Être actif pour préserver sa santé et se sentir mieux

18 janvier 2021
L’activité physique renforce le squelette, développe la musculature et la souplesse, améliore les fonctions cardiaques et aide à se relaxer. Elle contribue aussi à prévenir de nombreuses maladies comme les affections cardiovasculaires, le cancer, le diabète, l’obésité et l’ostéoporose. Pourtant, l'activité physique des Français est en baisse.

L'activité physique : un atout essentiel pour le bien-être

Lorsqu’elle est associée à une alimentation équilibrée, l’activité physique contribue à une meilleure qualité de vie :

  • elle accroît la force musculaire et contribue au développement du capital osseux pendant l’enfance et l’adolescence et à sa préservation durant l’âge adulte. En effet, elle ralentit la perte de densité des os (ostéoporose), due au vieillissement ;
  • elle développe la souplesse, l'équilibre et la bonne coordination des mouvements. Cela diminue notamment les risques de chutes chez les séniors et les fractures du col du fémur, du poignet... Elle permet ainsi de conserver une certaine autonomie physique en prenant de l’âge ;
  • elle renforce les capacités cardiaques et respiratoires ;
  • elle améliore la qualité du sommeil, tant chez l'adulte que chez l'enfant et permet d’avoir un sommeil plus réparateur. Ainsi, la résistance face à la fatigue est augmentée ;
  • elle aide à être plus relaxé, ce qui réduit l'anxiété et la dépression ;
  • elle prévient une prise de poids excessif, chez l'enfant, l'adulte et pendant la grossesse ainsi que la survenue d'un diabète gestationnel ;
  • en la pratiquant 3 heures par semaine, ou de façon intense 3 fois 20 minutes par semaine, on diminue de 30 % le risque de décès prématuré.

Par ailleurs, participer à une activité physique en groupe est un facteur d’intégration sociale. C’est l’occasion de se retrouver en famille ou entre amis, mais aussi de faire de nouvelles rencontres.

Un rôle important de l'activité physique dans certaines maladies

La pratique régulière d’une activité physique réduit considérablement les risques d’apparition de certaines maladies et est considérée comme un traitement à part entière dans certains états de santé.

Maladies cardiovasculaires et activité physique

Les personnes physiquement actives diminuent leur risque cardiovasculaire et développent environ deux fois moins d’affections cardiovasculaires :

Si une maladie cardiovasculaire est déjà présente, l'activité physique régulière et adaptée à chaque personne améliore sa condition physique, prévient les risques de complications et diminue le risque de décès de cause cardiaque ou vasculaire.

Prévention des cancers et bénéfices apportés par l'activité physique en cours de traitement

L’activité diminue le risque de développer un cancer  : cancer du côlon, cancer du sein et de l’endomètre ( de la cavité de l’utérus)... Elle prévient le surpoids, qui est lui-même un facteur de risque de cancer.

Au cours du traitement pour un cancer, l'activité physique est également bénéfique :

  • elle  maintient une meilleure perception de son corps ;
  • elle réduit la fatigue et améliore la qualité de vie ;
  • les traitements sont mieux tolérés et leurs effets à moyen et long terme sont augmentés ;
  • la pratique d'une activité physique adaptée augmente l’espérance de vie et réduit le risque de récidive.

Obésité et diabète : un risque en cas d'inactivité physique

Être actif réduit le risque de surpoids de l'adulte et le surpoids de l'enfant. La sédentarité explique, en partie, l’augmentation importante des cas d’obésité. En effet, l’usage accru des transports motorisés et des ascenseurs, ainsi que le développement des activités sédentaires (télévision, jeux vidéo, travail sur ordinateur), diminuent la quantité d’énergie utilisée par le corps. De même, l’emploi du chauffage et de la climatisation baisse les dépenses énergétiques de l’organisme.
En cas de surpoids, l'activité physique fait partie du traitement.

L’exercice physique et la modification des habitudes alimentaires peuvent prévenir l’apparition du diabète de type 2 chez les personnes à haut risque.
Lorsque le diabète existe, qu'il soit de type 1 ou de type 2, l’activité physique réduit les risques de complications vasculaires du diabète. Elle améliore l’équilibre de la glycémie sanguine et, chez le patient traité par , réduit ses besoins en .

En cas de grossesse, le manque d'activité physique et le surpoids favorisent l'apparition d'un diabète gestationnel.

