Quel est le rôle du pharmacien dans la délivrance d'un médicament générique ?

20 mai 2020
Informez-vous sur les règles de délivrance et sur les conditions de refus des médicaments génériques en pharmacie.

Substitution et répertoire des médicaments

Depuis 1999, le pharmacien est autorisé à substituer le médicament prescrit par le médecin par un médicament générique. Pour cela, il choisit, à partir d’un outil appelé « répertoire des médicaments génériques », établi par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), un médicament contenant la même substance active au même dosage que celui qui a été prescrit.

L’inscription de ce médicament générique au répertoire est la garantie d’une efficacité et d’une sécurité d’emploi identiques à celles du médicament d’origine.

Néanmoins, le patient reste libre de refuser cette substitution. Dans ce cas, il ne bénéficiera pas du dispositif « Tiers payant contre générique » qui permet de ne pas avancer la part prise en charge par l’Assurance Maladie (sauf si le groupe générique est sous TFR ou si le prix du médicament générique est supérieur ou égal au prix du médicament d’origine). Il doit régler au pharmacien la totalité du prix du médicament d’origine délivré et envoyer une feuille de soins à sa caisse d’assurance maladie pour être remboursé. La prise en charge par l’Assurance Maladie sera limitée au prix du médicament générique le plus cher du groupe générique concerné et le patient supportera un reste à charge si le prix du médicament d’origine délivré en pharmacie est supérieur à ce prix.

Vous pouvez consulter la page Répertoire des médicaments génériques sur le site ansm.sante.fr, qui répertorie tous les médicaments sous forme de liste ou encore la base de données publique des médicaments. Elle regroupe tous les médicaments commercialisés (d'origine et génériques) et vous permet d’accéder à toutes les informations utiles via 2 entrées possibles : par nom de médicament et par nom de (principe actif).

Le répertoire des médicaments génériques mentionne effectivement des médicaments génériques de la lévothyroxine. Cependant, à ce jour, aucun de ces médicaments génériques n’est commercialisé.

Tout le monde peut prendre les médicaments d'origine.

En effet un patient est libre de refuser la substitution par un médicament générique mais dans ce cas, il ne bénéficie pas de l'avance des frais (sauf si le médicament est sous TFR ou si le prix du médicament générique est supérieur ou égal au prix du médicament d’origine) et doit régler au pharmacien la totalité du prix du médicament d’origine délivré) et doit envoyer une feuille de soins à sa caisse d’assurance maladie. La prise en charge par l’Assurance Maladie sera limitée au prix du médicament générique le plus cher du groupe générique concerné et le patient supportera un reste à charge si le prix du médicament d’origine délivré en pharmacie est supérieur à ce prix.

Un patient peut aussi prendre un médicament d’origine et bénéficier du tiers payant, si son médecin a estimé que, pour une raison médicale particulière et personnelle, la substitution par un médicament générique doit être évitée. Le médecin doit alors l’avoir indiqué sur l’ordonnance par une mention « non substituable » justifiée.

À noter que les médicaments génériques sont des médicaments efficaces et sûrs : ils ont été conçus pour soigner aussi bien que les médicaments d'origine.

Oui, le patient peut demander à son pharmacien de lui délivrer une marque précise de médicaments génériques et s'il n'a pas cette marque en stock, de la commander.

À noter : le pharmacien possède un outil nommé « répertoire des médicaments génériques », publié et mis à jour par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) qui lui permet de substituer en toute sécurité.

Depuis 1999, le pharmacien est autorisé à substituer le médicament prescrit par le médecin par un médicament générique. Pour cela, il choisit, à partir d’un outil appelé « répertoire des médicaments génériques », établi par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), un médicament contenant la même substance active au même dosage que celui qui a été prescrit. L’inscription de ce médicament générique au répertoire est la garantie d’une efficacité et d’une sécurité d’emploi identiques à celles du médicament d’origine.

Néanmoins, le patient reste libre de refuser cette substitution. Dans ce cas, il ne bénéficiera pas du dispositif « Tiers payant contre générique » qui lui permet de ne pas avancer la part prise en charge par l’Assurance Maladie (sauf si le médicament est sous TFR ou si le prix du médicament générique est supérieur ou égal au prix du médicament d’origine). Il devra régler au pharmacien la totalité du prix du médicament d’origine délivré et envoyer une feuille de soins à sa caisse d’assurance maladie pour être remboursé. La prise en charge par l’Assurance Maladie sera limitée au prix du médicament générique le plus cher du groupe générique concerné et le patient supportera un reste à charge si le prix du médicament d’origine délivré en pharmacie est supérieur à ce prix.

