Comment se déroule un scanner ?

30 mars 2017
Le scanner est un examen de radiologie permettant de reconstituer des images du corps en deux ou trois dimensions. Pour faciliter son déroulement, voici quelques recommandations importantes.

Qu’est-ce qu’un scanner ?

Un scanner (ou "tomodensitométrie") est un examen radiologique indolore. L’appareil émet des rayons X à faible dose, dirigés vers la partie du corps à analyser et produit des images en coupes (c’est-à-dire en "tranches") fines. Ces images sont traitées par un ordinateur qui permet une reconstitution en deux ou en trois dimensions.

Dans certains cas, la réalisation du scanner nécessite l’injection d’un produit de contraste (souvent à base d’iode). Il s’agit d’une substance qui opacifie certains éléments du corps, pour les rendre visibles sur les clichés pris durant l’examen.

Ce qu’il faut savoir et faire avant un scanner

Lorsque vous prenez rendez-vous pour un scanner, munissez-vous de l’ordonnance du médecin. Cela vous permet de formuler le plus clairement possible votre demande d’examen.

Si vous êtes enceinte ou pensez l’être, ou si vous allaitez, signalez-le aussi à votre interlocuteur. En effet, le scanner n’est pas indiqué en cas de grossesse (sauf avis contraire de votre médecin).

L’injection d’un produit de contraste iodé est souvent utile lors de l’examen ; le produit est habituellement bien supporté. Cependant, des réactions allergiques sont possibles.

Aussi, si vous souffrez d’allergies, en particulier à certains médicaments, d’urticaire, d’eczéma ou d’asthme, prévenez la personne qui vous donne votre rendez-vous. En effet, des mesures peuvent être prises pour le bon déroulement de l’examen, comme la prescription d’un traitement prévenant une éventuelle réaction allergique.

De même, indiquez si vous prenez des médicaments régulièrement, en particulier pour un diabète, ou si vous souffrez d’une maladie chronique. Selon le traitement utilisé, une interruption momentanée des prises est parfois nécessaire, ou un bilan biologique peut être utile.

Le jour du scanner : bien vous préparer

Avant l’examen, respectez les consignes des professionnels de santé, selon le type de scanner effectué :

  • dans certains cas précis, il vous faudra rester à jeun (sans manger, ni boire, ni fumer, durant les trois heures précédant l’examen) ;
  • le plus souvent, vous pourrez manger, boire et prendre vos médicaments normalement. En particulier, si un produit de contraste est nécessaire, un repas léger évite les nausées lors de l’injection (mais fumer est déconseillé) ;
  • si vous devez réaliser un scanner du petit bassin, buvez un litre d’eau pour remplir votre vessie, qui doit être pleine. Puis, n’urinez pas jusqu’à la fin de l’examen.

Avant de vous rendre sur le lieu du rendez-vous, pensez à emporter avec vous :

  • l’ordonnance et/ou le courrier du médecin ayant prescrit le scanner ;
  • les ordonnances précisant vos traitements en cours ;
  • les résultats des examens précédents (prise de sang, radiographie, échographie, scanner, IRM, etc.) ;
  • le compte-rendu d’une éventuelle intervention chirurgicale.

À votre arrivée :

  • le médecin vous interroge sur votre état de santé ;
  • vous êtes conduit dans une cabine de préparation. Là, vous ôtez vos objets métalliques si vous en portez (bijoux, ceinture, etc.). Vous pouvez être amené à retirer aussi certains vêtements ;
  • lorsqu’un produit de contraste est nécessaire, il vous est administré. Le plus souvent, on utilise la voie intraveineuse, en plaçant une perfusion dans une veine du bras pour injecter le produit. D’autres manières de l’administrer peuvent être nécessaires, (ex. : dans une articulation, par la bouche) selon la zone examinée.

Le déroulement du scanner

Pendant l’examen :

  • vous êtes en contact permanent avec l’équipe médicale, installée derrière une vitre protectrice des rayons X. Le personnel de santé vous parle par l’intermédiaire d’un micro, et vous pouvez échanger avec lui à tout moment. Si nécessaire, l’équipe peut ainsi intervenir à tout instant ;
  • vous devez rester immobile et bloquer votre respiration quand on vous le demande, afin d’obtenir des clichés de qualité.

