Pour un diabète équilibré : suivre son activité physique

15 juin 2018
Une activité physique au quotidien fait partie du traitement du diabète. Il est important de suivre et d’évaluer sa propre activité afin d’en adopter une qui vous corresponde au mieux.

Pour un diabète équilibré : suivre son activité physique

Pour vous aider à mieux évaluer votre activité sur une journée ou une semaine, quelques outils pourront vous être utiles.

La fiche « Suivi de mon activité » (PDF, 214.17 Ko) vous permet de faire le point :

  • notez toute les activités que vous effectuez dans votre vie quotidienne (marcher, jardiner, faire le ménage, monter les escaliers, ainsi que les activités de loisir ou sportives) ;
  • pour chaque activité, inscrivez sa durée et vos observations.

Vous pouvez apporter cette fiche à votre médecin lors d’une consultation pour l’analyser ensemble.

Vous pouvez aussi tenir votre propre « journal d’activités », dans lequel vous notez ce que vous avez réalisé. Pour chaque activité physique, indiquez :

  • sa durée ;
  • son intensité ;
  • votre progression ;
  • vos difficultés.

Ces annotations vous permettent ainsi de faire le point régulièrement avec votre médecin, notamment sur les objectifs que vous avez fixés ensemble.

Ce journal peut aussi vous servir d’agenda et vous aider à maintenir une activité physique régulière en indiquant les dates et horaires de vos séances.

Enfin, vous pouvez utiliser un podomètre. Cet instrument de mesure est utile pour :

  • avoir une idée plus précise de la marche que vous effectuez ;
  • suivre vos progrès au fil du temps.

Il se porte à la ceinture ou au poignet.

Il compte le nombre de pas effectués, mais peut aussi vous donner d’autres informations, comme votre fréquence cardiaque ou le nombre de calories dépensées.

Si vous le gardez sur vous en permanence, il vous indiquera le nombre de pas réalisés sur toute la journée. À titre de référence, 30 minutes de marche rapide représentent environ 10 000 pas.

"La plongée sous-marine : c'est ma passion !"

Philippe, 60 ans, pratique la plongée sous-marine depuis une quinzaine d’années. Une activité physique qu’il qualifie lui-même d’« exigeante. Ce n’est pas un sport classique comme le tennis. C’est un médecin de la fédération de plongée qui nous délivre la licence d’aptitude à la pratique, et il assure un suivi régulier ensuite » précise-t-il.
Son diabète est brutalement survenu il y a deux ans, mais Philippe n’a pas arrêté d’assouvir sa passion pour autant : « j’ai dû revoir mes habitudes de vie, en lien avec mon médecin et le médecin du club. » Des habitudes héritées notamment de son activité professionnelle de chauffeur routier international : « j’aimais mon métier mais ce n’est pas facile tous les jours. On n’a pas de rythme pour les repas comme pour le sommeil. On boit et on mange un peu n’importe quoi… Avant le diabète, j’avais déjà du cholestérol et de l’hypertension. »

Les "petits trucs" du quotidien
Parti en retraite, Philippe a alors agi concrètement pour sa santé. « J’ai arrêté de fumer. Je ne bois presque plus et j’ai relancé mon potager pour manger des produits frais et équilibrés. Je fais aussi attention quand je mets le nez dans la boîte de chocolats… Ce sont beaucoup de petits trucs du quotidien à revoir et à ajuster. » Le suivi du diabète fait également partie de sa routine : « je fais une prise de sang tous les trois mois pour mesurer mon taux d’HbA1c. Il a bien baissé en deux ans. Je transmets tous mes résultats au médecin du club », ajoute-t-il, « car il y a beaucoup de contraintes et d’impératifs physiques dans ce sport. À 40 ou 50 mètres de profondeur, on ressent l’écrasement sur la poitrine, la pression sur la tête, les oreilles… »

Activité physique et plaisir
Le parcours de Philippe montre aussi que la plongée sousmarine, certes exigeante, peut être une activité accessible : « je n’ai jamais eu de souci dans l’eau ! » se félicite-t-il. « Le doyen du club a 72 ans, on peut commencer à tout âge. » Les avantages sont nombreux : « ça permet de voyager. J’ai fait les Canaries, les Antilles… Et on a la chance d’avoir de très beaux sites de plongée au large des côtes françaises. » Contrairement à une idée reçue, la plongée peut se pratiquer toute l’année y compris l’hiver, « en Méditerranée bien sûr, mais aussi en Bretagne avec l’équipement adapté ! » Et elle permet d’admirer les merveilles du monde du silence : « imaginez-vous dans un bel aquarium, » décrit Philippe, « à contempler la beauté de la faune et de la flore des fonds ». Tout un programme !