En acceptant le médicament générique, le patient participe à l'accès aux soins pour tous. En effet, les économies réalisées grâce aux médicaments génériques contribuent à la prise en charge de traitements innovants, notamment contre des maladies graves comme les cancers.

Depuis 1999, le pharmacien est autorisé à substituer le médicament prescrit par le médecin par un médicament générique. Pour cela, il choisit, à partir d’un outil appelé « répertoire des médicaments génériques », établi par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), un médicament contenant la même substance active au même dosage que celui qui a été prescrit. L’inscription de ce médicament générique au répertoire est la garantie d’une efficacité et d’une sécurité d’emploi identiques à celles du médicament d’origine.

Néanmoins, le patient reste libre de refuser cette substitution. Dans ce cas, il ne bénéficiera pas du dispositif « Tiers payant contre générique » qui lui permet de ne pas avancer la part prise en charge par l’Assurance Maladie (sauf si le médicament est sous TFR ou si le prix du médicament générique est supérieur ou égal au prix du médicament d’origine). Il devra régler au pharmacien la totalité du prix du médicament d’origine délivré et envoyer une feuille de soins à sa caisse d’assurance maladie pour être remboursé. La prise en charge par l’Assurance Maladie sera limitée au prix du médicament générique le plus cher du groupe générique concerné et le patient supportera un reste à charge si le prix du médicament d’origine délivré en pharmacie est supérieur à ce prix.

Les médicaments dits « à marge thérapeutique étroite » sont ceux pour lesquels l’intervalle de confiance qui permet de juger de la est resserré. Ces médicaments se caractérisent en effet par des concentrations toxiques ou inefficaces proches des concentrations efficaces. De ce fait, de faibles variations de dose ou de concentration peuvent entraîner une modification du rapport bénéfices/risques.

Dans cette logique, tout changement au cours du traitement doit être réalisé avec précaution, qu’il s’agisse du passage d’un médicament d’origine vers un autre, d’un médicament d’origine vers un médicament générique ou d’un médicament générique vers un autre. L’adaptation de la posologie est sensible aussi bien pour le médicament générique que pour le médicament d’origine.

Il peut arriver que la forme d’un médicament générique soit différente de celle du médicament d’origine ou d’autres médicaments génériques du même groupe.

Si la forme du médicament semble moins convenir à un patient, la première des choses à faire est d’en parler au pharmacien qui pourra proposer un comprimé plus adapté, voire une gélule ou un sirop, selon ce qui existe.

Lors de sa prochaine visite chez le médecin, le patient pourra également lui en parler afin que celui-ci inscrive sur l’ordonnance une information complémentaire destinée au pharmacien pour éviter tout nouveau désagrément.

Personnes âgées polymédiquées et stabilité de la dispensation

Oui, les pharmaciens prêtent une attention toute particulière aux personnes âgées car, lorsqu’elles prennent plusieurs médicaments, la substitution peut nécessiter un accompagnement accru. Par exemple, pour les personnes de plus de 75 ans, les pharmaciens notent systématiquement sur le conditionnement du médicament générique le nom du médicament d’origine substitué. De plus, conscients que tout changement (couleur de la boîte, forme du comprimé, etc.) peut occasionner un risque de confusion chez ces personnes, les pharmaciens ont pris un engagement fort : dispenser toute l’année une même marque de médicament générique aux personnes âgées de plus de 75 ans, pour un certain nombre de molécules utilisées dans le traitement de maladies chroniques usuelles. C'est ainsi qu'en 2018, 96 % des patients de plus de 75 ans ont ainsi bénéficié de cette « stabilité » de la dispensation : chacun de ces patients a reçu une même marque de médicament générique toute l’année.

Un médicament générique peut avoir une taille, une forme, une couleur ou un goût différents de ceux du médicament d’origine. Cela ne modifie ni son efficacité, ni sa sécurité d’emploi, mais pour votre confort, vous pouvez tout à fait demander à votre pharmacien de vous donner toujours le même médicament générique. 

Lors d'une prochaine visite chez le médecin, vous pourrez également lui en parler afin que celui-ci inscrive sur l’ordonnance une information complémentaire destinée au pharmacien pour éviter tout nouveau désagrément.

Comme pour tout traitement, il peut exister un risque de confusion entre plusieurs médicaments.

Les pharmaciens prêtent ainsi une attention toute particulière aux personnes âgées car, lorsqu’elles prennent plusieurs médicaments, la substitution peut nécessiter un accompagnement accru. Aussi, les pharmaciens notent systématiquement sur le conditionnement du médicament générique le nom du médicament d’origine substitué.

