Aphtes de la bouche : que faire et quand consulter ?

04 décembre 2018
Les aphtes buccaux sont gênants, mais la plupart du temps bénins et ils guérissent sans traitement en quelques jours. La gêne et la douleur peuvent être atténuées en prenant quelques précautions, ou grâce à l’application d’un anesthésique local. Cependant, dans certaines situations, une consultation médicale est nécessaire.

Aphtes de la bouche : que faire pour être soulagé(e) ?

Quelques gestes pour atténuer la gène due aux aphtes

Voici quelques conseils pour essayer de limiter la douleur de l’aphte :

  • évitez la consommation d’aliments qui favorisent la survenue des aphtes (comme les noix, le gruyère…) ;
  • privilégiez la nourriture froide (produits lactés frais, glaces, etc.) qui diminue la douleur ;
  • évitez les aliments chauds et durs qui peuvent l’aggraver ;
  • utilisez une brosse à dent très souple ;
  • conservez une bonne hygiène bucco-dentaire, même si le brossage des dents accroît les douleurs ;
  • utilisez un dentifrice ne contenant pas de lauryl sulfate, substance irritante pour les muqueuses ;
  • prenez rendez-vous avec votre dentiste si des soins dentaires sont nécessaires :

Diminuer la douleur due aux aphtes de la bouche

En attendant la guérison spontanée des aphtes, les mesures concernant l’hygiène et l’alimentation ne soulagent pas toujours suffisamment.

Si les douleurs sont vives, prenez un antalgique comme le paracétamol.

Si vous êtes gêné pour manger, vous pouvez appliquer un anesthésique local sur les lésions douloureuses, avant les repas. Celui-ci insensibilise brièvement la buccale.

Néanmoins, il doit être utilisé avec prudence. S’il est appliqué de façon étendue, il peut entraîner une gêne de la déglutition, entraîner des fausses routes (inhalation d'aliments) et des morsures graves de la langue et des joues.

Il ne doit jamais être utilisé chez l’enfant et chez les personnes âgées. Certaines maladies contre-indiquent également son usage. Votre pharmacien pourra vous conseiller sur le choix d’un produit et vous alerter sur ses risques.

Prévenir les récidives des aphtes

Pour prévenir les récidives, voici quelques recommandations :

  • diminuez vos facteurs de stress : pratiquez une activité physique ou un sport qui vous aidera à vous relaxer ;
  • évitez les aliments qui peuvent être à l'origine de vos aphtes : aliments épicés, salés (noix salées, gruyère...) ou acides (citrons, tomates...) ou durs... ;
  • ayez une bonne hygiène dentaire : brossez-vous les dents au minimum deux fois par jour ;
  • consultez régulièrement votre chirurgien-dentiste qui vérifiera l'état de vos dents et l'adaptation de votre prothèse, si vous en avez une.

Aphtes de la bouche : quand consulter ?

Les aphtes buccaux sévères peuvent être dus à une maladie.

Vous devez consulter votre médecin traitant si :

  • vous avez de la fièvre ;
  • vous êtes particulièrement fatigué ;
  • vous avez des lésions très nombreuses dans la bouche (plus de 10) ;
  • vous présentez des symptômes inhabituels (diarrhée, douleurs articulaires, maux de tête) ;
  • vos aphtes mettent plus de 2 semaines à cicatriser ;
  • vous avez un aphte de plus de 1 cm de diamètre ;
  • vous avez des aphtes qui ne guérissent pas ;
  • vous avez des aphtes sur un autre organe, en particulier au niveau des organes génitaux, ou des lésions cutanées apparues récemment ;
  • vous avez du mal à vous alimenter.

Par ailleurs, pensez à signaler à votre médecin si vos poussées d’aphtes récidivent plus de 4 fois par an.

    Sources
    • National Health service (NHS). Mouth ulcers. Site internet : NHS. Londres ; 2018 [consulté le 4 décembre 2018]
    • Hôpital pour enfants de Toronto. Aphtes. Site internet : aboutkidshealth. Toronto (Canada) : 2010 [consulté le 4 décembre 2018]
    • Collège National des Enseignants de Dermatologie. Ulcération ou érosion des muqueuses orales et/ou génitales. Site internet : Université médicale virtuelle francophone. Nantes (France) ; 2011 [consulté le 4 décembre 2018]
    • Weber P, Pascal F. Aphtes et aphtoses. Traité de médecine AKOS, Elsevier Masson. 2017;12(3):1-7