Travailleur indépendant en arrêt : un accompagnement pour prévenir la désinsertion professionnelle

Des problèmes de santé peuvent avoir des conséquences sur l’activité indépendante. Le travailleur indépendant peut bénéficier d’un accompagnement de l’Assurance Maladie afin de faciliter sa reprise d’activité professionnelle : c’est le parcours Prévention de la désinsertion professionnelle des travailleurs indépendants (PDP TI).

Qu’est-ce que le parcours PDP TI ?

L’objectif du parcours PDP TI est de favoriser la reprise d’activité des travailleurs indépendants en arrêt de travail, dans les meilleures conditions possibles. Il s’agit pour l’Assurance Maladie de détecter de façon précoce les travailleurs indépendants, qui risquent, du fait de leur état de santé, de ne pas pouvoir reprendre leur ancienne activité professionnelle, et de leur proposer un accompagnement médico-socio-professionnel durant leur arrêt de travail.

Comme pour un salarié, cet accompagnement permet d’évaluer les capacités du travailleur indépendant à reprendre une activité professionnelle et de mettre en place, si besoin, des dispositifs adaptés (aménagement de poste, de mesures de remobilisation, d’une réorientation professionnelle…).

Qui peut bénéficier du parcours PDP TI ?

Les personnes concernées sont les travailleurs indépendants artisans et commerçants en arrêt de travail, confrontés notamment à des problèmes de santé, à des maladies invalidantes, d’usure professionnelle, de handicap, pouvant avoir des incidences sur la poursuite de leur activité.

Comment bénéficier de cet accompagnement ?

Le service social de l’Assurance Maladie propose une offre de service attentionnée aux travailleurs indépendants en arrêt de travail et présentant un risque de désinsertion professionnelle.

La demande d’accompagnement peut aussi être faite à l’initiative du travailleur indépendant via son compte ameli (laissez-vous guider par le chatbot de l’Assurance Maladie après l’avoir interrogé sur « prévention de la désinsertion professionnelle ») ; ou en appelant le service social de l’Assurance Maladie en composant le 36 46 puis dites « service social » (service gratuit + coût de l’appel). Important : la démarche d’accompagnement se fait sur la base du volontariat du travailleur indépendant.

Se faire accompagner pendant son arrêt de travail : comment ça marche ?

Le service social de l’Assurance Maladie prend contact avec le travailleur indépendant en arrêt de travail, une fois identifié comme présentant un risque de désinsertion professionnelle.

Le travailleur indépendant, s’il le souhaite, bénéficiera d’un accompagnement par un assistant de service social, qui lui proposera la mise en place d’un plan d’accompagnement afin de faciliter sa reprise d’activité professionnelle :

  • accompagnement vers les actions à engager durant son arrêt de travail ;
  • information sur les dispositifs existants : consultation médico-professionnelle, bilan de compétences, formation, adaptation ou aménagement du poste de travail, essai d’un autre poste ou emploi, reclassement professionnel, etc.

« Help », une offre de service pour les travailleurs indépendants en difficulté

Vous êtes travailleur indépendant, vous rencontrez des difficultés financières, médicales, familiales ou sociales, et vous ne savez pas à qui vous adresser ? « Help » est là pour vous aider ! Ce nouveau dispositif associe l’Urssaf, les Allocations familiales, l’Assurance retraite et l’Assurance Maladie, qui se mobilisent pour favoriser un meilleur accès aux droits, aux soins et aux aides sociales.

En pratique, vous devez dans un premier temps répondre à un questionnaire unique en ligne. Une fois que vous l’avez rempli, l’organisme local ou régional concerné par votre demande (1) étudie votre situation. En fonction de son domaine de compétences (recouvrement, famille, retraite ou maladie), il détermine les actions à mettre en place pour vous aider au mieux. Vous êtes informé par mail à chaque étape de l’avancement de votre demande.

(1) La caisse primaire d’assurance maladie (CPAM), la caisse d’allocations familiales (Caf), les unions de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales (Urssaf), la caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) ou la caisse régionale d’assurance maladie d’Île-de-France (Cramif).

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