Vaccination : pour les enfants et les adultes aussi

21 juin 2018
Le point sur le calendrier des vaccinations 2018 et sur la prise en charge des vaccins.

La vaccination des nourrissons

Plusieurs vaccins, qui étaient jusqu’alors recommandés, deviennent obligatoires pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2018.

La vaccination : une protection individuelle et collective

Les vaccinations sont indispensables chez les bébés et les enfants.

En faisant vacciner votre enfant :

- vous le protégez efficacement et durablement contre des maladies infectieuses graves ;

- vous protégez les autres en empêchant les maladies de se propager.

Pour permettre une protection satisfaisante de la population : 95 % des enfants devraient être vaccinés.

En France, la est très satisfaisante pour les vaccins qui sont depuis longtemps obligatoires (vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la , par exemple).

En revanche, elle est très insuffisante pour les vaccins qui n’étaient que recommandés (par exemple le ROR contre la rougeole, les oreillons et la rubéole). Cette insuffisance de est à l’origine de la réapparition d’épidémies et de leurs conséquences graves. Les décès ou les handicaps dus à ces maladies sont facilement évitables.

Pour protéger efficacement les enfants et éviter la réapparition d’épidémies, 8 vaccins supplémentaires sont désormais obligatoires.

Quels sont les vaccins obligatoires au 1er janvier 2018 ?

En plus des 3 vaccins actuellement obligatoires :

  • la diphtérie ;
  • le tétanos ;
  • la ;

S’ajoutent :

  • l’Haemophilius influenzae B (bactérie provoquant notamment des pneumopathies et des méningites) ;
  • la coqueluche ;
  • l’hépatite B ;
  • la rougeole ;
  • les oreillons ;
  • la rubéole ;
  • le méningocoque C (bactérie provoquant des méningites) ;
  • le pneumocoque (bactérie provoquant notamment des pneumopathies et des méningites).

Pour en savoir plus sur ces 11 maladies et leurs vaccins, consultez le site Vaccination-info-service.

Il ne s'agit pas de nouveaux vaccins

Plus de 70 % des enfants en France sont déjà vaccinés contre ces 11 maladies.

Quels sont les enfants concernés par l’obligation vaccinale ?

Tous les enfants nés à partir du 1er janvier 2018 sont concernés par la nouvelle obligation vaccinale.

Pour les enfants de moins de deux ans et nés avant le 1er janvier 2018, ces 8 vaccins sont vivement recommandés pour les protéger contre des maladies potentiellement graves. Mais les parents n’auront toutefois pas à justifier de la réalisation de ces vaccins pour l’inscription de leur enfant en collectivité ; seuls les 3 vaccins déjà obligatoires contre la diphtérie, le tétanos et la (DT-polio) restent exigibles.

Si votre enfant est né en 2018, à partir du 1er juin 2018, il faudra justifier de la réalisation des vaccins obligatoires pour toute admission en collectivité sauf lorsqu’un certificat médical de contre-indication atteste que l’une ou plusieurs de ces vaccinations est contre indiquée. Ce certificat visera obligatoirement une vaccination et non l’ensemble des vaccins.

Combien d’injections devront être pratiquées ?

Le parcours vaccinal est constitué de 6 rendez-vous et 10 injections (avec des vaccins combinés) pour être protégé contre 11 maladies au total.

Pour plus d’information, voir dans en bas de page, dans Documents utiles : Infographie : le parcours vaccinal des 0-2 ans.

Où faire vacciner votre enfant ?

Votre enfant peut être vacciné par un médecin ou par une sage-femme. Les services départementaux de protection maternelle et infantile (PMI) réalisent également les vaccinations de l’enfant jusqu’à ses 6 ans.

Calendrier des vaccinations 2018

Chaque année, le calendrier des vaccinations, publié par le ministère chargé de la santé, après avis de la Haute Autorité de santé (HAS), fixe les vaccinations applicables aux personnes résidant en France, en fonction de leur âge.

La nouveauté du calendrier vaccinal 2018 est l’extension de l’obligation vaccinale pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2018 . Depuis cette date, huit vaccinations, auparavant recommandées sont devenues obligatoires pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2018. 11 vaccinations (il s’agit des vaccinations contre la coqueluche, les infections invasives à Haemophilus influenzae de type b, l’hépatite B, les infections à pneumocoque, les infections invasives à méningocoque de sérogroupe C, la rougeole, les oreillons et la rubéole) doivent être pratiquées, sauf contre-indication médicale reconnue, dans les 18 premiers mois de l'enfant.

