Les vaccins recommandés

05 janvier 2018
Des vaccins existent contre diverses maladies graves telles que la tuberculose, l'hépatite A... S’ils ne sont pas obligatoires, ils restent la meilleure façon d’éviter ces maladies et de protéger les personnes fragiles (nourrissons, femmes enceintes, personnes âgées…).

La vaccination contre la tuberculose

La tuberculose est une maladie infectieuse due à une bactérie appelée bacille de Koch. Elle se transmet de personne à personne, par la toux ou les postillons, à l'occasion de contacts rapprochés et répétés. Il est possible d'avoir une tuberculose et de ne pas se sentir malade. Les symptômes de la maladie sont avant tout la toux, la fièvre, la fatigue et la perte de poids. Pratiquement tous les organes peuvent être touchés par la tuberculose et des complications graves peuvent survenir.

Un traitement associant plusieurs antibiotiques est efficace mais il doit être pris tous les jours, pendant plusieurs mois.

Le risque de développer la maladie est plus important chez les enfants.

Le BCG est un vaccin vivant atténué.

Depuis 2007, la vaccination contre la tuberculose n'est plus exigée lors de l'entrée en collectivité des enfants.

À l'exception de la Guyane et de Mayotte où la vaccination en période néonatale est maintenue, la vaccination par le BCG est recommandée à partir de l'âge de 1 mois pour les enfants qui présentent un risque élevé de tuberculose :

  • antécédent familial de tuberculose chez un parent, un frère, une sœur... ;
  • enfant résidant à Mayotte, en Guyanne (vaccination néonatale) et en Ile de France ;
  • enfant né, ou devant séjourner dans un pays de forte tuberculeuse (Afrique, Asie, Moyen et Proche Orient, Amérique centrale du Sud, Europe centrale et de l’Est, certains pays de l’Union Européenne) ;
  • enfant dont au moins un des parents est originaire d'un de ces pays ;
  • enfant devant séjourner au moins un mois d’affilée dans l’un de ces pays ;
  • toute autre situation jugée à risque par le médecin.

Le vaccin peut également être proposé jusqu'à 15 ans, chez les enfants à risque élevé et ceux qui n'ont pas encore été vaccinés.

La pratique d'une IDR à la tuberculine prévaccinale n'est requise que pour les enfants âgés de 6 ans ou plus (ainsi que dans des situations particulières).

La revaccination par le BCG, en population générale et chez les professionnels exposés à la tuberculose, n’est plus indiquée depuis 2004. En conséquence, l’IDR à la tuberculine n’est plus pratiquée à titre systématique, notamment après la vaccination par le BCG.

La vaccination contre l’hépatite A

L'hépatite A est une maladie due à un virus qui attaque le foie.

Quel vaccin contre l'hépatite A ?

Le vaccin est produit à partir d’un virus inactivé.

La vaccination comprend une injection suivie d'un rappel 6 à 12 mois plus tard . Si la seconde dose n’a pas été administrée dans ce délai, elle peut l’être dans un délai plus long de 3 à 5 ans selon la spécialité utilisée.

La durée de protection est d'au moins 10 ans.

La vaccination contre l'hépatite A est recommandée  pour :

  • les jeunes accueillis dans les établissements et services pour l’enfance et la jeunesse handicapées ;
  • les personnes atteintes de mucoviscidose ou de pathologie du foie susceptible de devenir chronique (notamment l' hépatite B,  l’hépatite C ou l'atteinte du foie due à une consommation excessive d’alcool) ;
  • les enfants, à partir de l’âge d’un an, nés de familles dont l’un des membres (au moins) est originaire d’un pays où l'hépatite A est très fréquente et qui sont susceptibles d’y séjourner ;
  • les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH).

Recommandations autour d’un cas d’hépatite A

Afin d’éviter une contamination de ses proches, une vaccination rapide peut être également recommandée pour l’entourage familial d’une personne atteinte d’hépatite A (ou pour toute personne vivant sous le même toit). La vaccination est recommandée pour les personnes de l’entourage qui :

  • n’ont pas été vaccinées contre cette maladie dans le passé ;
  • sont nées après 1945 ;
  • n’ont jamais eu de jaunisse ;
  • n’ont pas séjourné dans un pays fortement touché par l’hépatite A.

Pour les autres personnes de l’entourage, une prise de sang sera d’abord réalisée pour vérifier l’absence d’antécédent d’hépatite A (la vaccination est inutile si une personne a déjà eu une hépatite A).

La vaccination est également recommandée au sein d’une communauté en situation d’hygiène précaire, lorsqu’il existe un cas d’hépatite A. Cette mesure permet d’éviter une épidémie au sein de la communauté et une diffusion plus large de la maladie.

