Vivre avec une angine de poitrine

30 mars 2017
L'angine de poitrine est une maladie chronique qui affecte souvent des personnes actives professionnellement. Elle nécessite un suivi médical régulier et une bonne hygiène de vie pour limiter la survenue de crises douloureuses.

Le suivi médical

Grâce à un suivi médical régulier, vous pouvez mener une vie normale à condition de respecter quelques règles de base.

  • Consultez régulièrement (tous les trois mois) votre médecin traitant. Il vous oriente vers un cardiologue pour un bilan annuel.
  • Posez toutes vos questions à votre médecin traitant et pensez à les noter entre les consultations.
  • Respectez votre traitement : ne le modifiez pas et ne l'arrêtez pas sans avis médical. Le traitement doit être suivi sans interruption et à vie.
  • Suivez les recommandations de votre médecin sur :
    • l'hygiène de vie à adopter,
    • la suppression des facteurs de risque,
    • l'adaptation de votre lieu de vie ou de votre poste de travail, si nécessaire,
    • les activités sportives qui vous sont autorisées.
  • Apprenez à reconnaître les signes d'aggravation ou de complication de l'angine de poitrine.
  • Faites-vous expliquer les enjeux et les bénéfices de vos traitements.
  • Signalez à votre médecin tout effet indésirable dû au traitement, pour qu'il cherche comment l’atténuer ou le prévenir.
  • Avertissez sans délai votre médecin devant tout symptôme inhabituel ou nouveau qui vous inquiète.
  • Informez tout professionnel de santé du traitement que vous prenez.

Votre médecin peut vous adresser, si nécessaire, à d'autres professionnels de santé (ou vers des associations de patients qui peuvent vous aider par l'information, l'écoute, l'échange d'expérience...)

Vivre au quotidien avec une angor

Une hygiène de vie équilibrée, une activité physique modérée et le respect de certaines mesures au travail permettent de retrouver une vie quotidienne épanouie.

Pour prévenir l’angine de poitrine, agissez sur vos habitudes alimentaires, sur votre consommation de tabac et votre activité physique.

Ne reprenez pas vos activités sportives sans avoir l’autorisation de votre médecin.

Après réadaptation cardiaque, une activité physique modérée de 30 minutes cinq fois par semaine sont recommandées : demandez conseil à votre médecin.

Pour toute activité sportive soutenue, un avis médical spécialisé est indispensable.

Votre médecin traitant coordonne votre prise en charge avec les autres professionnels de santé. Parlez-lui de votre profession et des conditions dans lesquelles vous travaillez (transport, activité manuelle...)

Dans la majorité des cas, le suivi de votre maladie ne nécessite pas d’interruption de votre activité professionnelle surtout si votre travail est sédentaire.

Dans certains cas, votre médecin traitant peut être amené à vous prescrire un arrêt de travail.

La durée de l’arrêt de travail dépend de votre profession (travail sédentaire ou travail physique, port de charges lourdes ou non, trajet long du domicile au travail...), de la gravité de votre maladie et de son évolution, de votre état de santé général, de ses complications éventuelles et des actes thérapeutiques réalisés.

Si vous avez subi un geste chirurgical de revascularisation en raison de votre angine de poitrine ( ou pontage aorto-coronarien), selon la pénibilité physique de l’emploi que vous occupez, peuvent vous être prescrits des arrêts de travail.

Leur durée est de :

  • une à trois semaines après une transluminale (hors infarctus du ) ;
  • six à treize semaines après un pontage aorto-coronarien.

Votre médecin traitant peut vous orienter vers votre médecin du travail pour une visite de pré-reprise. Cette visite permet d'évaluer votre aptitude au poste de travail que vous occupez et de proposer des mesures adaptées, si nécessaire.

Une reprise de travail à temps partiel pour motif thérapeutique peut être utile pour une courte durée.

À votre retour en entreprise, si l'arrêt de travail est supérieur à un mois, une visite de reprise auprès du médecin du travail est obligatoire dans un délai de huit jours.

Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Guide affection de longue durée : maladie coronarienne. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2007 [consulté le 8 janvier 2013]