Adénome de la prostate : symptômes, diagnostic et complications

16 novembre 2018
L’adénome de la prostate se manifeste par des symptômes urinaires (besoins fréquents d’uriner, jet urinaire faible, etc.) évoluant progressivement. Le médecin établit le diagnostic grâce à au toucher rectal. S’il n’est pas traité, l'adénome peut entraîner des complications.

Les symptômes de l'adénome de la prostate

Les principaux symptômes d’un de la prostate sont urinaires et ils sont dus à la compression de l' par l'. En effet, la diminution du calibre de l' gêne la vidange de la vessie.

Les symptômes apparaissent progressivement et vont souvent en s'aggravant. Ils retentissent sur la qualité de vie.

Les signes d' de la prostate les plus courants sont :

  • un besoin fréquent d'uriner, de jour comme de nuit :
    • réveils nocturnes pour uriner jusqu'à cinq fois par nuit,
    • besoin d'uriner moins de deux heures après avoir fini d'uriner (pollakiurie) ;
  • des besoins urgents d'uriner avec difficultés à se retenir ;
  • l'interruption du jet d'urine (un démarrage retardé du jet, suivi d'un arrêt puis d'un redémarrage) ;
  • une diminution de la force ou de la taille du jet d'urine (voire une au goutte à goutte) et une obligation de forcer sur la vessie pour uriner ;
  • la sensation de ne pas avoir entièrement vidé sa vessie après avoir uriné avec des gouttes d'urine retardataires ;
  • des fuites urinaires ;
  • une impossibilité brutale d'uriner, ou une rétention aiguë d'urine, avec la sensation douloureuse d'avoir la vessie pleine ;
  • des troubles sexuels avec un jet éjaculatoire moins important qu'auparavant.

Si la personne ressent de tels symptômes, il est important qu'elle en parle à son médecin traitant. Ce dernier peut évaluer la sévérité de la gêne liée à l' de la prostate en remettant un auto-questionnaire au patient pour caractériser les symptômes urinaires.

Le diagnostic d'adénome de la prostate

Une fois qu'il a pris connaissance des symptômes décrits par le patient, le médecin en évalue l'impact sur la gêne ressentie et la qualité de vie. Il peut demandé à son patient d'établir un calendrier mictionnel sur plusieurs jours en précisant lers apports de liquides par l'alimentation.
Il fait le diagnostic de l' de la prostate par un examen médical : le toucher rectal, complété par un test urinaire.

Le toucher rectal pour examiner la prostate

Le médecin palpe la prostate en introduisant son index, protégé par un gant, dans le rectum. Ce geste médical non douloureux permet de vérifier le volume, la surface et la consistance de la prostate à travers la paroi antérieure du rectum.

En cas d', la prostate :

  • est augmentée de volume,
  • a des bords réguliers, une surface uniforme et lisse, symétrique, sans nodule,
  • présente une consistance ferme sans être dure ou "pierreuse".

Le test urinaire par bandelette

L'examen clinique est complété par un test urinaire, à l'aide d'une bandelette réactive, qui permet de rechercher une éventuelle infection urinaire. Si le test est positif, un examen cytobactériologique des urines est nécessaire.

Lorsque le médecin a toutes les raisons de penser qu'il s'agit d'un de la prostate, il n'est pas nécessaire de faire des examens complémentaires pour confirmer le diagnostic.
D'autres examens peuvent être utiles en cas de complications ou dans le cadre d'un bilan pré-opératoire : débitmétrie (mesure du jet urinaire), échographie abdomino-pelvienne, bilan sanguin...

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Les complications de l'adénome de la prostate

En l’absence de prise en charge thérapeutique, l' de la prostate peut entraîner certaines complications :

  • une dans la vessie, responsable :
  • un retentissement sur le fonctionnement des reins avec apparition d’une insuffisance rénale. Des examens complémentaires (ECBU, analyses de sang, échographie abdomino-pelvienne...) et un traitement adapté sont alors nécessaires.
  • une rétention aiguë d'urine (le patient ne peut plus uriner, l’adénome faisant obstacle à l’évacuation de l’urine).

Il s'agit, dans ce cas, d'une urgence. La rétention aiguë nécessite une hospitalisation pour réaliser un bilan et un sondage afin de vider la vessie.

Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Traitement des symptômes du bas appareil urinaire liés à l’hypertrophie bénigne de la prostate par laser. Rapport d'évaluation technologique. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (Paris) ; 2013 [consulté le 15 novembre 2018]
  • Association française d'urologie (AFU). Hypertrophie bénigne de la prostate (HBP). Site internet : Urofrance. Paris ; 2015 [consulté le 15 novembre 2018]
  • Seisen T, Drouin S-J, Rouprêt M. Hypertrophie bénigne de la prostate. In : Traité de médecine AKOS. Paris : Elsevier Masson ; 2017;12(1):1-10