Ostéoporose : l'activité physique la prévient

L’activité physique est déterminante dans la prévention et la prise en charge de l’ostéoporose. Chez la femme, elle abaisse de moitié le risque de fracture du col du fémur lié à cette maladie, en augmentant la résistance osseuse.

Troubles mentaux, cognitifs et maladies neurologiques améliorés par l'activité physique

L'activité physique réduit les insomnies, les troubles anxieux et dépressifs...

Une activité physique adaptée ralentit la survenue des désordres neurologiques de sclérose en plaques.

 Elle améliore les fonctions cognitives altérées dans certaines maladies  : trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité, maladie de Parkinson, démence d'Alzheimer, accident vasculaire cérébral (AVC), schizophrénie...

Maladies respiratoires chroniques : meilleure qualité de vie grâce à l'activité physique adaptée

La tolérance à l'effort, la qualité de vie et la capacité d'effort sont améliorées par l'exercice physique régulier dans les maladies respiratoires chroniques :

Prescription d'activité physique et maladie de longue durée

La loi n°2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé donne au médecin traitant la possibilité de prescrire aux patients atteints d’affections de longue durée (ALD) une activité physique adaptée à leur état de santé.

L'activité physique des Français en baisse

Malgré les bienfaits qu'elle apporte, l'activité physique perd du terrain dans la vie de Français. L'étude Esteban menée en 2014-2015 a étudié le niveau d’activité physique et de sédentarité, comparant les résultats à ceux recueillis lors de l’Étude nationale nutrition santé conduite par Santé publique France en 2006 et 2007.

Les dernières données indiquaient les points suivants :

  • L’inactivité physique et la sédentarité gagnent du terrain dans la population française.
  • Les femmes sont les plus concernées : en 10 ans, la proportion de femmes physiquement actives a baissé de 16 %. Plus d’une femme sur 5 cumulent sédentarité et inactivité physique.
  • Les niveaux d’activité physique sont encore faibles et la sédentarité plus élevée chez les enfants en 2015.
    • 51 % des garçons et 33 % des filles de 6-17 ans atteignaient les recommandations de l’OMS en matière d’activité physique en 2015,
    • Les plus jeunes (6-10 ans) étaient davantage actifs et on observe une nette baisse de l’activité physique après l’âge de 10 ans, davantage marquée chez les filles.
    • Cependant, une tendance à une amélioration du niveau d’activité physique des adolescents de 15-17 ans sur la période a été relevée.

En parallèle, le temps passé devant un écran a considérablement augmenté. La proportion de jeunes passant 3 heures ou plus devant un écran chaque jour atteignait  :

  • 45% chez les 6-10 ans,
  • 70 % chez les 11-14 ans,
  • 71 % chez les filles et 87 % chez les garçons de 15-17 ans. 

  • Institut national du cancer (INCa). Activité physique et cancers : des bénéfices prouvés pendant et après les traitements. Site internet : INCa. Boulogne Billancourt (France) ; 2017 [consulté le 13 janvier 2021]
  • Institut national du cancer (INCa). Prévention des cancers par l'activité physique. Site internet : INCa. Boulogne Billancourt (France) ; 2019 [consulté le 13 janvier 2021]
  • Santé publique France. Nutrition et activité physique. Site internet : Santé publique France. Saint-Maurice (France) ; 2020 [consulté le 13 janvier 2021]
  • Direction des études de l'évaluation et des statistiques (Drees). L’état de santé de la population en France - Rapport 2017. Site internet : Ministère des solidarités et de la santé. Paris ; 2018 [consulté le 13 janvier 2021]
  • Ministère des solidarités et de la santé.  Activité physique et santé. Site internet : Ministère des solidarités et de la santé. Paris ; 2017 [consulté le 13 janvier 2021]
  • Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). Plus d'activité physique et moins de sédentarité pour une meilleure santé. Site internet : Anses. Maisons-Alfort (France) ; 2017 [consulté le 13 janvier 2021]
  • Haute Autorité de santé. Guide de promotion, consultation et prescription médicale d’activité physique et sportive pour la santé chez les adultes. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2019 [consulté le 13 janvier 2021]
  • Institut national de la santé et de la recherche médicale. Activité physique, prévention et traitement des maladies chroniques – Une expertise collective de l’Inserm. Site internet : Inserm. Paris ; 2019 [consulté le 13 janvier 2021]