CNAM). Arrêt de travail. Artériopathie oblitérante des membres inférieurs au stade de claudication intermittente : revascularisation artérielle après avis de la Haute Autorité de santé. Site internet : ameli.fr. Paris ; 2015 [consulté le 4 octobre 2018]