L'examen lui-même dure dix à quinze minutes. Il est réalisé par un technicien en radiologie, sous la responsabilité d'un médecin radiologue, et comprend plusieurs étapes :

  1. Vous vous allongez sur la table d'examen (ou "lit") de l'appareil. Selon la zone étudiée, vous placez vos bras le long du corps ou derrière votre tête.
  2. Le lit se déplace. La partie du corps à examiner se retrouve alors à l’intérieur d’un large anneau, ouvert à ses deux extrémités. Celui-ci contient un émetteur-récepteur de rayons X.
  3. Dans l’anneau, l’émetteur-récepteur tourne autour de vous pour prendre une première image. Vous ne le voyez pas, mais vous l’entendez quand il se met à tourner. Ce bruit normal ne doit pas vous inquiéter.
  4. Le médecin, qui surveille le déroulement de l’examen sur un écran d’ordinateur, prend des clichés aux moments voulus. Pour chaque image, l’émetteur-récepteur tourne à nouveau autour de vous. Puis, les radiographies réalisées (généralement une centaine de coupes) sont enregistrées.

Une fois l’examen terminé, on retire votre perfusion, le cas échéant. Pour éviter la formation d’un hématome, vous comprimez votre veine là où l’aiguille a été introduite, pendant au moins trois minutes. Ensuite, vous pouvez vous rhabiller.

Des réactions d’intolérance imprévisibles ou des incidents lors de l’injection sont possibles

Ils sont généralement passagers et sans gravité :

  • sensation de chaleur dans tout le corps ou goût bizarre dans la bouche, disparaissant en moins d’une minute ;
  • nausées pendant quelques secondes voire, plus rarement, vomissements ;
  • formation d’un petit hématome dû à la piqûre (sans gravité, il se résorbe spontanément en quelques jours) ;
  • fuite du produit sous la peau, au niveau de la veine, sous l’effet de la pression liée à l’injection.

Cependant, l’intolérance au produit de contraste peut aussi se traduire par des troubles plus importants, demandant un traitement :

  • réaction allergique (urticaire, eczéma, asthme) ;
  • problèmes rénaux ;
  • troubles cardio-respiratoires.

Ce type de réaction est plus fréquent chez les patients :

  • présentant des antécédents d’allergie, notamment à l’iode ou à d’autres médicaments ;
  • ayant déjà eu une injection mal tolérée d’un produit de contraste, lors d’un précédent examen radiologique ;
  • atteints de pathologies pulmonaires ou cardiaques, ou d’une maladie chronique fragilisant les reins (ex. : maladie rénale chronique, diabète avec insuffisance rénale).

Scanner : les suites de l’examen

Après le scanner, deux situations sont possibles :

  • soit le radiologue analyse les images rapidement et vous explique tout de suite les premiers résultats. Dans ce cas, n’hésitez pas à lui demander des précisions si vous le souhaitez ;
  • soit l’interprétation des clichés demande plus de temps, et les résultats vous sont communiqués ultérieurement par l’intermédiaire de votre médecin traitant.

Dans tous les cas, vous pouvez rentrer chez vous immédiatement, sachant que le compte-rendu d’examen sera envoyé par courrier accompagné des clichés imprimés, et souvent d’un CD-ROM d’images, au médecin prescripteur.

Enfin, si vous avez reçu un produit de contraste, veillez à boire deux litres d’eau durant le reste de la journée (sauf avis contraire de votre médecin). Cela permet une élimination rapide du médicament.

Sources
  • Société française de radiologie. Scanner. Site internet : SFR. Paris ; 2015 [consulté le 9 novembre 2016]
  • Info-radiologie.ch. Tomodensitométrie axiale (scanner). Site internet : info-radiologie. Carouge (Suisse) ; 2015 [consulté le 9 novembre 2016]
  • Institut national du cancer (Inca). Comment se déroule un scanner ? Site internet : Inca. Boulogne Billancourt (France) ; 2016 [consulté le 9 novembre 2016]