 

La vaccination : un outil de prévention pour éviter la propagation des maladies infectieuses

En France comme dans le monde, la vaccination est l'un des meilleurs outils pour prévenir les maladies infectieuses graves. Elle permet de protéger chacun d'entre nous contre les différents microbes à l'origine de maladies infectieuses, mais également d'éviter la propagation de la maladie à l'ensemble de la population. Se faire vacciner enfant et à l'âge adulte, c'est éviter beaucoup de maladies infectieuses pour soi et pour les autres. La plupart des vaccins obligatoires et recommandés sont remboursés par l'Assurance Maladie sur prescription médicale.

Pour plus d'informations, consultez :

le calendrier des vaccinations 2018 ;

le calendrier simplifié des vaccinations 2018 ;

le site Vaccination info service, site institutionnel de référence pour toutes les questions relatives aux vaccins.

Mettre ses vaccins à jour tout au long de sa vie

Il est indispensable de mettre ses vaccins à jour tout au long de sa vie pour être protégé efficacement et durablement. En effet, de nombreux vaccins nécessitent des rappels réguliers pour être efficaces, notamment ceux contre la diphtérie, le tétanos et la (dTP).

Pour les adultes, un rappel dTP est nécessaire tous les 20 ans : à 25 ans, 45 ans, 65 ans, puis tous les 10 ans à partir de 65 ans. À 25 ans, le rappel concerne également la coqueluche.

Si vous n'avez pas été vacciné contre la méningite à méningocoque C, il est fortement recommandé de le faire. Un rattrapage vaccinal est recommandé jusqu'à l'âge de 24 ans.

Faites le point régulièrement avec votre médecin traitant et n'oubliez pas de faire inscrire vos vaccinations dans votre carnet de vaccination (ou dans le carnet de santé pour les enfants).

Vos vaccins ne sont pas à jour ?

Pour le rattrapage des vaccinations en retard, il n'est pas nécessaire de tout recommencer, il suffit de reprendre la vaccination au stade où elle a été interrompue.
Pour en savoir plus sur les vaccinations, consultez le site Vaccination-info-service.

 

La prise en charge des vaccins

La liste des vaccins pris en charge par l'Assurance Maladie est fixée par arrêté ministériel.

Il s'agit des vaccins contre les affections suivantes :

Vaccins pris en charge par l'Assurance Maladie
Vaccins obligatoires Vaccins recommandés pour tous Vaccins recommandés dans certaines situations
- Diphtérie
- Tétanos
-
- Coqueluche
- Hépatite B
- Infections à Haemophilus influenza B
- Infections invasives à méningocoque du sérogroupe C
- Infections à pneumocoque
- Oreillons
- Rougeole
- Rubéole
- Grippe saisonnière
- Hépatite A
- Infection à humains (HPV)
- Tuberculose
- Varicelle

Ils sont remboursés, sur prescription médicale, à 65 %.
À noter :

  • Certains vaccins peuvent être pris en charge à 100 % :
    • Le vaccin rougeole-oreillons-rubéole (ROR) est pris en charge à 100 % pour les enfants et les jeunes de 12 mois à 17 ans révolus dans le cadre d'un programme de soutien à la vaccination.
    • Le vaccin contre la grippe saisonnière est pris en charge à 100 % pour les populations à risque pour lesquelles la vaccination contre la grippe saisonnière est recommandée (personnes âgées de 65 ans et plus, personnes atteintes de certaines affections de longue durée, etc.) et qui reçoivent chaque année une invitation de l'Assurance Maladie.
  • Dans les autres cas, le vaccin contre la grippe saisonnière n'est pas pris en charge par l'Assurance Maladie. Certains vaccins sont pris en charge uniquement pour les personnes à risque (par exemple : vaccin contre l'hépatite A ou vaccin HPV pour les hommes ayant des relations avec d'autres hommes).

La prise en charge de l'injection du vaccin

L'injection du vaccin est prise en charge par l'Assurance Maladie dans les conditions habituelles : elle est remboursée à 70 % si c'est le médecin ou la sage-femme qui vous vaccine lors d'une consultation, ou à 60 % si c'est une infirmière qui vous vaccine, sur prescription médicale.

À noter

L'injection du vaccin peut être prise en charge à 100 % pour les personnes atteintes de certaines affections de longue durée.

Si vous faites vacciner votre enfant, pensez à faire inscrire par le médecin cette vaccination dans son carnet de santé. Lorsque vous vous faites vacciner, pensez également à le faire inscrire sur votre carnet de vaccination.

Les vaccins non pris en charge par l'Assurance Maladie

Certains vaccins sont recommandés, voire obligatoires pour partir dans certains pays étrangers (exemple : vaccin contre la fièvre jaune, le choléra...), mais l'Assurance Maladie ne les prend pas en charge.
 

À noter

Votre complémentaire santé peut éventuellement prendre en charge tout ou partie des frais qui ne sont pas remboursés par l'Assurance Maladie si le contrat souscrit le prévoit. Renseignez-vous auprès d'elle.