Grossesse : agir sur l'environnement pour son bébé

Quels changements dans votre vie pendant la grossesse ? Comment limiter les produits chimiques qui vous entourent, l'exposition aux perturbateurs endocriniens ? Comment créer un environnement favorable au développement de votre futur enfant ? Des réponses à vos questions.

Grossesse : améliorer son environnement

Ventiler et aérer son domicile

Plusieurs gestes simples permettent d’améliorer la qualité de l'air intérieur dès le début de grossesse, puis après la naissance de bébé.

Renouveler l’air évacue les polluants, les virus et l’humidité. N’oubliez pas d’ouvrir plusieurs fois par jours les fenêtres, été comme hiver.
Ne bouchez pas les aérations prévues et nettoyez-les régulièrement.

La température idéale se situe entre 18°C et 22°C selon les pièces.

Votre médecin ou votre sage femme vous aide, si besoin, à arrêter de fumer car le tabagisme est nocif pour le fœtus en croissance.

Nettoyer son intérieur sans produits toxiques et ne pas le parfumer

L'hygiène de son intérieur et tout particulièrement de la cuisine est indispensable et prévient la transmission de germes (listériose, toxoplasmose, etc.)

Mais ne nettoyez pas avec n'importe quel produit. Privilégiez des produits adaptés, avec un label environnemental, limitez-en l’usage et aérez pendant et après leur utilisation. Utilisez des ingrédients traditionnels, moins agressifs pour l’environnement et la santé, sans y ajouter d’huiles essentielles : vinaigre blanc, savon noir, bicarbonate de soude… Pour dépoussiérer, utilisez des serpillières, des chiffons microfibres ou un aspirateur équipé de filtre HEPA pour éviter de remettre en suspension dans l’air une partie des poussières.

L’utilisation des parfums mais aussi des huiles essentielles est déconseillée pendant la grossesse.

Éviter les travaux dans son domicile mais faire vérifier son état

Ne prévoyez pas de travaux dans votre domicile pendant votre future grossesse. Si vous avez dû aménager la chambre de bébé, il est important de finaliser les travaux bien avant sa naissance et d'aérer longuement la pièce pour évacuer les polluants émis lors de la réalisation de ces travaux.

Faites vérifier vos appareils de chauffage, de cuisson ou d’eau chaude fonctionnant au gaz, au bois, au charbon, à l'essence, au fuel ou à l'éthanol pour éviter l’intoxication au monoxyde de carbone.

Si vous habitez dans un immeuble ancien, vérifiez que vos canalisations ne sont pas en plomb en cause dans le saturnisme.

En période d’été, n’utilisez pas de répulsifs à moustiques, ni de produits chimiques pour tuer les moustiques (bombes, aérosols, diffuseurs électriques).

Grossesse : limiter le contact avec les perturbateurs endocriniens

Un perturbateur endocrinien est une substance, qui altère la production de certaines hormones et, de ce fait, induit des effets néfastes dans un organisme intact ou chez sa progéniture.

Certaines de ces substances peuvent ainsi entrainer des effets délétères sur la reproduction et nuire à la fertilité ou perturber le développement du fœtus.

De nombreuses substances chimiques synthétiques sont considérées comme perturbateurs endocriniens. Les plus connues sont :

  • les parabènes contenus dans certains produits d’hygiène ;
  • le bisphénol A dans certains articles en plastique, revêtements internes des boites de conserve ;
  • les phtalates présents dans le plastique mou ;
  • des pesticides comme la chlordécone ;
  • des retardateurs de flamme dans les meubles rembourrés ;
  • des composés perfluorés dans certaines casseroles anti-adhésives ;
  • du Triclosan dans des déodorants ou des dentifrices.

Il existe aussi des perturbateurs endocriniens d’origine naturelle comme les phytoestrogènes présents notamment dans le soja ou certaines huiles essentielles.

Ces substances pénètrent dans l’organisme par contact avec la peau ou lorsque la personne mange ou respire. Le niveau de danger de ces substances est très variable

Les études menées auprès de la population ont montré une augmentation de certaines maladies (cancers, troubles neurodéveloppementaux, hormonaux ou immunitaires …) et une diminution de la fertilité et des anomalies du développement du fœtus.

Au quotidien, diminuez votre exposition aux perturbateurs endocriniens en étant vigilante sur votre alimentation ou l’usage des produits du quotidien (entretien, produits de beauté…) Pensez-y lorsque vous faites vos courses !

  • Santé publique France. Les perturbateurs endocriniens. Site internet : Santé publique France. Saint-Maurice (France) ; 2019 [consulté le 24 septembre 2021]
  • Environnement sonore des nouveau-nés prématurés dans des services hospitaliers franciliens. Evaluation et recommandations Décembre 2018. ARS Ile-de-France. Site : ARS Ile-de-France. Saint-Denis (France) ; 2018 [consulté le 30 août 2022]
  • Centre d’information et de documentation sur le bruit (CIBD). Grandir avec les sons. Site internet : bruit.fr. Paris ; 2014 [consulté le 30 août 2022]
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