De plus, conscients que tout changement (couleur de la boîte, forme du comprimé, etc.) peut occasionner un risque de confusion chez ces personnes, les pharmaciens ont pris un engagement fort : dispenser toute l’année une même marque de médicament générique aux personnes âgées de plus de 75 ans, pour un certain nombre de molécules utilisées dans le traitement de maladies chroniques usuelles. En 2018, 96 % des patients de plus de 75 ans ont ainsi bénéficié de cette « stabilité » de la dispensation : chacun de ces patients a reçu une même marque de médicament générique toute l’année.

Convention et objectifs des pharmaciens

Depuis 2006, les pharmaciens sont encouragés à substituer les médicaments d’origine par des médicaments génériques dans le cadre de la convention nationale entre l’Assurance maladie et les pharmaciens.

Ils n'y sont donc pas obligés, mais des objectifs leur ont été fixés par les pouvoirs publics, dont un objectif de pénétration des médicaments génériques, aujourd’hui un taux de substitution fixé à 90 %. 

Pour cela, les pharmaciens disposent d'un outil établi par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), le répertoire des médicaments génériques, qui leur permet de substituer un médicament générique à un médicament d’origine en toute sécurité. Ils peuvent ainsi choisir un médicament générique qui possède le même principe actif au même dosage et avec la même forme pharmaceutique que le médicament d’origine.

Lors de la substitution, le pharmacien choisit un médicament générique présenté sous la forme la mieux adaptée au patient, par exemple, plus facile à avaler, avec un goût différent, sans l’excipient à effet notoire auquel il est intolérant, etc.

Néanmoins, le patient reste libre de refuser cette substitution. Dans ce cas, il ne bénéficiera pas du dispositif « Tiers payant contre générique » qui lui permet de ne pas avancer la part prise en charge par l’Assurance Maladie (sauf si le médicament est sous TFR ou si le prix du médicament générique est supérieur ou égal au prix du médicament d’origine). Il devra régler au pharmacien la totalité du prix du médicament d’origine délivré et envoyer une feuille de soins à sa caisse d’assurance maladie pour être remboursé. La prise en charge par l’Assurance Maladie sera limitée au prix du médicament générique le plus cher du groupe générique concerné et le patient supportera un reste à charge si le prix du médicament d’origine délivré en pharmacie est supérieur à ce prix.

Le pharmacien ne proposera pas la substitution par un médicament générique, si le prescripteur a indiqué sur l’ordonnance une mention « non substituable » justifiée par un motif médical conforme aux règles en vigueur.

Le pharmacien peut substituer le(s) médicament(s) inscrit(s) sur l’ordonnance par le médecin, par des médicaments génériques, lorsque cela est possible. Il doit alors choisir un médicament appartenant au même groupe générique en se référant au « répertoire des médicaments génériques », publié et mis à jour par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), qui lui permet de substituer en toute sécurité. S'ils n'y sont pas obligés, les pharmaciens sont cependant encouragés, depuis 2006, à substituer les médicaments d’origine par des médicaments génériques dans le cadre de la convention nationale entre l’Assurance Maladie et les pharmaciens.

Le pharmacien ne proposera pas la substitution par un médicament générique, si le prescripteur a indiqué sur l’ordonnance une mention « non substituable » justifiée par un motif médical conforme aux règles en vigueur.

Le marché du médicament est un marché libre au sein duquel la concurrence peut s’exercer librement.

Lorsqu’un laboratoire découvre une , il dépose un brevet qui lui confère l’exclusivité commerciale sur cette pendant un certain nombre d’années. Ce n’est qu’à partir de l’expiration du brevet que d’autres laboratoires peuvent concevoir des médicaments génériques contenant cette d’origine. Différents laboratoires peuvent alors se lancer dans la commercialisation de médicaments génériques.

Le laboratoire ayant conçu le médicament d'origine est libre de continuer ou d'arrêter sa commercialisation.

En moyenne 30 % moins chers que les médicaments d’origine, les médicaments génériques ont permis d’économiser 7 milliards d’euros en 5 ans. Ces économies, réalisées sur des médicaments largement utilisés et bien connus, permettent l’accès de tous aux traitements innovants, à l’instar des traitements anticancéreux. Ils participent, de fait, à la pérennisation du système de santé. C'est pourquoi, depuis 2006, les pharmaciens sont encouragés à substituer les médicaments d’origine par des médicaments génériques dans le cadre de la convention nationale entre l’Assurance Maladie et les pharmaciens. Ils perçoivent alors une rémunération complémentaire en fonction du taux de médicaments génériques délivrés par rapport à des indicateurs fixés sur une trentaine de molécules. Globalement, l’objectif national fixé par les pouvoirs publics est aujourd'hui un taux de substitution de 90 %.