Le traitement de l’adénome de la prostate

24 avril 2017
L’adénome de la prostate peut faire l’objet d’une simple surveillance. Mais lorsque la gêne est modérée, un traitement médicamenteux est utile. Enfin, la chirurgie est proposée dans certaines situations.

Le choix du traitement

Le choix du traitement de l' de la prostate dépend de l'importance de la gêne ressentie, du volume de l' , de son retentissement dans la vie de tous les jours et de l'état de santé général du patient.

Plusieurs solutions existent :

  • la simple surveillance peut être proposée lorsque la gêne est légère ou bien supportée, qu'il n'existe pas de complications et que la vessie se vide bien ;
  • les traitements médicamenteux sont indiqués lorsque la gêne est modérée ;
  • si le traitement médical n'est pas suffisant, une intervention chirurgicale est proposée.

Le traitement médicamenteux de l’adénome de la prostate

Il est commencé lorsque les troubles urinaires deviennent gênants ; il existe différentes classes de médicaments, utilisées seules ou en association, dont les principales sont :

  • les alpha-bloquants qui luttent contre la contraction des voies urinaires et permettent d'uriner facilement. Les bénéfices se font sentir au bout de deux jours de traitement et les effets secondaires sont peu fréquents (vertiges, , palpitations, absence d'éjaculation) ;
  • les inhibiteurs de la 5-alpha-réductase qui diminuent le volume de la prostate de 25 à 30 % au bout d'un an. Il existe fréquemment des effets secondaires : baisse de la et problème d'érection ;
  • les extraits végétaux (palmier de Floride ou prunier d’Afrique), dont le mécanisme d’action n’est pas connu exactement. Ces produits, même en traitement continu, ne font pas l’objet de recommandations officielles et ne peuvent dispenser d’une surveillance médicale régulière.

L’intervention chirurgicale comme traitement de l’adénome de la prostate

La chirurgie de l' de la prostate peut être proposée lorsque :

  • le traitement médicamenteux est inefficace ;
  • la gêne est importante ;
  • il y a une complication.

Différentes techniques chirurgicales peuvent être utilisées :

  • la de l' de la prostate par . Les effets secondaires peuvent être une (dans 75 % des cas) et une incontinence urinaire (dans 1 % des cas) ;
  • la thermothérapie par par urétrale. La principale complication peut être une rétention aiguë d'urine ;
  • l'incision cervico-prostatique consiste à pratiquer une petite incision de la prostate par voie endoscopique pour élargir le col vésical. Les effets secondaires peuvent être : une (dans environ 25 % des cas) et une incontinence urinaire (dans environ 1 % des cas) ;
  • l'adénomectomie ou ablation chirurgicale de l' . Les effets secondaires peuvent être une dans environ 75 % des cas et une incontinence urinaire dans environ 1 % des cas ;
  • la pose de prothèses (stents) dans le canal par lequel s'écoule l'urine (l' ) peut être proposée pour faciliter l'écoulement de l'urine. Ce traitement est proposé aux personnes qui ne sont pas opérées.

Il existe des alternatives aux traitements chirurgicaux de référence : c'est la chirurgie endoscopique par . Différentes techniques existent et constituent une option thérapeutique compte tenu des avantages qu'elles présentent, notamment une hospitalisation plus courte et une convalescence plus rapide.

Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Traitement des symptômes du bas appareil urinaire liés à l’hypertrophie bénigne de la prostate par laser. Rapport d'évaluation technologique. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (Paris) ; 2013 [consulté le 27 juin 2016]
  • Association française d'urologie (AFU). Hypertrophie bénigne de la prostate (HBP). Site internet : Urofrance. Paris ; 2015 [consulté le 27 juin 2016]
  • Descazeaud A, Robert G, Delongchamps N.B., Cornu J.N., Saussine J, Haillot O "et al". Bilan initial, suivi et traitements des troubles mictionnels en rapport avec l'hyperplasie bénigne de la prostate : recommandations du CTMH de l'AFU. Prog Urol. 2012;22(16):977-988.