Je prépare le semi-marathon

29 décembre 2020

L’histoire de Rose-Hélène avec le diabète a commencé alors qu’elle était enceinte. « Mon médecin a diagnostiqué un diabète gestationnel. Après mon accouchement, la maladie est restée, raconte-t-elle. » C’était il y a presque 30 ans. Même si elle a toujours maintenu l’équilibre de son diabète, Rose-Hélène a parfois été tentée de baisser les bras. À 67 ans, pour se remotiver, elle s’est lancé un défi : courir le semi-marathon de Fort-de-France en Martinique.

« Lorsque j’étais plus jeune, j’étais sportive. Je faisais du handball, de la course… Et puis j’ai eu des enfants, j’avais d’autres préoccupations. De temps en temps, je reprenais le sport, mais je manquais de motivation. Peu à peu je me suis laissée aller, en me disant que j’étais malade et que c’était fichu. » Même si le diabète est une maladie chronique dont on ne guérit pas, il est tout à fait possible de l’équilibrer et de limiter le risque de complications en adoptant quelques bonnes habitudes. En plus de la prise du traitement, il est important de veiller à avoir une alimentation équilibrée et de pratiquer une activité physique régulière.

Pendant quelques temps, Rose-Hélène a été moins vigilante dans le suivi de son diabète et les conséquences sur sa santé ne se sont pas fait attendre. « En mars, j’étais très fatiguée, je pesais 95 kilos, je ne pouvais plus m’habiller, j’étais essoufflée… Je me suis décidée à aller faire une prise de sang. Ma glycémie à jeun était élevée et mon taux de HbA1c avait augmenté. Mon médecin m’a dit que je devrais prendre un médicament supplémentaire. J’étais déjà à trois comprimés de metformine par jour. Or, je n’aime pas ça, alors j’ai décidé de me reprendre en main. »

Une amie et l’appui des nouvelles technologies

Pour se motiver, Rose-Hélène a demandé à une de ses amies de l’accompagner. « Nous avons décidé d’aller marcher ensemble. Au début, je trouvais cela un peu pénible. Je me suis prise au jeu grâce à une application que j’utilise pour suivre mes performances sur mon smartphone. Cela m’a donné envie d’aller plus loin et de courir. Et puis, j’ai décidé de m’inscrire au semi-marathon de Fort-de-France. »

S’entrainer en groupe

Afin d’atteindre son objectif, Rose-Hélène suit un programme d’entrainement précis et s’entoure d’autres sportifs. « Je m’entraine avec un groupe de coureurs trois fois par semaine. Je vais aussi dans une la salle trois fois par semaine pour faire du renforcement musculaire. » Grâce à cette nouvelle routine, elle se sent déjà beaucoup mieux. « En quatre mois, j’ai perdu 15 kilos, mon taux de HbA1C est de nouveau inférieur à 7 pour cent. Avec l’accord de mon médecin, j’ai pu diminuer ma dose de médicaments. Je n’ai plus de douleurs aux articulations. Je n’ai pas mal au dos, ni aux genoux.

Aujourd’hui, ces 21.1 kilomètres ne me font pas peur. Je cours à une vitesse moyenne de 9 kilomètres par heure. Mais, l’important, c’est de partir et d’arriver à mon rythme, car c’est une compétition avec moi-même. Pour moi, être diabétique n’est pas une fatalité, on peut vivre bien et faire des choses qui nous rendent heureux. »

L’essentiel

Rose-Hélène a réussi son pari.

Le 24 novembre, elle a couru sans s'arrêter, pendant plus de 2 heures et terminé la course de 21,1 kilomètres.

Elle pense déjà à se réinscrire à une autre course en janvier 2020.