Bien vivre avec une apnée du sommeil

09 mars 2017
L’apnée du sommeil ou syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) nécessite un suivi et un traitement au long cours. Quel que soit le traitement proposé, l’observance est capitale et doit, dans tous les cas, être accompagnée de mesures hygiéno-diététiques.

Les mesures hygiéno-diététiques

Adoptez les différentes mesures hygiéno-diététiques qui peuvent améliorer vos symptômes.

  • Dormez sur le côté et mettez un oreiller dans votre dos pour éviter de vous retourner : cette position peut diminuer le nombre d’apnée du sommeil.
  • Perdez du poids en modifiant votre comportement alimentaire et en pratiquant une activité physique.
  • Supprimer les (somnifères, anxiolytiques) qui provoquent un relâchement des muscles de la gorge et entraînent une diminution des voies respiratoires.
  • Adopter une bonne hygiène du sommeil : évitez les excitants en fin de journée (alcool, café, thé…), ne pratiquez pas d’exercice physique juste avant de vous coucher, réduisez la lumière et le bruit dans votre chambre, aller vous coucher à la même heure.
  • Arrêtez de fumer : la fumée irrite les voies aériennes supérieures.

Le suivi médical de l’apnée du sommeil

Si vous souffrez d'apnée du sommeil, respectez bien le suivi médical et faites les examens de contrôle demandés (enregistrements du sommeil, bilans biologiques...).

Si un appareil vous a été prescrit (PPC ou orthèse mandibulaire), votre apnée du sommeil ne peut s'améliorer que si vous suivez le traitement correctement, pendant toutes les nuits et pendant la sieste.

La régularité du port de l'appareil est très importante : continuez à porter l'orthèse même si des effets indésirables apparaissent en début de traitement : sensibilité dentaire, douleurs articulaires ou musculaires ; ceux-ci sont en général transitoires. Parlez-en à votre médecin.

La première prescription est faite pour une durée de 5 mois à la fin desquels vous devrez revoir votre médecin. Vous ferez le point avec lui sur l’observance du traitement et son efficacité. N’hésitez pas à lui parler de tous les problèmes que vous avez rencontrés.

L’observance du traitement par PPC conditionnant son efficacité, la première mise en place de l’appareillage est donc très importante. Le fournisseur doit vous fournir toutes les explications concernant le matériel et apprendre à vous en servir. N’hésitez pas à lui poser toutes vos questions et à le contacter si vous rencontrez des difficultés.

L’utilisation de l’appareil de ventilation comporte quelques contraintes et nécessite un apprentissage pour en réduire les désagréments. Demandez à votre fournisseur d’adapter minutieusement votre masque nasal pour qu’il couvre le nez et la bouche, sans laisser de marques de pression sur le visage, et sans fuites d’air pour éviter l’irritation des yeux. Raccordez un humidificateur à l’appareil CPAP pour éviter le dessèchement de la nasale. Les appareils de la nouvelle génération ont un fonctionnement relativement silencieux. Changez le vôtre s’il est ancien.

Les appareils sont transportables en bagages à main et doivent vous accompagner dans tous vos voyages.

Si le médecin juge qu’il est nécessaire de renouveler la PPC, il vous fera alors des prescriptions renouvelables tous les ans.

Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Place et conditions de réalisation de la polysomnographie respiratoire dans les troubles du sommeil. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2012 [consulté le 21 mars 2013]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Apnées du sommeil : de nouvelles recommandations de prise en charge des patients. Site internet : HAS. Saint-Denis La plaine (France) ; 2014 [consulté le 24 juin 2015]
  • Société française de Stomatologie, Chiurugie Maxillo-faciale et Chirurgie orale. Place de l'orthèsed'avancée mandibulaire dans le traitement du syndrome d'apnées-hypopnées obstructives du sommeil de l'adulte (SAHOS). Site internet : Sfscmfco. Nantes (France) ; 2014 [consulté le 24 juin 2015]
  • Viot-Blanc V. Syndrome d'apnée du sommeil en neurologie : chez qui et comment le rechercher ? Comment et pourquoi le traiter ? Neurol.com. 2009;1(3):79-83.