En milieu professionnel

La vaccination contre l’hépatite A est recommandée pour les personnels exposés professionnellement à un risque de contamination :

  • personnes s’occupant d’enfants n’ayant pas atteint l’âge de la propreté (par exemple personnels des crèches, assistants maternels...) ;
  • personnels des structures collectives d’accueil pour personnes handicapées ;
  • travailleurs chargés du traitement des eaux usées et des égoûts.

Elle est également recommandée pour les professionnels impliqués dans la préparation alimentaire en restauration collective.

Chez le voyageur 

La vaccination est recommandée pour les voyageurs devant séjourner dans un pays où l'hygiène est précaire, particulièrement pour les personnes souffrant d'une maladie chronique du foie et de mucoviscidose. Elle est recommandée dès l'âge de 1 an.

Une prise de sang est d’abord réalisée pour vérifier l’absence d’antécédent d’hépatite A chez les personnes :

  • ayant déjà eu une jaunisse (ictère) ;
  • ou ayant vécu leur enfance en zone où l'hépatite A est très fréquente ;
  • ou nées avant 1945.

Le vaccin contre les papillomavirus humains (HPV)

Les humains (HPV) sont des virus responsables d'infections génitales et sont très répandus dans la population. Ces infections surviennent au début de la vie sexuelle, passent le plus souvent inaperçues et disparaissent spontanément. Quand elles persistent, elles peuvent être responsables, chez les jeunes filles et les femmes, de lésions au niveau génital, notamment du col de l'utérus, qui peuvent parfois devenir précancéreuses. L'infection par le augmente le risque de cancer du col de l'utérus.

Le vaccin est d'autant plus efficace que les jeunes filles n'ont pas encore été exposées au risque d'infection par le HPV. C’est pourquoi, le vaccin est recommandé pour toutes les jeunes filles de 11 à 14 ans. En rattrapage, le vaccin est recommandé pour les jeunes filles de 15 à 19 ans révolus non encore vaccinées.

La vaccination se déroule en deux injections espacées de six mois pour les jeunes filles de 11 à 14 ans révolus. Pour les jeunes filles de 15 à 19 ans révolus, trois injections sont nécessaires selon le schéma suivant : 0,1 et 6 mois.

Deux vaccins sont utilisables : un vaccin bivalent (qui protège contre les virus de types 16, 18) et un vaccin quadrivalent (qui protège contre les virus de types 6, 11, 16, 18). Les vaccins ne sont pas interchangeables et toute vaccination initiée avec l'un d'eux doit être achevée avec le même vaccin.

Cette vaccination ne remplace pas le frottis, qui doit être réalisé tous les trois ans et permet de dépister des lésions du col de l'utérus.

Vaccination contre le pour certains hommes

Pour les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH), la vaccination HPV par Gardasil® est recommandée jusqu’à
l’âge de 26 ans. Le vaccin peut être proposé dans les CeGIDD ainsi que dans les centres publics de vaccination afin de permettre un accès gratuit à la vaccination.

Le vaccin contre la grippe

La grippe est une infection respiratoire contagieuse qui peut être due à plusieurs type de virus grippaux (A, B ou C). Ces virus évoluent, et chaque automne, la composition du vaccin est adaptée aux virus circulants. La vaccination comporte une seule injection mais doit être renouvelée chaque année en raison de ces modifications de composition.

La vaccination contre la grippe est recommandée chaque année pour les personnes âgées de 65 ans et plus.

Elle est également recommandée chez :

  • les femmes enceintes, quel que soit le trimestre de la grossesse ;
  • les personnes à risque atteintes de certaines affections, y compris les enfants à partir de l'âge de 6 mois ;
  • les personnes atteintes d’obésité ;
  • l’entourage familial de nourrissons de moins de 6 mois présentant des facteurs de risque de grippe grave ;
  • les personnes séjournant dans un établissement de soins de suite ainsi que dans un établissement médico-social d’hébergement quel que soit l’âge ;
  • certains professionnels de santé : la vaccination des soignants et des personnes s’occupant de jeunes enfants ou de personnes âgées est vivement conseillée.

Pour connaître les personnes ciblées par les recommandations vaccinales, demandez conseil à votre médecin traitant.

Sources
  • Santé publique France. La vaccination. Site internet : Santé publique France. Saint-Maurice (France) ; 2017 [consulté le 4 janvier 2018]
  • Ministère des Solidarités et de la Santé. Vaccination. Site internet : Ministère des Solidarités et de la Santé. Paris ; 2017 [consulté le 4 janvier 2018]
  • Recommandations sanitaires pour les voyageurs, 2017. BEH Hors série du 6 juin 2017. Site internet : Santé publique France. Saint–Maurice (France) ; 2017 [consulté le 4 janvier 2018]