La viande, le poisson et les fruits de mer

14 février 2020
La viande, le poisson et les fruits de mer fournissent des protéines et d’autres nutriments permettant au corps de bien fonctionner et de se développer. Suivez les repères de consommation.

Viande, poisson et fruits de mer : quel rôle ?

La viande, le poisson et les fruits de mer apportent des protéines qui jouent un rôle essentiel :

  • dans la construction des tissus (muscles, os, etc.), puis dans leur entretien (en particulier chez les seniors, la masse musculaire ayant tendance à diminuer avec l’âge) ;
  • dans le fonctionnement du corps (régulation hormonale, défenses immunitaires, etc.)

Le poisson et la viande (surtout à chair rouge) contiennent du fer, qui permet notamment le transport de l’oxygène dans le sang par les globules rouges.

Les poissons (particulièrement ceux dits "gras" tels que saumon, maquereau, sardine ou hareng) apportent des matières grasses essentielles comme les oméga-3. Ces ont un effet protecteur reconnu sur le système cardiovasculaire.

Viande, poisson et fruits de mer : quels repères de consommation ?

Essayez de limiter la consommation des viandes rouges (bœuf, porc, agneau, mouton, chèvre, cheval, sanglier, biche, abats) à 500 grammes par semaine au maximum (c'est l'équivalent de 3 à 4 steack ou tranches de viande hors volaille) pour diminuer votre risque de cancer colorectal. Choissez plutôt la viande de volaille.

Quelle que soit la viande, favorisez les morceaux les moins gras (poulet sans peau, filets maigres de veau, porc, bœuf, steak haché à 5 % de matières grasses...) et évitez les préparations panées ou frites.

Vous pouvez régulièrement remplacer la viande par des protéines d'origine végétale (lentilles, pois chiches, haricots secs...)

Les œufs peuvent être éventuellement consommés en remplacement de la viande ou du poisson (un œuf équivaut à 50 g de viande ou de poisson).

La consommation de charcuteries très riches en graisses saturées ((jambon blanc ou cru, lardons, pâté, saucisses, bacon, jambon de volaille, viande en conserve...) doit être limitée. Ces aliments ne peuvent pas remplacer la viande. Ne dépassez pas 150 g de charcuterie par semaine. Au sein des charcuteries, privilégiez le jambon blanc.

Mangez du poisson (frais, surgelé ou en conserve) ou des fruits de mer deux fois par semaine dont une fois par semaine un poisson gras (saumon, hareng, maquereau, sardine). Ainsi, alternez poisson maigre et poisson gras. Variez les espèces et lieux de provenance des poissons pour limiter l'exposition aux éventuels polluants.

Régimes végétarien et végétalien : des apports en protéines à surveiller

L’alimentation végétarienne élimine les produits carnés et le poisson, limitant ainsi les sources de protéines animales. Si vous suivez ce régime, vous pouvez remplacer ces aliments par des œufs, des produits laitiers et des protéines végétales (présentes dans les céréales et les légumineuses).

Quant à l’alimentation végétalienne, elle supprime tous les produits d’origine animale (viande, poisson et œufs mais aussi produits laitiers). À long terme, ce régime peut engendrer des risques pour la santé, notamment chez les enfants. En effet, il entraîne des carences en acides aminés essentiels, éléments que le corps ne sait pas fabriquer mais qui sont indispensables à son fonctionnement.

  • Santé publique France. Recommandations relatives à l'alimentation, à l'activité physique et à la sédentarité pour les adultes. Site internet : Santé publique France. Saint-Maurice (France) ; 2019 [consulté le 24 janvier 2019]
  • Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Nutrition et santé. Site internet : Inserm. Paris ; 2018 [consulté le 8 janvier 2019]
  • Haut Conseil de la santé publique. Pour une Politique nutritionnelle de santé publique en France. PNNS 2017-2021 - rapport du Haut conseil de la santé publique. Site internet : HCSP. Paris ; 2018 [consulté le 8 janvier 2019]
  • Collège des enseignants de nutrition. Besoins nutritionnels. Site internet : Campus de nutrition de l'Université médicale virtuelle francophone. Nantes (France) ; 2010-2011 [consulté le 8 janvier 2019]
  • Avis et rapport de l'Anses sur la troisième étude individuelle nationale des consommations alimentaires - INCA 3. Site internet : Anses. Maisons-Alfort (France) ; 2017 [consulté le 8 janvier 2019]
  • Santé Canada. Nutrition et saine alimentation. Site internet : Santé Canada. Ottawa ; 2018 [consulté le 8 janvier 2019]