Prévenir l’angine de poitrine

14 juin 2018
La prévention de l’angine de poitrine et de la maladie coronarienne nécessite la réduction des facteurs de risque cardiovasculaire et, parfois, la prise d’un traitement au long cours.

Réduire les facteurs de risque cardiovasculaire

Pour prévenir la survenue d'une maladie coronarienne, il est nécessaire pour réduire les facteurs de risque cardiovasculaire sur lesquels il est possible d'agir.

Vous n'avez pas besoin de suivre un régime strict pour diminuer le risque de maladies cardiovasculaires. Il vous suffit de suivre quelques conseils diététiques de base.

  • Évitez de manger des aliments trop riches en graisses. Préférez, par exemple, les viandes blanches et les légumes aux charcuteries ou aux viandes rouges consommées en excès.
  • Méfiez-vous des plats préparés (industriels). Ils sont souvent trop riches en sucres, graisses et sel. Préparez vos plats vous-même, dans la mesure du possible.
  • Attention au grignotage en dehors des principaux repas. Veillez à manger de tout et de façon équilibrée pendant les repas pour ne pas ressentir de sensation de faim.
  • Privilégiez une cuisson à la vapeur plutôt qu'au beurre ou en friture. Méfiez-vous aussi des plats mijotés en sauce, riches en graisses.
  • Adoptez, autant que possible, un régime alimentaire équilibré, en mangeant fréquemment du poisson, des fruits et des légumes, et en privilégiant l'huile d'olive.
  • Modérez votre consommation d'alcool. Ne dépassez pas trois verres de boissons alcoolisées par jour, pour un homme, et deux verres pour une femme.

En limitant votre apport de graisses et de sucres, vous évitez l'excès de poids qui oblige votre cœur à travailler plus et aggrave le risque d'apparition des maladies cardiovasculaires.

Équivalence en alcool des différentes boissons

Schéma : contenance par types de boisson pour la même quantité d'alcool

Fumer diminue vos capacités respiratoires et cardiaques à l'effort. Votre corps est moins bien oxygéné et vos muscles, moins performants.

La cigarette annule aussi la protection naturelle contre le risque de maladies cardiovasculaires dont bénéficient les femmes jusqu'à la ménopause, grâce à leurs hormones.

Après l'arrêt du tabac, les bénéfices existent quel que soit votre âge au moment de l’arrêt :

  • après un an sans tabac, le risque d'infarctus du myocarde diminue de moitié et le risque d'accident vasculaire cérébral rejoint celui d'un non-fumeur ;
  • le risque de cancer du poumon diminue à l’arrêt du tabac. Cette diminution du risque est d'autant plus importante que l'on arrête tôt, mais elle est également significative si l'on arrête plus tard : à 75 ans, le risque cumulé de décès par cancer du poumon est de 16 % chez ceux qui continuent à fumer, de 6 % chez ceux ayant arrêté à 50 ans, et de 2 % seulement chez ceux ayant arrêté à 30 ans ;
  • arrêter de fumer à 40 ans augmente l’espérance de vie de 7 ans, arrêter à 50 ans améliore l’espérance de vie de 4 ans et arrêter à 60 ans améliore l’espérance de vie de 3 ans.

Si vous avez décidé d'arrêter de fumer, vous pouvez bénéficier d'un coaching 100 % personnalisé en téléchargeant la nouvelle application Tabac info service.

Il est indispensable de pratiquer une activité physique régulière. Les avantages sont nombreux : vous limitez votre prise de poids, vous diminuez le risque de diabète et d’hypertension artérielle , vous limitez le taux de graisses dans le sang. Et, ce faisant, vous réduisez votre risque cardiovasculaire.

Inutile de vous lancer dans la pratique soutenue d’un sport ! Quelques bonnes habitudes quotidiennes suffisent. Voici quelques exemples :

  • préférez les escaliers à l’escalator ou à l’ascenseur ;
  • faites les petits trajets à pied plutôt qu’en voiture ou en transports en commun ;
  • favorisez les balades à pieds durant vos moments libres ;
  • essayez chaque jour d’avoir une activité physique. C’est le cas lorsque vous marchez au moins 30 minutes par jour ou que vous entretenez votre maison (passer l’aspirateur, jardinage, etc.)

De nombreuses occupations font dépenser de l’énergie

Intensité Activité Durée
Faible Marche lente, laver la vaisselle, repasser, faire la poussière, bricolage, entretien mécanique, arroser le jardin pétanque, billard, bowling, tennis de table, danse de salon 45 minutes
Modérée Marche rapide (d'un bon pas), laver les vitres ou la voiture, passer l'aspirateur, jardinage léger, ramassage de feuilles, "aérobic", danse (rock, disco…) vélo ou natation "plaisir", aquagym, ski alpin, frisbee, voile, badminton, golf 30 minutes
Élevée Marche avec dénivelés, randonnée en moyenne montagne, bêcher, déménager, jogging, VTT, natation "rapide", saut à la corde, football, basket-ball, volley-ball (et la plupart des jeux de ballon collectifs), sports de combat, tennis, squash, escalade 20 minut

Les médicaments parfois nécessaire pour prévenir la maladie coronarienne

 Votre médecin traitant peut vous prescrire un traitement médicamenteux pour les maladies qui entraînent des complications cardiovasculaires telles que :

  • L’hypertension artérielle : un traitement antihypertenseur à vie peut permettre de contrôler efficacement l'hypertension artérielle. Votre médecin vous prescrit celui qui vous convient le mieux.
  • Un taux de cholestérol est trop élevé : si malgré une bonne hygiène de vie (régime adapté et pratique d'une activité physique), votre taux de cholestérol reste élevé, votre médecin vous prescrit un traitement . Les statines sont les principaux médicaments hypolipémiants. Ils agissent en bloquant la fabrication du cholestérol par le foie.
  • Le diabète : parfois, un régime équilibré et la pratique d'une activité physique ne suffisent pas à maintenir un taux de sucre approprié dans le sang. Dans ce cas, votre médecin vous prescrit des médicaments qui vous aideront à contrôler votre diabète.
Sources
  • Collège des enseignants de cardiologie et maladies vasculaires. Angine de poitrine et infarctus myocardique. Site internet : Campus de cardiologie et maladies cardiovasculaires de l'Université médicale virtuelle francophone. Nantes (France) ; 2011-2012 [consulté le 8 janvier 2013]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Guide affection de longue durée : maladie coronarienne. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2007 [consulté le 8 janvier 2013]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Guide parcours de soins. Maladie coronarienne stable. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2014 [consulté le 10 décembre 2014]