L’accouchement

24 avril 2017
Après des mois d’attente et de préparation, le jour J est arrivé. Vous allez bientôt faire connaissance avec votre bébé !

La position du bébé au moment de l’accouchement

Le plus souvent, quelques semaines avant la naissance, le bébé se positionne naturellement pour sa venue au monde : tête en bas et bien fléchie. Cette présentation céphalique permet, le plus souvent, un accouchement normal, par voie basse.

Cependant, il arrive que certains bébés viennent au monde dans d’autres positions. N’ayez pas d’inquiétude, dans la très grande majorité des cas, la naissance se passe néanmoins très bien.

  • Le bébé se présente par le siège : les fesses du bébé se présentent en premier pour l’accouchement. Si cette position est décelée lors du huitième mois de grossesse, l’obstétricien peut essayer de retourner le fœtus en bonne position, par manœuvre externe.
  • Le bébé se présente tête en bas mais non fléchie : cette position rend la descente du bébé dans le bassin plus longue et donc plus difficile.
  • Le bébé se présente par la face : sa tête est en extension complète. L’accouchement par voie basse est difficile : une césarienne est alors nécessaire.
  • Le bébé se présente par le front et l’épaule : le recours à la césarienne est là aussi nécessaire.

La position la plus fréquente du fœtus

Schéma : position la plus fréquente du fœtus

L’accouchement par voie basse

Le début du travail, lors d’un accouchement par voie basse, est le plus souvent spontané. Il est marqué par la survenue de contractions qui, au fil des heures, deviendront de plus en plus intenses et régulières, associées parfois à la rupture de la poche des eaux.

Au moment de la naissance, la poche de liquide amniotique (dite poche des eaux) dans laquelle baigne votre bébé depuis des mois, se rompt, entraînant un écoulement clair appelé « perte des eaux ». Cette rupture peut avoir lieu spontanément, dès le début du travail, alors que vous êtes toujours à votre domicile par exemple. Vous devez alors vous rendre à la maternité même si les contractions ne sont pas encore intenses. Si la poche des eaux ne s'est pas rompue spontanément, la sage-femme peut décider de la provoquer, alors que le travail est déjà avancé.

Dans certains cas, votre obstétricien décide de procéder au déclenchement de l’accouchement pour des raisons médicales :

  • si vous avez dépassé le terme ;
  • si vous souffrez d’une maladie ;
  • si votre bébé présente des signes de .

La fiche d’information sur le déclenchement artificiel de l'accouchement (PDF, 15.41 Ko) éditée par la Haute autorité de santé apporte davantage de détails sur le sujet.

© Blausen Medical

L’accouchement par voie basse se déroule en trois phases.

Pour la naissance d’un premier bébé, cette phase dure environ huit heures. Elle ne dure plus que quatre heures en moyenne, chez une femme ayant déjà eu un enfant. Les contractions, d’abord brèves et espacées (toutes les dix minutes) se rapprochent (cinq minutes, puis moins), deviennent régulières, plus intenses et douloureuses. Sous l’effet des contractions, le col de l'utérus s’ouvre très progressivement.

C’est durant cette phase que vous vous rendez à la maternité. À l'arrivée, vous êtes prise en charge et examinée par la sage-femme ou l’obstétricien. Si le travail est suffisamment avancé, vous êtes installée en salle de travail.

La surveillance des battements du cœur du bébé lors des contractions utérines est assurée par un monitoring. Il s’agit d’un enregistrement des battements du cœur de votre bébé, effectué grâce à un capteur placé sur votre . Le but du monitoring est de détecter d’éventuels signes de souffrance du bébé lors des contractions.

Si vous avez choisi d’accoucher sous , elle est réalisée au début du travail par un médecin anesthésiste qui injecte le produit entre la 3e et la 4e vertèbre lombaire.

L'anesthésie supprime le caractère douloureux des contractions utérines, sans pour autant faire perdre conscience. Elle permet de vivre l’accouchement plus sereinement.

La phase d’expulsion est relativement courte et ne dure qu’une trentaine de minutes environ. Lorsque le col de l'utérus est ouvert complètement (la dilatation atteint alors 10 cm) et que la tête du bébé (la partie la plus large) est bien engagée dans le bassin, la sage-femme ou l’obstétricien vous demande de pousser.

Ces poussées, lors des contractions, permettent l’expulsion du bébé. Lors des efforts de poussée, il peut être nécessaire de réaliser une afin d’éviter les déchirures du .

Une fois la tête sortie, le corps du bébé glisse sans difficulté. Votre bébé est né ! La sage-femme coupe le cordon ombilical et pose votre enfant dans vos bras. Rapidement, elle procède aux soins de votre nouveau-né.

Certains accouchements par voie basse requièrent des techniques instrumentales ; on dit que l’accouchement est « assisté ». L’obstétricien peut être amené à les pratiquer :

  • lorsque le bébé supporte mal la phase d’expulsion et donne des signes anormaux enregistrés sur le monitoring ;
  • ou si la maman se fatigue trop et ne peut fournir les efforts nécessaires à l’expulsion.

À l’aide de forceps, de spatules ou de ventouses, cette extraction instrumentale est réalisée sous anesthésie locale, ou générale.

L’accouchement ne s’achève réellement que vingt à trente minutes plus tard. Sous l’effet de nouvelles contractions utérines, la maman expulse le . C'est ce qu’on appelle la délivrance.

L’accouchement par césarienne

En France, environ 20 % des accouchements se font chaque année par césarienne.

La césarienne est un acte opératoire pratiqué au bloc opératoire par un obstétricien.

Elle est réalisée sous , sous anesthésie locorégionale ou générale.

La césarienne peut être programmée à l’avance, par exemple si :

  • le bébé se présente de manière particulière ;
  • si le bassin de la maman est trop étroit ;
  • si le bébé est un gros bébé ;
  • dans certains cas de grossesse à risque.

La césarienne peut être réalisée en urgence lorsque l’accouchement par voie basse se révèle au dernier moment difficile -ou impossible- ou lorsque le monitoring enregistre des signes de .

Les informations utiles sur le site Mpedia

Le site Mpedia vous aide à mieux comprendre quelques questions que les parents viennent à se poser, notamment :

Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Déclenchement artificiel du travail à partir de 37 semaines d’aménorrhée. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2008 [consulté le 10 février 2016]
  • Collège national des gynécologues et obstétriciens de France (CNGOF). L’épisiotomie. Site internet : CNGOF. Paris ; 2005 [consulté le 10 février 2016]
  • Collège national des gynécologues et obstétriciens de France (CNGOF). Modalités de surveillance fœtale pendant le travail. Site internet : CNGOF. Paris ; 2007 [consulté le 10 février 2016]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Indications de la césarienne programmée à terme. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2012 [consulté le 10 février 2016]
  • Collège national des gynécologues et obstétriciens de France (CNGOF). Accouchement, délivrance et suites de couches normales. Site internet : Campus cerimes. Paris ; 2011 [consulté le 10 février 2016]